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Amazonie - Page 3

  • XXX, Akéla, La Justice de la jungle

    Après avoir chroniqué quelques BD de qualité, comment dire?, discutable ici ou par exemple, ne reculant devant rien, surtout pas devant l'avidité de connaissance des innombrables et fidèles lectrices et lecteurs de ce blog, je présente aujourd'hui un remarquable épisode d'Akéla.

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    Cet Akéla n'est pas le vieux loup du Livre de la jungle qui commande le Clan de Seeonee.
    Akéla est une série qui a eu une très courte carrière dans le périodique Marco Polo. Marco Polo compte 213 numéros parus entre mars 1960 et septembre 1986. Akéla n'apparaît que dans les numéros 180 et 181. Comme souvent, l'auteur, le scénariste, le dessinateur (que sais-je encore?) sont inconnus.

    Chères lectrices, chers lecteurs, vous allez donc lire la première étude sur ce personnage totalement oublié (et n'ajoutez pas "à juste titre" même si vous êtes sans doute dans le vrai).

    Qui est le jeune Akéla?
    marco polo 180003.jpgC'est un Blanc vivant parmi une tribu amazonienne. Il n'a pas de souvenirs de son passé de civilisé (et pour cause!). Il parle pourtant la langue des Blancs.

    Dans l'épisode La Justice de la jungle (l'un des deux épisodes publiés en français), l'autre ayant pour titre La magie de l'épouvante, deux voyous, voleurs, sombres crétins dérobent des émeraudes, pierres sacrées, à des Kapayos qui avaient demandé hospitalité pour la nuit. On ne vole pas ses invités. Ayant violé la loi de la jungle, ils sont condamnés à être livrés aux bêtes féroces. Au moment où surgit un jaguar, intervient Akela. Naïf, il leur montre ses pierres vertes protégées par l'esprit du dieu Bantou puis les emmène vers le Grand fleuve afin qu'ils rejoignent la civilisation.
    Ne voulant pas partir sans richesses, Lou tente de tuer Akéla mais David ne le laisse pas faire. Furieux, Lou abat David tandis qu'Akéla court jusqu'au village pour raconter à sa mère adoptive ce qui s'est passé et se désoler d'être blanc comme le cruel David. Bakuwa lui raconte l'histoire de son père (celui d'Akéla) qui sacrifia sa vie pour combattre le sorcier Cratzipa rebelle à l'autorité du roi des Bataïs Kakaza, mari de Bukawa. La haine n'est pas bonne conseillère. Akéla décide donc d'aider tout de même David à rejoindre la ville mais trop tard: David sombre dans des sables mouvants.

    Quelques mois plus tard, Bukawa et son peuple reviennent au village d'où les rebelles les ont chassés. Elle accompagne son fils Samori bien décidé à reprendre le trône qui lui appartient. Le vieux sorcier a envoyé deux hommes pour tuer le prétendant mais l'attentat est déjoué.marco polo 180004.jpg
    Au village Bataï, Cratzipa enjoint Nilo d'épouser Arakiwu, fille de Upuwa, roi des Carajas. Il en aime une autre qui se détourne de lui à cause de son ambition.
    Au moment où le mariage va être scellé, Samori arrive.
    Upuwa, désirant que sa fille se marie, tente de faire intervenir ses guerriers mais il en est empêché par Akéla.
    Le conseil des Anciens désigne Samori comme successeur légal de son père. Les Bataïs ont donc deux rois. Un duel mortel doit désigner le seul roi possible. Cratzipa s'apprête à truquer le duel (rien ne faut une bonne flèche bien ajustée) mais Akéla veille et le met en fuite. Samori, vainqueur, revient triomphant au village.

    Décidément les Amérindiens peuvent être aussi calculateurs, avides de pouvoir et fourbes que les Blancs du début de cette histoire étaient cupides.

    Bref, Akéla fait partie des innombrables tarzinades, pâles copies de l'original.

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    XXX, Akéla, La Justice de la Jungle,
    in Marco Polo n°180,
    Editions Mon Journal, décembre 1978.

  • Max d'Amplaing, Une exécution

    Max d'Amplaing a déjà été cité sur ce blog. Voici la couverture d'un autre fascicule qu'il a signé et dont l'histoire semble se dérouler dans une forêt d'Amérique du Sud.

     

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  • Ann Cooper, La Longue route du bonheur

    La mention de la collection Harlequin sur un blog littéraire fait toujours sourire. C'est un tort. Les tirages de cet éditeur canadien font pâlir d'envie nombre d'écrivains. Sans doute les intrigues sont-elles très stéréotypées mais elles fonctionnent et tiennent en haleine des millions de lectrices (et pas seulement des lectrices d'ailleurs d'après les études qui ont été réalisées). J'ai retrouvé un article publié dans le Figaro: 200.000.000 d'exemplaires dont 12.000.000 en France, écoulés chaque année, 550 titres publiés en France chaque année. 1.000 auteurs pour alimenter cette machine infernale. Les critiques s'arrêtent souvent là, aux chiffres je veux dire. Ils oublient le rêve et le divertissement que cetet collection apporte.
    Ce n'est pas a première fois que je l'évoque. Puisant dans l'ensemble des tropes de l'imaginaire exotique, Harlequin se nourrit de Mayas, Aztèques, Incas, jungle amazonienne délivrant un exotique en carton pâte mais qui entraîne le lecteur qui veut bien s'y laisser prendre.

    Ann Cooper nous emmène avec La Longue route du bonheur chez les Indiens Takuma dont le territoire est menacé par la construction d'une route. On en apprend très peu sur les Améridiens et, évidemment, l'amour triomphe. A ceux qui décochent un vague sourire amusé, je renvoie au premier paragraphe de ce billet ;) (bon, j'avoue, je souris avec eux tout de même :-)  mais je persiste à croire que ce type de littérature dévalorisée mérite qu'on l'étudie car, si l'aspect littéraire peut être mis en question, c'est un phénomène social qui permet l'accès à et la pratique de la lecture).

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    Ann Cooper, La Longue route du bonheur (VO: Maclean's Woman),
    Collection Harlequin, n° 454, 1984

     

  • Geronimo Stilton, Tome 25, Le Temple du rubis de feu

    La série Geronimo Stilton publiée par les éditions Albin Michel Jeunesse, nous donne deux titres qui intéressent ce blogue. Geronimo Stilton est le directeur de L'Echo du rongeur, "le journal de plus réputé de l'Ile des Souris", qui a son siège à Sourisia, capitale de l'île. Comme moi il est collectionneur, pour lui il s'agit d'accumuler des vieilles croûtes du fromage du XVIe siècle.

    Dans le tome 25 des aventures de Geronimo Stilton, notre sympathique rongeur (dont le prénom ne laissera pas indifférent Grand-Sachem-la-Brocante) et qui n'a rien d'un écureuil, est entraîné en Amazonie par le professeur Volt sur les traces d'un fabuleux rubis caché dans un temple enfoui dans la jungle.

    4e de couverture: "Partir à la recherche du Rubis de Feu dans le sous-marin jaune du professeur Volt, c'est déjà une aventure ! Mais vaincre tous les dangers de la mystérieuse forêt amazonienne, ça, c'est un exploit ! Fourmis géantes et piranhas affamés... Si vous aimez avoir peur, vous ne serez pas déçus, parole de rongeur !"

    A partir de 6 ans.

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    Geronimo Stilton, Le Temple du rubis de feu,
    série Geronimo Stilton, n° 25,
    Albin Michel Jeunesse, janvier 2006

  • Paul Mystère, Les Fugitifs de l'Amazone

    Paul Mystère est le pseudonyme de Paul Bérato (1915-1989) plus connu sous l'identité d’Yves Dermèze. Cet auteur a écrit de très nombreuses œuvres, touchant à tous les genres de la littérature populaire. Michel Jeury, important auteur de science-fiction a souvent raconté que sa vocation lui vint de la collection Coq Hardi, notamment des fascicules signés Yves Dermèze et Paul Mystère. On peut lire une interview de Michel Jeury sur le site Quarante Deux.

    Les Fugitifs de l'Amazone est un roman de jungle somme toute classique. Paul Mystère y développe un certain nombre de tropes de la littérature populaire comme la substitution d'identité. L'ensemble est agréable à lire et très accessible (il s'agit d'une collection pour la jeunesse).

    Simon Dorain a été recruté par d'infâmes coquins qui souhaitent s'emparer du trésor du maître de l'Amazone. Par une extraordinaire coïncidence, Simon est le sosie du maître de l'Amazone. Une aventure rocambolesque commence!

    La suite a pour titre Le Maître de l'Amazone. Elle est parue dans la même collection sous le numéro 4.

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    Paul Mystère, Les Fugitifs de l’Amazone,
    collection Coq hardi, n°3,
    Editions S.E.L.P.A., 1947

  • Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d'amour

    J'ai lu avec plaisir Le Vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepúlveda. Ayant trouvé un résumé ici qui donne les grandes lignes de l'intrigue, je ne vais pas m'appesantir sur ce point.

    Dans Le Vieux qui lisait des romans d'amour pas d'histoire de fabuleux trésor ou de civilisation inca survivante. Ce court roman permet d'appréhender la réalité contemporaine de la vie des Jivaros et des colons de l'Amzonie. On est loin des clichés habituels et parfois cela fait du bien!

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  • Claude Moliterni, Mission de la mort

    Le titre de ce billet n'est pas une erreur. Ou plutôt, il s'agit d'une erreur volontaire mais pas d'une provocation ou d'un jeu de mots débile. Après la mort de Francis Lacassin c'est un autre de ceux qui ont contribué à la reconnaissance de la bande dessinée qui nous quitte.

    La nouvelle a largement fait le tour des forums consacrés à la bande dessinée : Claude Moliterni l’un des fondateurs du festival d’Angoulême est mort le 21 janvier 2009.
    Depuis 1967, il avait publié de nombreuses études sur la bande dessinée. Il fut le premier à faire entrer le neuvième art au musée avec l’exposition « Bande dessinée et figuration narrative» en 1967 au musée des Arts Décoratifs.
    Les biographies qui circulent ici et là, mentionnent souvent que Charles Moliterni écrivit une centaine de polars sous divers pseudonymes.
    Tout le monde oublie (mais Cirroco, non, et ici non plus d’ailleurs la preuve) qu’il écrivit aussi le texte d’un fascicule dont l'action se déroule en Amazonie publié par Ferenczi en 1957 (je repique l'image postée par Cirroco car je ne sais pas trop où est mon exemplaire):

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    Karl von Kraft (pseudonyme de Claude Moliterni), Mission de la mort ,
    Mon Roman d'Aventure, n°460, Ferenczi, 1957