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Et la Fantasy dans tout ça?

" L'une [la Fantasy] procède d'un retour à la pensée magique, elle est donc régressive,
tandis que l'autre [la science fiction] s'appuie sur les conquêtes de l'intelligence et du savoir.
L'une flatte l'irrationnel, l'autre est un outil de questionnement du monde
".
Jacques Baudou, La Science-Fiction, QSJ?

besson la fantasy.gifJe reviens d'une conférence donnée par Anne Besson, maître de conférences en littérature générale et comparée à l’université d’Artois (Arras) et cofondatrice de l’association "Modernités médiévales", ayant pour thème La fantasy au sein des genres de l’imaginaire.

Anne Besson est l'auteur de La Fantasy paru chez Klincksieck dans la collection 50 questions.

Sur ce blogue, il est peu question de Fantasy. Cela s'explique un peu parce que le thème précolombien n'est guère représenté dans ce genre, signalons tout de même la série Luxley, bande dessinée uchronique faisant intervenir la magie des Mayas et Aztèques (voir les chroniques) ou bien Le Visage dans l'abîme d'Abraham Merritt (dont le nom ne fut que cité au détour d'un ancien billet).

merritt le visage dans l'abime.jpg

Cela s'explique beaucoup parce que c'est un genre auquel j'ai du mal à adhérer. Franchement, l'omniprésnece de la pensée magique, le recroquevillement sur une enfance fantasmée et sur un passé mythifié, la place de l'Elu-e, le recours aux monstres de nos jeunes années, la dimension éminement consolatoire du genre (il suffit de lire ce qu'en a écrit l'un de ses plus importants auteurs, Tolkien),... ce n'est pas un peu réac' tout ça?

Commentaires

  • J'en ai quelques un des bouquins de fantasy, c'est pas mal. Tiens ça me donne une idée d'article.

  • je crois que Pratchett a fait un chapitre du Disque Monde dans un univers pré-colombien...

  • Dans le premier tome, la huitième couleur, y a un délire sur le sacrifice humain. Je sais pas si on parle du même ^^

  • Question intéressante en effet ! Je m'en fais l'écho sous forme d'un clin d'œil sur mon blog.

  • J'irais même jusqu'à supposer que la fantasy moderne est une sorte de retour du mouvement romantique avec un fort attrait pour un merveilleux introverti, sorte de refuge de tout à chacun afin de fuir un monde "qui nous échappe" pour lui préférer un univers moral, esthétique et enchanteur.

    D'une certaine manière, c'est un aspect récurrent de la high fantasy héritière de Tolkien, et actuellement le style le plus commercial de la fantasy. Juste avant le Maître, des auteurs comme Leiber, Howard ou Smith écrivaient de l'heroïc fantasy (aka sword and sorcery ?) avec des héros musclés parcourant vaillamment un monde emprunt de mythologie et qui s'apparente plus à de la littérature fantastique. Le virage a été quand même brutal depuis !

  • fantasy, fantasy...peut-on classer l'univers de hobb sous ce terme ? et celui de Donaldson ? il y a très certainement des figures basiques et fondatrices du genre (loin de moi l'idée de critiquer Tolkien ou Lewis tant qu'à faire) mais la fantasy, c'est vaste et cela mérite d'être exploré car tout n'y est pas manichéen...quoi qu'un certain code de chevalerie à l'instar des romans du moyen-âge (ds la forme littérature courtoise) y ait sa place (plus ou moins) dans ce que j'ai pu lire du genre...

  • Honnêtement pour moi oui, Hobb écrit de la fantasy : univers fictif suivant ses propres règles avec introduction de la magie. Bien-sûr, la fantasy n'est pas obligatoirement manichéenne, mais c'est une tendance très présente dans les œuvres fondatrices de la high fantasy et dans la fantasy commerciale. De même que la fantasy suit souvent (mais pas obligatoirement) un type de mythologie et/ou une époque historique réinventée. Fantasy arthurienne et chevalerie, fantasy orientale, fantasy de cape et d'épée, etc etc...

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