12.06.2009

Paul Tossel, La Belle de Maracaïbo

Parmi les fascicules qui constituent la collection Mon Roman d'aventures, La Belle de Maracaïbo de Paul Tossel (pseudonyme de Louis Roger Pelloussat) développe un thème assez particulier: celui d'un retour à la nature dans la forêt amazonienne. On est assez loin de la culture colonialiste que l'on trouve souvent dans la collection. Si les Indiens ont un rôle très limité, le thème du bon sauvage est fort prégnant. Ramon n'est pas Candide mais il trouve dans la vie simple des Indiens son jardin à cultiver.

A 23 ans la belle Conchita Perillane, née en Andalousie, émigre au Venezuela et se retrouve à Caracas. Alors qu’un trio de jeunes gens l’importune, intervient Ramon Eskualido, beau Basque d’une trentaine d’année qui dénonce les trois hommes comme de fieffés coquins à la solde des trusts pétroliers.
Comme Conchita, Ramon a des projets mais pas un sou vaillant : il leur faut trouver de l’argent. Le hasard étant bien fait, ils décrochent un emploi elle au dispensaire, lui comme mineur dans une exploitation d’or de Maracaïbo.
Dans le train qui les emmène, Douglas Sheelk, le meneur du trio du début, apprend à Conchita que Ramon a un secret qu’il est chargé d’acheter. Si Conchita refusait de l’aider, Ramon serait tué. Mais Ramon souhaite que sa découverte aille à ceux qui l’exploiteront dans un dessein purement social et pacifique.
Petit flashback :
Ce secret, Ramon le tient de Jean Hussel, ancien bagnard, naufragé en Afrique en compagnie de l’Indien Keewag, qui lui a transmis avant de mourir : sur le territoire d’une tribu amazonienne se trouve le lac de feu ; 300.000 litres de pétrole viennent quotidiennement à la surface auxquels la tribu de Garekeng met le feu.
Jean Hussel a dû quitter, accompagné de Keewag, le Venezuela précipitamment sans pouvoir faire fortune.

Ramon quitte la mine sans que Douglas connaisse sa destination. Il enlève Conchita espérant s’en servir comme moyen de pression. Avec l’aide du fidèle Keewag, Ramon parvient à la libérer.
Ils s’enfoncent tous les trois dans la jungle. Au contact des Indiens, Ramon change d’avis. La vision d’une terre violée par les industriels du pétrole lui est insupportable. Il décide d’aider les Indiens à défendre leurs terres. Conchita accepte bien sûr de partager cette existence, « la vie simple de ceux de la tribu pour lesquels l’argent ne compte pas, qui ignorent les injustices de la vie moderne » (p. 31-32).
Dans cette vision idyllique proche de celle du bon sauvage, la nature l’emporte contre « les plaisirs factices des grandes villes » (p. 32).

 

tossel la belle de maracaibo001.jpg

 

Paul Tossel, La Belle de Maracaïbo,
Mon Roman d’Aventures, n° 300, Editions Ferenczi, 1954

08:00 Publié dans Aventures | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ferenczi, paul tossel, litterature, aventures, venezuela | | | Digg! Digg

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Commentaires

Pour 15 francs, ça vaut le coup ;-)

Ecrit par : Homer | 12.06.2009

j'adore ce genre de livre!

Ecrit par : grande pirogue | 12.06.2009

@ Homer: pour 15 francs, t'as plus rien

Ecrit par : Ferocias du Blog Les Peuples du Soleil | 12.06.2009

@ grande pirogue: je n'ai pas réussi à réunir toute la collection mais je progresse!

Ecrit par : Ferocias du Blog Les Peuples du Soleil | 12.06.2009

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