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Livre - Page 4

  • George Spad, La Vallée sacrée des Incas

    Depuis quelques temps le nom de George Spad refait surface. Cet auteur bien oublié de la vieille science-fiction française (à une époque où elle avait pour nom "merveilleux scientifique" ou "anticipation") mérite pourtant notre attention à plus d’un titre (et notamment pour le sujet qui occupe ce blog). Grâce à Serge Lehman et Fabrice Colin au scénario et à Gess aux images et à la conception graphique, George Spad est devenu(e) un personnage de la série La Brigade Chimérique comme d’autres auteurs, pensons à Jules Verne ou bien à Conan Doyle qui apparaissent dans de nombreux romans.
    A partir de quelques éléments en notre possession, nous allons tenter de mieux faire connaître cet auteur et son oeuvre. Il s'agit d'une ébauche. Toute aide sera la bienvenue.

    Un auteur énigmatique

    Il nous faut tout d’abord avouer qu’une bonne part de la vie de l’auteur est pour le moins obscure. Les éléments biographiques sont épars et la bibliographie complète de George Spad reste à établir. Les principales sources concernant la science-fiction ancienne sont muettes : rien dans l’Encyclopédie de Versins ni dans le bel essai sur la science-fiction ancienne française qui clôt l’ouvrage Les Terres Creuses de Joseph Altairac et Guy Costes. Pourtant les pièces du puzzle biographique commencent à être rassemblées grâce à l’infatigable Serge Lehman (à qui l’on doit déjà l’anthologie Chasseurs de Chimères) et à l’érudit Helmut Hardt. Nous sommes ainsi en mesure d’indiquer que George Spad, selon une pratique très répandue de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1950, est le pseudonyme d’une femme dont l’identité nous a longtemps échappée. Nous avons parcouru tous les numéros du Rocambole sans trouver la réponse pourtant les Révélations du Rocambole (dans le numéro 38 de la revue Le Rocambole, printemps 2007) nous a donné une piste : Georges Dunan. D’aucuns voient en Georges Dunan un continuateur de Renée Dunan (qui serait morte en 1936 mais cette date est contestée, certains, prudents, indiquent que la date de décès est inconnue). Vous vous y perdez ? C’est bien normal : dans la jungle des pseudonymes retrouver son chemin est souvent complexe. Toujours est-il que George Spad est le pseudonyme de Huguette Blanche Perrier (1893-19 ??, fille d’Etienne Perrier et Georgette Spadinier (comme nous l’apprend son acte de mariage en 1917, voir plus bas)

    Des rencontres marquantes

    Commençons par le plus simple : née à Pantin, elle fréquente Julien Torma (1902-1933 - orphelin, élevé par son beau-père, il deviendra ami de Max Jacob, fréquentera René Crevel, Robert Desnos ou Jean Vigo, publiera quelques œuvres de son vivant avant d’être redécouvert tardivement au milieu des années 1950) sur les bancs de l’école communale dans cette commune. Il semblerait que ce soit l’école située aujourd’hui rue Denis Papin. Ils entretiendront une longue amitié jusqu’au service militaire de Julien en 1922 ou 1923. Le samedi 2 octobre 1917, à Lauwin-Planque, Huguette Blanche Perrier se marie avec le lieutenant Bernard Malerne qui meurt peu de temps après au front.

    Un moment de bonheur dans la tourmente de la guerre: le mariage de George Spad (en blanc au premier rang) et Bernard Malerne (à gauche, reconnaissable à son pantalon militaire)

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    En 1919, une fois la guerre finie, elle publie L’Homme Chimérique (Editions Louis Querelle, mai 1919) fortement marqué par le traumatisme de rosny l'enigme de givreuse.jpgla Der des Ders. Le héros a les traits de Bernard Malerne mais l’intrigue semble être un démarquage de L’Enigme de Givreuse (1917, réédité chez Néo en 1982) de JH Rosny. Cet ouvrage connaît un destin éditorial de nombreux livres relevant de la littérature populaire : aucune réédition, peu connu (hormis de quelques spécialistes de l’anticipation ancienne), tombé dans l’oubli alors qu’il eut un certain succès à l’époque. En 1920, George Spad rencontre (soit au début de la publication de la série L’Homme chimérique) Renée Dunan (1892-1936 ?), femme de lettres, journaliste et romancière que l’on peut qualifier de sulfureuse. Ont-elles eu une relation plus qu’amicale ? Nul ne peut le dire. Il reste quelques lettres, vestiges de leur correspondance qui fut nourrie pendant les années 1926 (janvier)-1928 (octobre). Datée du 17 octobre 1928, la dernière lettre dont nous avons pu avoir connaissance grâce à l’amical soutien de Marc Tadurbat, sonne comme une rupture mais rien n’indique qu’il s’agisse d’une rupture amoureuse. La publication aux Editions Louis Querelle de Cantharide, roman de mœurs parisiennes par Renée Dunan semble être à l’origine de la brouille entre les deux femmes. Louis Querelle assure une promotion à l’œuvre qui va nuire pendant quelques mois à la série L’Homme Chimérique de George Spad qui se tourne vers une production de contes et nouvelles plus alimentaire que littéraire. Mais la brouille peut aussi avoir comme source la fréquentation par George Spad du mouvement surréaliste dans lequel elle a pénétré grâce à l’entremise de son ami d’enfance Julien Torma. Elle publie alors quelques poèmes de tonalité surréaliste dans des revues à faible tirage mais comme Léo Malet plus tard, sa fréquentation de la littérature populaire l’exclue de fait du mouvement aux marges duquel elle reste néanmoins, les épisodes tardifs de L’Homme chimérique reprenant avec jubilation certaines tournures de l’esprit surréaliste.

    En 1934, elle se marie avec Jean Telort (photo ci-dessous, vers 1937).

     

    george spad.jpg


    La même année, le dernier épisode connu de L’Homme Chimérique paraît (est-ce bien le 28ème?). La série s’arrête brutalement sans qu’aucune raison semble pouvoir l’expliquer. Nous perdons la trace de George Spad en 1938. Une lettre datée du mardi 4 janvier 1938 adressée à un certain Roland Saint Rose reste pour le moment sa dernière trace.

    Pourtant, l’œuvre de George Spad n’a pas été totalement oubliée. Serge Lehman s’en est inspiré pour La Brigade Chimérique (titre qui sonne comme un bel hommage à L’Homme chimérique) et nous avons pu nous procurer le fascicule La Vallée sacrée des Incas (il manque malheureusement la couverture de notre exemplaire) qui a toute sa place sur ce blog.

    Bibliographie partielle

    Avertissement : Aucune des œuvres signées George Spad n’a été déposée à la BNF. (c'est assez courant pour le domaine qui nous intéresse) Nous ne connaissons, et encore seulement partiellement, que la série L’Homme chimérique (dont une partie a été publiée aux Editions Louis Querelle) et le fascicule La Vallée sacrée des Incas. Nous n’avons pas trouvé de texte signé Huguette Blanche Perrier (ou tout autre combinaison). Nous ne connaissons qu’un ouvrage de vulgarisation technique consacrée au travail des lingères signé Blanche Perrier mais nous doutons qu’il s’agisse de la même personne. Cette bibliographie partielle est destinée à être complétée  par toutes les personnes qui auraient des informations. Par avance merci !

    1/ L’homme chimérique, Editions Louis Querelle, série publiée de 1919 à 1934 chez plusieurs éditeurs et selon plusieurs formats. L’Homme chimérique compterait 28 épisodes (le conditionnel s’impose). Certains sont des romans (comme justement L’Homme chimérique qui ouvre la série), d’autres sont des nouvelles publiées de manière dispersée dans les journaux et revues de l’époque. Le travail bibliographique est en cours. Serge Lehman possède le premier volume de manière certaine. Il a analysé dans un fanzine dont le titre m’échappe la fonction centrale de la césure psychique du personnage principal dans L’Homme Chimérique. Marc Tadurbat nous a présenté les quatrième, cinquième, septième et douzième épisodes (quatre nouvelles fort réjouissantes publiées pour les deux premières dans des revues pour la jeunesse éditées par Jules Tallandier et Fils) . CJ Varley nous a résumé le seizième volume (roman sans date et sans nom d’éditeur ! vers 1927, publication sortie des rotatives de La Société d’Imprimerie Rouennaise, est-ce un alias des Editions Louis Querelle qui eut quelques soucis avec sa production légère à la fin des années 1920 ?). Quant à nous, nous avons le plaisir de posséder un numéro (le 913) du Progrès de Bergerac et de la Dordogne de 1932 dans lequel on peut découvrir une courte nouvelle (une demi-page) intitulée "Plus puissant qu’une locomotive !" (à vrai dire l’épisode est assez faible).La diversité des lieux d'édition nous semble témoigner de la mobilité géographique de l'auteur et pourrait expliquer les difficultés à suivre ses traces afin de recueillir des éléments bio-bibliographiques.

    Il semblerait qu’un épisode de la série ait été publié dans Jeunesse ! éphémère publication (1905-1907) des éditions Pierre Lafitte. Cet épisode, qui contient les germes de plusieurs des personnages et des thèmes de L’Homme chimérique, serait alors véritablement prophétique car écrit avant la guerre ! Signé du pseudonyme J.N. Clabaudeur, cette nouvelle (indûment sous-titré conte) a pour titre "L’Arbre cannibale de Saperuam." Un arbre poussant à la frontière marquée par un large et profond fossé lance alternativement de chacun des côtés des gaz toxiques qui annihilent les désirs des habitants et finissent par les convaincre de joyeusement s’écharper. L’arbre se nourrit ensuite des corps tombés à proximité de ses racines. Les techniques de la guerre 1914-1918 y sont décrites avec une préscience qui fait froid dans le dos (mais Robida fit de même). Nous ne possédons malheureusement qu’un mauvaise photocopie (sur laquelle je ne peux que distinguer la date de 1907 et un morceau du titre de la publication sse ! ) de cette courte œuvre .

    2/ La Vallée Sacrée des Incas, fascicule sans date publiée aux éditions ????. Le jeune archéologue français Louis Reclus (un hommage à Elysée Reclus pour celle qui fréquenta les cercles anarchistes ?) découvre au cours d’un périple dans les Andes une vallée dans laquelle vivent depuis plus de quatre cents ans les descendants des Incas qui ont caché là le trésor du dernier empereur Atahualpa. Il tombe amoureux de la jeune prêtresse Anamya qui l’aidera à s’échapper du temple du soleil avant qu’il ne soit sacrifier et qui s’avérera être une jeune Espagnole membre de l’aristocrate péruvienne enlevée dans la jungle alors qu’elle était encore une fillette. Evidemment cela finit par les retrouvailles avec la famille et un mariage comme il se doit.

  • Isabelle Ballester, Les Nombreux mondes de Jane Austen

    nombreux mondes jane auster.jpgL’Angleterre voit se lever le XIXe siècle. Son empire colonial s’étend au gré des batailles du bout du monde, des conflits où s’affrontent sans merci toutes les puissances européennes. Les Indes, les Caraïbes, l’Océanie, l’Afrique : toutes les terres sont bonnes à prendre. Et à exploiter. Puissance économique mais également puissance militaire, le Royaume-Uni lance sa redoutable Navy à l’assaut des forces napoléoniennes et les déciment au terme d’une guerre de vingt ans. Quitte à s’en trouver exsangue. Sur le sol de la mère patrie, l’heure est à la Régence. Les bonnes manières sont érigées au rang de philosophie de vie, la composition des classes sociales se métamorphose lentement, l’architecture et la mode engendrent les prémices du visage contemporain de l’Angleterre.

    Steventon voit se lever le XIXe siècle. Cette petite paroisse du Hampshire vient de donner le jour à son écrivain le plus célèbre : Jane Austen. Narratrice au talent épigrammatique, tante attentive, vieille fille, femme de lettres, couturière émérite : ses visages sont aussi divers que les mondes à l’intersection desquels elle danse avec grâce et engouement, et dont elle livrera des portraits à la fois caustiques et délicats.

    « Une maîtresse d’émotions beaucoup plus profondes que celles qui apparaissent à la surface. Elle nous stimule à remédier à ce qui est absent. » — Virginia Woolf

    Abondamment illustré par des documents d’époque, ce livre de référence présente la vie de Jane Austen et de sa famille, mais aussi la biographie croisée des principaux protagonistes de son œuvre — Elizabeth Bennet, Fitzwilliam Darcy, Anne Elliot, les sœurs Dashwood, la famille Bertram ou Emma Woodhouse : comme s’ils avaient existé, plus vrais que nature, ils sont les exemples de cette Régence virevoltante et mondaine. Avec une chronologie détaillée des politiques anglaise et française de la fin du XVIIIe s. jusqu’au milieu du XIXe s., des articles sur les classes sociales et l’étiquette, la Saison londonienne ou les villes à la mode, ainsi qu’un hommage de John Kessel aux univers de Jane Austen et de Frankenstein (prix Nebula 2009).

    L'ouvrage sortira le 23 octobre. On peut déjà le commander sur le site des Moutons Electriques

  • Les catalogues du Rayon Populaire

    La librairie Le Rayon Populaire vous offre la possibilité de recevoir des catalogues à la demande en fonction de vos besoins ou envies.
    Que vous soyez amateur de science-fiction, de fascicules, de la collection Ditis La Chouette, de San Antonio (ou que sais-je encore!) Jérôme Serme peut éditer à la demande le catalogue de vos rêves par thème, collection, auteur, type d'ouvrages, genre,...

    Ces catalogues peuvent être transmis gratuitement par voie électronique (au format PDF) et imprimés par vos soins,ou être imprimés et envoyés par voie postale - moyennant des frais, l'édition papier entraînant des coût. Pour cela utilisez la page contact du site Le Rayon Populaire.

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  • La rentrée littéraire des petits éditeurs

    Communiqué de CDS Editions (imaginaires d'ici et d'ailleurs):

    "La rentrée littéraire des petits éditeurs, pour sa deuxième année, se tiendra une fois encore aux Buttes-Chaumont.
    CDS éditions y sera présent, bien sûr ainsi que Actusf, Mille Saisons, Altal, Griffe d'encre, Malpertuis et Katamaran Editions.
    A propos de CDS éditions, d'ailleurs, nous vous avons concocté un petit journal informatif téléchargeable très bientôt sur notre site, et dispo  "sur papier" samedi prochain. Vous y découvrirez deux mini-interviews (l'une de Lucie Chenu, l'autre de Jijicé), ainsi que les thèmes et couvertures de nos ouvrages à venir!"


    Le rendez-vous :
    Samedi 19 septembre
    Bar le Rosa Bonheur de 14 à 18h.
    Parc des Buttes Chaumont
    2, allée de la Cascade
    75019 Paris

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  • Nicolas Ancion, L'Homme qui valait 35 milliards

    L'Homme qui valait 35 milliards, le nouveau roman de Nicolas Ancion, sortira le 27 août.

    ancion homme qui valait 45 milliards.jpgL'Homme qui valait 35 milliards valait au départ 45 milliards (<--- la preuve en image). La crise est passée par là que voulez-vous, c'est dur surtout pour les riches: ce n'est pas moi qui perdrait 10 milliards comme ça d'un coup.

    Présentation de l'éditeur:

    Ce qui m’intéresse, moi, c’est de savoir combien vous valez, vous, dans ce monde-ci. Vous et rien que vous. Ça m’intéresse de savoir à combien exactement vous vous estimez.

    Épineuse question à laquelle devra répondre Lakshmi Mittal, une des plus grosses fortunes mondiales, s’il veut être libéré. Richard, son ravisseur – ému par le drame d’Octavio, licencié suite à la fermeture d’un haut-fourneau liégeois – décide de « changer l’ordre des choses ». Il met alors sur pied un plan audacieux pour enlever le célèbre magnat de l’acier et le contraindre à réaliser des oeuvres d’art contemporain de plus en plus absurdes...

    Au-delà de son aspect humoristique et léger, cette histoire est aussi l’occasion de se pencher sur la politique des gros industriels. Un récit intelligent, totalement surréaliste et délicieusement entraînant.

     

    ancion homme qui valait 35 milliards.jpg


    Nicolas Ancion, L'Homme qui valait 35 milliards,
    Collection Le Grand Miroir, Editions Luc Pire,
    ISBN 978-2-50700-260-2, 18 euros.


    PS: Profitons de ce billet pour signaler le nouveau site ouebe de Nicolas Ancion.

  • Le livre d'occasion est-il un livre?

    L’écrivain Nicolas Ancion interpelle ses lecteurs avec cette question qui peut paraître absurde : le livre d’occasion est-il un livre ? , précisant : "pourquoi exclut-on systématiquement les ventes de seconde main des études qui cherchent à prendre le pouls du marché livre ?"
    Il me semble qu’il y a deux façons de voir les choses :
    > l’aspect économique (au sens de marché: "système d'échanges réunissant un nombre d'acteurs économiques important" (déf. Wikipédia)): quand on prend le pouls du marché du livre, on parle chiffres (nombre de romans sortis pour la rentrée littéraire pas exemple), tirage (nombre d’exemplaires de tel ouvrage, telle collection ou tel éditeur), chiffre d’affaire. C’est la méthode la plus aisée car on peut s’appuyer sur la comptabilité des éditeurs, diffuseurs, distributeurs, libraires.
    Certaines pratiques n’entrent pas dans le cadre de ce marché : prêt d’ouvrages entre ami-e-s, swaps chers aux blogueurs littéraires, service de presse, vol (mais c'est illégal, rappelons-le),  emprunt en bibliothèque.
    > l’aspect pratique de la lecture : c’est beaucoup plus difficile. La pratique de la lecture ne se mesure pas à la seule aune des ventes de livres neufs. Combien de livres neufs achetés et jamais ouverts ? Mon expérience des brocantes me dit que la part n’est pas négligeable. Il m’arrive souvent d’acquérir pour quelques pièces ce type d’ouvrages, parfois fort anciens (les pages non coupées indiquent assez que le livre n’a jamais été lu).

    Les bouquinistes participent eux-aussi à un marché mais qui n’est pas le même que celui du neuf (même si j’en connais qui mélangent avec bonheur les deux). Comment le mesurer? bouquiniste.jpgIls achètent et vendent des livres. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. La comptabilité des bouquinistes, souvent sous le statut de la micro-entreprise, est très simplifiée. Son étude ne pourrait pas permettre de mesurer quoique ce soit (à part pour définir une assiette fiscale).


    Une étude sur les pratiques culturelles des Français conduite par l’INSEE et publiée en février 2003 indique que 58% des Français avaient lu au moins un livre dans les 12 derniers mois (le chiffre est identique pour 2005). Plus la ville est importante, plus le taux est important. Idem, plus la catégorie socio-professionnelle, le niveau de vie et le niveau scolaire sont élevés, plus les sondés sont lecteurs.
    Les jeunes ne lisent plus ?
    L’enquête montre au contraire que la part de jeunes lecteurs restent stables depuis un demi-siècle (alors que la concurrence des autres activités culturelles se renforcent). Ce qui change c’est la part de jeunes lecteurs réguliers (qui lisent au moins une fois tous les quinze jours) a tendance à s’effriter alors que la part des lecteurs occasionnels augmente.

    Bref, ceci nous éloigne de la question de départ : pourquoi exclut-on systématiquement les ventes de seconde main des études qui cherchent à prendre le pouls du marché livre ?

    Parce que on ne peut pas le mesurer.


    Je vais essayer de mesurer les parts respectives de livres NEUFS et d'OCCASION àn prenant comme échantillon les dix derniers titres cités sur mon blog :
    - Gaston Leroux, L’Epouse du Soleil (je le possède dans plusieurs éditions différentes mais j’utilise ici une édition électronique)
    - Galaxies Science fiction n° 5 NEUF, revue à laquelle je suis abonné
    - Lucien Bornert, L’Oeil de feu , édition ancienne, résultat d’un échange avec une internaute
    - Félix Molinari, Le Dernier Inca , petit format ancien (BD), résultat d’un échange avec une internaute
    - Bertrand Houette, Titikaka , NEUF, envoi de l’auteur car il apprécie mon blog et que l’on converse régulièrement par courriel
    - René de Luc, Woluka, l’intrépide, édition ancienne que je crois avoir acheté chez un ami bouquiniste (à moins qu’il ne soit le résultat d’un échange avec une internaute ?)
    - José Moselli, la Fin d’Illa , édition en revue (in Fiction) ancienne, occasion achetée sur le net
    - Atahualpa Yupanqui, Cerro Bayo: achat chez un autre ami bouquiniste
    - Le Rocambole, n° 47 , NEUF, revue à laquelle je suis abonné
    - Madame de K., Le Chasseur de légendes , NEUF, livre gagné à un concours organisé par les éditions Filaplomb
    Je n’ai pas lu que cela, je me limite à ce que j’ai chroniqué ici, mais la proportion pour l'occasion  est plus importante dans ma bibliothèque. Donc :

    2 NEUFS ACHETES (et encore sont-ce des revues);
    1 NEUF GAGNE;
    1 NEUF RECU ;
    1 LIVRE ELECTRONIQUE;
    2 LIVRES reçus au terme d’un échange;
    2 LIVRES d’OCCASION ACHETES chez des bouquinistes;
    1 OUVRAGE (revue) acheté à un particulier.
    4 NEUFS, 6 OCCASIONS

    Autre classement possible : 5 achetés, 5 résultant d’un circuit non marchand.

    Alors comment mesurer cela ?

  • Les Moutons Electriques ont cinq ans

    moutons electriques.jpgBon anniversaire !
    Les Moutons Electriques, éditeur, ont cinq ans: interview audio à écouter ici
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