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Essai - Page 5

  • [Uchronie] Ne pas confondre Uchronie, histoire secrète et anticipation

    L'uchronie, l'histoire secrète et l'anticipation ancienne peuvent être confondues au moment de la lecture. Comment s'y retrouver?

    L'uchronie évoque un temps qui n'a pas existé à partir d'une divergence (un évènement qui s'est déroulé différemment, une innovation technologique qui a bouleversée l'histoire,...). La divergence doit être claire pour le lecteur. L'uchronie explore différentes conséquences possibles de cette divergence. Régis Messac donne cette définition de l'uchronie: "Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, découverte par le philosophe Renouvier, et où sont relégués, comme des vieilles lunes, les événements qui auraient pu arriver, mais ne sont pas arrivés"

     

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  • [Uchronie] Quelques mots sur Charles Renouvier (1)

    Dans le cadre du Challenge Winter Time Travel lancé par Lhisbei, et comme les règles semblent pour le moins souples, je reproduis un extrait d'un texte théâtral humoristique extrait d'une publication ancienne ( Le Conseiller du bibliophile. Publication destinée aux amateurs de livres rares et curieux) dans lequel est mentionné Charles Renouvier à qui l'on doit le néologisme "Uchronie":

    C'est M. d'Hugues qui, dans son ouvrage : Une Province romaine sous la république (1 vol. libr. Didier), fait de la politique moderne avec de l'histoire ancienne, un vieux truc à la Beulé.

    M. Ch. Renouvier, entendant parler de faits historiques, accourt avec un ballot de volumes; ce sont les exemplaires de Uchronie, Utopie dans l'histoire (1 vol. libr. Sandoz). Il pose à l'auditoire les questions suivantes : Que serait-il arrivé si Henri IV avait assassiné Ravaillac, si Louis XVI n'avait pas été arrêté à Varennes, si les Prussiens avaient été battus à Sedan ?

    Voici venir M. Lucien Double ; lui ne s'amuse pas à perdre son temps dans le domaine des suppositions; il rectifie l'histoire ancienne, épluche la bonne foi de Suétone, et, s'il ne parvient pas à refaire une virginité à Messaline, il réhabilite jusqu'à un certain point l'Empereur Claude (i vol. libr. Sandoz); il nous démontre dans un autre volume que l'Empereur Titus ne faisait pas précisément « les délices du genre humain. »

    Trémolo à l'orchestre.

    Entrée de M. Wallon criant : Vive JEANNE D'ARC!- Cette voix puissante et unique fait crouler les vieilles baraques de la butte des Moulins; à gauche, au bout de la rue des Pyramides, on voit la statue équestre de la Pucelle, et, au fond, la façade de l'Opéra qui, par un effet de lanterne magique, se change en un four immense sur lequel on lit : JEANNE D'ARC, paroles et musique de Mermet.

    Maurice du Seigneur, "Revue Bibliographique de l'année 1876", in Le Conseiller du bibliophile. Publication destinée aux amateurs de livres rares et curieux, 1876

     

    Source: Gallica

  • Quand un billet de blog passe sur le papier

    Il arrive que des billets de blog se retrouvent sur un support papier. C'était le cas quand existait Vendredi. Quelques copains voyaient leurs billets repris dans cette publication.

    Deux de mes billets ont récemment été publiés dans des revues.

    Le premier (chronologiquement) est celui consacré à Micromégas de Régis Messac

    Je l'ai retrouvé repris quasi in extenso dans le n° 8 du Quinzinzinzili, l'univers messacquien (décembre 2009). D'autres billets de blogs sur l'oeuvre de Messac ont été publiés sur quatre pages (p. 12-16)

    Le second transfert sur support papier est la reprise - par moi-même - , dans une version revue et augmentée, de mon billet publié dans le cadre du Summer Star Wars consacré à un fascicule de Space Opera signé Léo Gestelys: Le Voyage sans retour. Il a été publié dans Galaxies Science Fiction n°10 

  • Commencer un livre par le milieu, est-ce une hérésie?

    L'Hérétique me pose la question. Tentons d'y répondre.

    Le livre semble être programmé pour une lecture linéaire. Nous passons les seuils dont nous entretient Gérard Genette dans son livre Seuils (publié aux éditions ... Le Seuil): titre, couverture, page de garde, 4e de couverture, préface, prologue,... pour nous plonger dans une suite de signes en suivant la voie tracée: de la page 1 à la dernière page. Pourtant les gros lecteurs ne se conforment pas toujours à cette programmation.

    A un moment, j'ai lu beaucoup de romans policiers classiques, ces fameux Whodunits, dans lesquels un enquêteur cherche la clé d'une énigme (de Sherlock Holmes à Hercule Poirot par exemple). Ces romans obéissent à une sorte de mécanique: le coupable est souvent celui qui est le moins suspect. Avec un peu de pratique, on peut le découvrir avant la fin du livre. Un de mes jeux était de lire le dernier chapitre dès le départ pour savourer le cheminement, explorer les fausses pistes, découvrir comment l'auteur brouille les pistes pour désarçonner le lecteur dans le dernier chapitre.

    La pratique de lecture linéaire ne vaut pourtant pas pour tous les livres. Les ouvrages de référence par exemple (que ce soient des Actes de colloque, des encyclopédies, des recueils de contribution) permettent aisément une lecture butineuse. On cherche une information sans se soucier de ce qui est écrit avant, quitte à y revenir. 

    La lecture sur écran invite à ce type de lecture (certains pensant même qu'il s'agit d'une défaite de la pensée car la construction de l'intrigue ou du raisonnement s'efface). Il m'arrive régulièrement de débarquer au beau milieu d'un livre parce que j'ai fait une recherche sur un mot ou une expression dans Gallica ou Google Books. Il faut alors remonter le cours de l'ouvrage, soit en revenant à la source du chapitre, soit même en retournant au début. C'est un autre mode de lecture qui tient de l'herméneutique

    Mes compagnons amateurs de littérature de l'imaginaire sont invités à répondre à cette question: est-ce une hérésie que de commencer sa lecture par le milieu d'un livre (quand on a lu des romans et nouvelles qui se déroulent dans la Terre du Milieu hein, c'est même un devoir :) ). Sont donc convoqués: Efelle, Lhisbei, Guillaume44, Anudar, Biblioma(u), Impromptu, Gromovar, Julien, Tigger Lilly, Val, Isil, Shaya, Papa Fredo, Gizeus, Les Singes de l'espace et Brize.

  • [Radio] L'or des Incas sur France Culture

    france culture.jpgL'émission Le Salon noir dédiée à l'archéologie et ses sciences connexes est une coproduction de France Culture avec la sous-direction des Sciences sociales et de l'Archéologie du ministère des Affaires Étrangères et la sous-direction de l’archéologie Archétis du ministère de la Culture

    Le Salon noir propose ce mercredi 15 décembre de 14h30 à 15h00 un numéro consacré à l'or des Incas dans le cadre de l'exposition qui se tient à la Pinacothèque jusqu'au 6 février 2011.

    A cette occasion, Vincent Charpentier reçoit Patrice Lecoq, maître de conférences en archéologie andine à l'université de Paris-I.

    Après diffusion à l'antenne, on peut podcaster l'émission sur le site du Salon noir.

  • [Revue] Le Rocambole n°52-53, Les Illustrés pour la jeunesse

    rocambole 52 53.jpgFort intéressant numéro que ce Rocambole n°52-53. Les illustrés pour la jeunesse sont en effet des mines trop peu exploitées par les chercheurs.

    La présentation de la rédaction:

    Dans ce numéro double un important dossier sur L’Epatant avec le travail effectué par Jean-Louis Touchant sur ce magazine publié par les frères Offenstadt à partir de 1908. Cet article est complété par des aperçus sur d’autres illustrés pour la jeunesse publiés au XXe siècle, entre autres Fillette, La Semaine de Suzette, Hurrah !, Siroco, Pilote, Vaillant, etc.

    Ce dossier aborde ainsi tout un aspect des romans populaires qui passent par un support particulier et qui permet d’évoquer des auteurs plus ou moins connus comme José Moselli, Yves Dermèze, Jo Valle, Henri Vernes, Alin Monjardin, Albert Bonneau, Mad. H. Giraud, Henri Musnik, Edouard de Keyser ou Max-André Dazergues.

    En plus de ce dossier, les "Révélations de Rocambole" qui éclairent des auteurs comme Irving Le Roy, Michel Durafour, Thomas Narcejac et Pierre Boileau (séparément), et aussi les énigmes Eliezer Fournier, Jacques-Henri Juillet et les éditions Le Dinosaure.

    Et le septième épisode de "Fantômas, un feuilleton théorique" qui aborde la notion de série.

    Pour en savoir plus:

    Le site du Rocambole

    En préparant ce billet, je me suis aperçu que la plupart des titres et des auteurs cités dans la présentation avait fait l'objet de mention sur ce blog. Incroyable non? :)

  • Retrouver la source d'un livre adapté grâce à Gallica

     

    conscience le chemin de la fortune 1.PNGGallica, avec son moteur de recherche, permet de faire des recherches à l'intérieur des ouvrages (comme avec Google Books par exemple). Explorant les mentions du mot "Eldorado", j'ai été intrigué par la découverte de deux ouvrages au titre et au nom d'auteur différents.
    Nous avons d'une part:  Le Chemin de fortune par Henri Conscience (forme francisée de Hendrik Conscience), traduit par Félix Covliers et paru aux Editions Calmann Lévy en 1882 et Le Pays des chimères adapté de l'anglais par Bénédict-Henry Révoil paru aux éditions Blériot Frères lui aussi en 1882.

    A priori les seuls points communs sont la date et la mention du mot "Eldorado" dans le titre d'un chapitre. Je pouvais renoncer à m'avancer plus dans ma recherche car il s'agit d'une prospection d'or qui n'a rien à voir (ou si peu) avec les Peuples du Soleil.

    Et pourtant...

     

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