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[Revue] Le Rocambole n° 50, Naissances du roman populaire

 

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Le numéro 50 du Bulletin des Amis du Roman Populaire, Le Rocambole vient de paraître. Le dossier principal a pour titre: Naissances du roman populaire. A la lecture de la bonne centaine de pages qui constitue le dossier, on comprend bien que le pluriel de naissanceS s'impose. Que s'est-il passé entre la Révolution Française et 1836 (naissance du roman feuilleton) dans le domaine de la littérature populaire? On passe de la littérature de colportage à une "littérature industrielle" vilipendée par Sainte-Beuve dans La Revue des Deux-Mondes en septembre 1839. Le lectorat s'est élargi et le roman, encore fort mal considéré, se prépare à devenir le genre dominant.

Le mode de diffusion du livre (des textes d'ailleurs serait plus juste) est différent du second XIXe siècle. Les cabinets de lecture, qui permettent de lire ou de se faire lire des ouvrages, que les salaires de l'époque interdisent d'acheter à une grande partie de la population, foisonnent. A Paris Ils sont 23 en 1819, près de 300 vers 1835 (1) et plus de 500 vers 1845.

Plusieurs faits vont faire émerger le roman populaire et des auteurs qui ont parfois survécu dans l'histoire littéraire (c'est tout de même le cas le plus rare), souvent qui sont tombés dans l'oubli vont produire (beaucoup pour certains). On trouvera dans les pages de ce numéro du Rocambole les noms d'Alexandre Dumas (pour son activité de nouvelliste surtout entre 1826 et 1836), Paul de Kock (qui eut un succès extrêmement important, cité par Stendhal par exemple, et dont la dernière édition en France date de la fin des années 1940- début années 1950 après un siècle de constantes rééditions), des noms moins connus comme Etienne-Léon de Lamothe-Langon (inventeur du roman de moeurs et du roman d'énigme, précurseur du roman policier) ou ces romancières féminines de 1830 à 1834 et encore ces premières marques d'une conscience ouvrière avec Les Contes de Daniel le Lapidaire (le personnage du pauvre lapidaire apparaît aussi dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue).

Au sommaire encore, les Révélations de Rocambole avec plusieurs pages consacrées à Georges/Renée Dunan (les amateurs de George Spad connaissent forcément ce nom) ou aux Editions du Clocher (évoquées sur ce site avec La Montagne de feu de Joseph Spillman et La Cité du Soleil de Gilbert Campbell Bart.

L'actualité des essais sur la littérature populaire, une revue des autographes (avec un choix de lettres... de choix) et un conte d'Adèle Daminois complète cette livraison.

On peut commander le numéro ou s'abonner à la revue sur le site Le Rocambole.

Le sommaire complet:

 

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En couverture une illustration de Bertall (Albert Arnoux, 1820-1882) pour Angélique et Jeanneton par Pigaul-Lebrun, pruy dans un numéro des Romans Populaires illustrés chez Gustave Barba éditeur, vers 1849:

 

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(1) Voir: Anthony Glinoer, "Des éditeurs de romanes pour cabinets de lecture", Le Rocambole n° 50, p. 16.

 

Commentaires

  • ça me rappelle que j'ai les mystères de Paris à terminer !

  • C'est absolument excellent Les Mystères de Paris. Malheureusement Les Mystères du Peuple, autre roman fleuve d'Eugène Sue sont difficiles accessibles ...

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