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Georges Ramaïoli, Grand-Père des eaux (Mayas 4)

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai reçu de la part de Georges Ramaïoli le tome 4 de sa série Mayas accompagné d’une belle dédicace qui ferait le bonheur de Grand-Sachem-la-brocante (je la publierai au début du mois d'août).

Mayas narre en 5 tomes (quatre parus, le cinquième devrait paraître l’an prochain selon ce que m’a écrit Georges Ramaïoli) l’histoire de la tribu du Dauphin Blanc contrainte de quitter le Yucatan et qui se retrouve après une tempête sur les côtes de la Lousiane. Des liens se nouent avec les Indiens d’Amérique du Nord, liens d’amitié, commerciaux, amoureux mais rivalités et jalousie apparaissent aussi.

 

Attention, le texte suivant raconte les grandes lignes de l’histoire (spoilers comme on dit en bon français) !

Après le cyclone qui a ravagé leur village (voir Tome 3 : Dans l’œil du cyclone), Yakin et Michol sauvent le dauphin blanc, qu’une flèche a cloué à une branche. Les jeunes gens gardent la flèche afin de identifier les coupables de ce sacrilège. Yakin part à la recherche d’Ixtla alors que Michol retourne au village. Le prince toltèque n’est pas loin et avec ses hommes se saisit de Yakin lui demandant où est sa sœur Técuna, soupçonnant les Mayas de l’avoir sacrifiée. Une alliance de circonstance se noue entre Mixcoatl et les deux jeunes Mayas afin de retrouver les jeunes filles. Le village des amis indiens des Mayas a été ravagé mais les Atacapas ont trouvé refuge dans des grottes à proximité.

Les Atacapas reconnaissent une flèche des Nat-Chees qui vivent le long du Grand-Père des eaux. Le lendemain une équipe part par la voie maritime et l’autre par la voie terrestre à la poursuite des Natchees.

Traversant une grande plaine herbeuse, l’équipe terrestre se retrouve nez à nez avec de grands buffles, que le lecteur reconnaîtra pour des bisons quant à l’équipe maritime elle est guidée par le Dauphin blanc.

Sur terre les choses se compliquent : l’équipe est attaquée par des Indiens craignant qu’il ne s’agisse d’agresseurs venus prendre des jeunes filles. La petite troupe parvient à s’échapper par les marais (les bras du Grand-Père des eaux) infestés d’alligators et, à la dernière vignette, s’étonne de voir apparaître l’autre équipe !

Nos amis sauveront-ils les jeunes filles ?

Rendez-vous au Mont de l’Alligator, cinquième et dernier volume de la série Mayas !

Georges Ramaïoli poursuit donc cette série pour mon plus grand plaisir. Si l’élément civilisationnel maya (une pyramide entrevue, quelques noms et bien sûr des costumes) est plus faible du fait de l’intrigue qui se déroule dans un cadre naturel superbement rendu, le dessin des Mayas, Toltèques, Atacapas,… est toujours aussi dense. Une fois encore, ce sont des Indiens qui vivent sur leur terre sans la menace des conquérants européens (nous sommes longtemps avant la conquête). Le scénario ne faiblit pas nous proposant quelques savoureux rebondissements.

« Nous n’aimons pas les confrontations vous l’avez bien vu surtout si ce n’est pas vital… notre territoire ne manque pas de gibier… et nous avons tous les poissons et les fruits de la mer aussi… » déclare l’un d’eux aux Indiens du Sud qui s’étonnent qu’ils ne veuillent pas étendre leur territoire et leur puissance pour profiter du gibier abondant. Les Indiens continuent à nous offrir une leçon de vie.

Retrouvez une interview en vidéo de Georges Ramaïoli réalisée en 2006 lors d'un festival à Aix:


Festival de la BD à Aix
envoyé par New-Tone. - Futurs lauréats du Sundance.

Et l'interview exclusive réalisée par les Peuples du Soleil en 2009

 

ramaioli le grand père des eaux.jpg

Georges Ramaïoli, Le Grand-père des eaux,
Mayas
, tome IV, Editions Daric, 2010.

 

Commentaires

  • Aaah une bien belle chronique encore !

  • @ Gaël : merci!
    Alors est-ce que tu t'es laissé tenté par cette série?

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