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[Dimanche poétique] Auguste Génin, Poèmes aztèques (2)

En septembre 2010, j'avais présenté un extrait des Poèmes Aztèques d'Auguste Génin

Dans l'extrait suivant, Auguste Génin décrit la vallée de Ténuchtitlan en 1519, soit juste avant l'arrivée de Cortes et de ses conquistadors. Un monde va mourir...

Au front d'une hauteur, la montagne aux cigales 
Chapoltepetl, étend son palais dont les salles 
Ont logé déjà plusieurs rois 
Au-dessus de son parc où des cyprès énormes 
Se dressent par milliers, chevelus, uniformes 
Mêlant leurs branches et leurs voix. 
A l'Est, un point brillant : Tezcuco, la savante 
Capitale des rois Acolhüas ; vivante 
Et gaie au bord de son lac bleu 
Avec ses aqueducs, sa bibliothèque ample, 
Ses places, ses jardins et son superbe temple 
«  A l'Inconnu, le plus grand dieu . » 
Là-bas, près d'un torrent roulant ses ondes claires, 
Au coeur d'une forêt de cèdres séculaires 
Dort un palais : Tetzcutzinco. 
Là, Netzahualcoyotl chanta sous les grands arbres; 
Les nids et le torrent, la forêt et les marbres, 
De ses vers ont gardé l'écho  Ah ! chère Tezcuco, Ténuchtitlan aimée, 
Voici vos derniers jours; une puissante armée 
D'étrangers, cruels ignorants, 
Va saper vos vieux murs, votre gloire, et, dans l'ombre, 
Nous allons voir crouler vos merveilles sans nombre 
Sous le pas lourd des Conquérants ! 

Mexico, Novembre 1885.

Commentaires

  • peut-être est-il bien de rappeller en ce jour que le chocolat, dont tout le monde se gave, viens de chez férocias.
    Férocias peut-il nous rapeller de façon ludique ce que faisaient les peuples du sud du xocolatz?

  • Évidemment, tu connais aussi les poèmes de Neruda, tu en as peut-être déjà cité ici, je ne sais. Ce billet m'a jeté des Aztèques chez les Incas en leur dernier refuge et remis en mémoire un des plus beaux chants des "Hauteurs de Macchu Picchus" :
    "Monte ! Et nais avec moi, frère !
    Donne-moi ta main, du fond
    De ta douleur éparse.
    Tu ne reviendras pas de l'épaisseur des pierres.
    Tu ne reviendras pas du temps souterrain,
    Ni ne reviendra ta voix rauque,
    Ni ne reviendront tes yeux perforés"…

  • bonsoir, Auguste Génin fait il une description de Tenochtitlan dans ses poèmes ? poèmes très difficiles à trouver entre nous !

  • @ Arnaldus: oui il décrit un peu Tenochtitlan. Je le mettrai en ligne.

  • très bien, merci par avance ! l'extrait ci dessus est vraiment beau, ainsi : "Tezcuco, la savante Capitale des rois Acolhüas ; vivante Et gaie au bord de son lac bleu," etc...........on a envie de le chanter. On rêve de le traduire en nahuatl.
    Et la référence " A l'Inconnu, le plus grand dieu . » me plait bien : tloque in nahuaque, "le dieu de l'immédiat voisinage" de Netzahualcoyot.

  • Pour Ferocias : quand pourra t on avoir en ligne la description de Tenochtitlan par A genin

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