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Freddy Martin & Thomas Mosdi, Les Fugitifs, Serpenters 1

La série Serpenters compte deux épisodes. Le premier est paru en 2001 et le second en 2002. Les auteurs, Freddy Martin au dessin et Thomas Mosdi pour le scénario, développent un univers sombre qui doit à la civilisation aztèque et à l’univers lovecraftien.

Dans le premier tome, Les Fugitifs, on découvre un monde est entièrement soumis à la civilisation aztèque. Rituels sanglants, peuples soumis, pourvoir écrasant, humanité réduite en esclavage, l’avenir n’est guère brillant.

A Tamoan Chan,capitale de l’empire Atzlan, dominent des guerriers et des prêtres. Mais le règne du sixième soleil arrive et la chute de l’empire est proche.

[Page historique gracieusement offerte : Rappelons que les Aztèques (les réels) sont le peuple du cinquième soleil, le calendrier aztèque (qui ne prévoit rien pour 2012) narre la lutte constante du soleil Huitzilopochtli avec les autres forces de l'univers. Quatre soleils ont précédés l’ère aztèque, chaque disparition solaire entraînant une catastrophe. Le cinquième soleil était abondamment nourri de cœurs humains afin de lui garantir sa pérennité. Ce soleil est arrivé à terme au moment de l’arrivée des Conquistadors de Cortès. Fin de la page historique gracieusement offerte]

La fin du sixième soleil correspond à l’émergence de la menace des Serpenters, des créatures de la plus haute antiquité. Des fugitifs échappent à la cité poursuivis par des guerriers Félars. Ils trouvent refuge dans la cité interdite de Mitclan.

Le choix graphique n’est pas consensuel. On doit lui reconnaître le mérite de créer une ambiance très sombre en parfaite adéquation avec cette étrange et fantastique histoire dont la densité peut dérouter le lecteur peu attentif.

Il est assez marquant de relever que les fictions qui mettent en scène des peuples précolombiens dominant la planète (ou un vaste territoire) proposent quasi systématiquement des sociétés qui sont restées très archaïques dans leur rapport à la mort, à l’humain et au sacrifice rituel. C’est le cas pour Nanotikal (avec des Mayas qui ont pris leur revanche sur l’Espagne) de Marcus Hammerschmitt  de Pour nourrir le Soleil de Pierre Bameul(une uchronie dans laquelle les Vikings ont pris le pouvoir chez les Aztèques et assuré la domination d'un empire aztéco-viking pendant mille ans sur le nouveau et l'ancien monde) ou L'Univers captif d’Harry Harisson (une histoire d’arche stellaire dans laquelle est reproduite l’organisation sociale aztèque).

 

mosdi les fugitifs.jpg

 

Freddy Martin & Thomas Mosdi, Les Fugitifs,série Serpenters, n° 1,
Editions Delcourt, 2001.

Commentaires

  • Je peux donc me remettre à fumer et à boire, puisque de toutes manières la fin du monde est pour 2012 ?
    Sympa, je vais m'éclater...

  • @ emanu124 : en même temps tu as déjà survécu à la fin du monde de l'éclipse qui tue, de l'an 2000, tout ça.

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