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Capitaine Ricardo, Le Jardin des supplices

Sous ce titre qui semble emprunté à Octave Mirbeau, le Capitaine Ricardo nous conte la vie politique agitée et sanglante de la petite République de San José (capitale San José), île assez grande, peuplée de 20.000 habitants, située dans le Pacifique entre l’Amérique centrale et les Iles Galapagos.

Du temps de sa prospérité, San José était dirigée par le bon président élu (ce qui pas si courant) Felipe Armaro jusqu’à ce que deux riches planteurs décident de le renverser en l’assassinant lui et sa famille afin de mettre la main sur les richesses du pays. La fille aînée, Carmen, parvient à s’échapper et promet de se venger.

Jaime Bribato et Esteban Querillo souhaitent se débarrasser du général Espirito qui les a conduits au pouvoir mais le complot est éventée par les espions du général qui fait exécuter ses anciens maîtres.

Au Pérou, Carmen Armoro requiert l’aide de Victor Vincent et de ses amis et grâce à la population de San José, lasse des exactions d’Espirito, ils renversent le dictateur. Guidés par Carmen, les habitants vont pouvoir vivre en paix et retrouver la prospérité.

Ah ! le charme des révolutions sud-américaines ! Mais nulle trace de peuples précolombiens là dedans!

Plus j'en lis et plus je trouve cette collection de fascicules confondante de médiocrité. Et dans le cas qui nous intéresse même le dessin est raté (regardez bien le visage de celui qui est étranglé).

Notons tout de même que ces illustrations sont de Fred Funcken qui travailla pour les périodiques Spirou et Tintin. Il n'était pas dans un bon jour.

 

capitaine ricardo le jardin des supplices.jpg

Capitaine Ricardo, Le Jardin des supplices,
collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 221,
Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

Commentaires

  • vraiment ces bd m'impressionne!
    et on dirait que tu en as un sacré paquet!
    bravo

  • @ Grande Pirogue: ce ne sont pas des BD. En fait il y a une couverture illustrée (souvent sympathique, parfois ratée) et c'est un petit roman de 32 pages. Ces collections étaient souvent hebdomadaires (elles paraissaient le jeudi pour beaucoup)

  • ça me rappelle quand gamin j'allais lire les vieilles BD de mon père chez mes grand parents !

  • @ passion jardinage : Oui, ce blog incite manifestement à la nostalgie :)

  • Bon travail, quelle maturité dans votre article. Vous avez une très belle plume, bravo !

Les commentaires sont fermés.