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incas - Page 5

  • Guy d'Antin, Les Oiseaux de foudre

    Grâce à Ignatz Mouse du forum A propos de littérature populaire m'a indiqué un titre que je ne connaissais pas. Il s'agit de Les Oiseaux de foudre. Pour ce qui est de la signature dans l'édition française, c'est un peu compliqué, nous allons y venir.

    Voici le petit résumé d'Ignatz:

    Arrivés sur place, Barnes et son équipe se retrouvent au milieu d'une deuxième guerre : l'ami destitué était en fait descendant des rois incas et seul gardien du trésor de ces rois. Un faction rivale inca menée par des prêtres au sein d'une population cachée dans une vallée perdue mais "protégée par des cellules photo-électriques" dans les Andes ( la vallée des Ailes de la Mort ) veut récupérer ce trésor : ils utilisent les Ailes de la Mort, des missiles téléguidés déguisés en condors géants.

    extrait :
    "Et tous comprirent que ces descendants des incas avaient atteint un haut degré de connaissances et d'ingéniosité en mécanique et en chimie, la preuve de leur talent était patente"
    ( p. 191 )


    Autre extrait qui, lui, me pose un problème sachant que Guy D'Antin est également traducteur des Doc Savage ( Monk Morton est ici un aviateur ennemi de Bill Barnes. ) :

    "Monk... était un individu d'aspect repoussant, avec des bras trop longs, semblables à ceux d'un singe, une tête sphérique, hérissée de sourcils proéminents et flanquée d'une machoire étrange - l'ensemble lui avait valu son simiesque surnom de Monk l'rorang"

    Pour ceux qui ne connaissent pas Doc Savage, il s'agit de la description de Monk, un des amis du Doc.

    La collection Aventures dans laquelle est paru ce titre se contentait de traduire des pupls américains (ces ouvrages de peu de prix aux couvertures souvent colorées) pendant les années 1930.

    Pour la paternité du texte, il va falloir suivre un peu:

    > en France, il est signé Guy D'Antin, probalement le nom du traducteur.
    > aux Etats-Unis, le texte est paru sous le titre
    "Wings of Death" signé George L. Eaton dans le pulp "Bill Barnes Air Adventures" en mars 1934.
    > George L. Eaton est un pseudonyme collectif utilisé par les éditions Street & Smith.
    > Pour ce roman, le pseudonyme maison cache le nom de l'auteur qui est le Major Malcolm Wheeler-Nicholson.

    Vous avez suivi?

     

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    Guy d'Antin, Les Oiseaux de foudre, Jacques Barnès, chevalier du ciel,
    collection Aventures, sans nom d'éditeur, fin années 1930

  • Marmontel, Les Incas ou la destruction de l'empire du Pérou

    Je fais un petit essai d'intégration d'un extrait de La Revue des Romans: recueil raisonné des productions remarquables, Tome II, p. 71,1839 par Girault de Saint-Fargeau, extrait qui est une critique du roman de Marmontel cité en titre.

  • Capitaine Ricardo, Les Ecumeurs du Napo

    Les Ecumeurs du Napo est un fascicule de la série Victor Vincent et correspond à ce genre que l’on appelle récit de jungle. Le lecteur émerveillé découvre des contrées dans lesquelles la main de l’homme blanc n’a jamais posé le pied. On presque. Parce que pour des forêts vierges, elles sont fort fréquentées. On y trouve des indigènes hostiles, des chercheurs d’or, des métis inquiétants et nos valeureux héros qui ont le chic pour choisir des destinations de vacances plus dangereuses que Koh Lanta.

    Si Victor Vicent est souvent d’un niveau consternant, cet épisode est particulièrement consternifiant (n’ayons pas peur des mots). Passons sur la présence mêlée d’Argentins, de Yumbos et d’Incas dans la forêt amazonienne. C’est la géographie qui est la plus malmenée Dans les fascicules de la collection, se trouvent de nombreuses notes de bas de page (pas moins de 20 pour Les Ecumeurs du Napo, ce qui est beaucoup pour un texte qui ne comporte que 32 pages). Elles traduisent quelques termes espagnols : "Sangre della Madona" : "par le sang de la Madone" ; donnent des indications lexicographiques comme "Chacas : endroit cultivé par les Indiens Yumbos" (des Indiens de l’Equateur)… Pourtant on apprend des choses bizarres : "Quichua : idiome des Quichuas. Indiens du Guatemala qui fondèrent autrefois un empire puissant" et tout ceci pour des paroles par Chito l’Inca. Le Guatemala, rappelons-le, est situé en Amérique Centrale alors que l’Empire Inca s’est étendu du sud de la Colombie jusqu’au sud du Chili actuels soit à 2000 km au bas mot du Guatemala.

    De même le régime du fleuve Amazone est assez farfelu dans le fascicule. Voici donc de l’éducatif qui rate ses effets !

     

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    Capitaine Ricardo, Les Ecumeurs du Napo,
    collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 186,
    Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

     

  • Capitaine Ricardo, Le Fils du Soleil

    Au Pérou, le criminel Huan l’Oriental fuit la police aux abords du lac Titicaca. Alors que tout semble perdu pour lui, i les réfugie dans une crevasse, chute et se retrouve dans une grotte qu’il explore pour finalement découvrir des Incas fanatisés par un Grand Prêtre priant pour le retour du Fils du Soleil qui rendra la liberté au royaume des Incas.

    Grâce à des bombes fumigènes, Huan réalise la première partie de la prophétie (le Fils du Soleil renaîtra du tonnerre et dans un nuage) et avec sa maîtrise de la catalepsie acquise lors d’un voyage en Inde il triomphe facilement de l’épreuve de la mort de trois jours. Il peut rêver du rang de roi et même de celui de maître du Monde ! (rien que cela !)

    Pour fêter ce retour inespéré, le Grand Prêtre exige le sacrifice d’une jeune vierge de pur sang inca.

    Maria, accompagne de sa mère Thérésa, attend le retour de son fiancé Felipe quand elle est enlevée pour le sacrifice. Apprenant le rapt, Felipe se lance à la poursuite des ravisseurs tandis que Thérésa court prévenir la police.

    Felipe découvre le repaire des fanatiques, se glisse parmi eux et grâce aux bombes fumigènes qu’il a subtilisé à Huan, à libérer Maria. Mais ils vont être repris.

    Non loin de là, Victor Vicent, Jenny, Morrison (il s’appelle pour de vrai Jim Morrisson !) et Epervier Volant, nos quatre intrépides héros, font du tourisme. Ils viennent au secours de Thérésa menacée par un jaguar. Ni une ni deux, mis au courant du danger qui menace Maria et Felipe, nos héros s’en vont les secourir. Au moment où les Incas vont reprendre les deux fiancés, ils sauvent Maria mais Felipe reste au pouvoir des fanatiques. Alors qu’ils mettent les femmes à l’abri, ils se retrouvent piégés dans une galerie hermétiquement close qui commence à se remplir d’eau !

    Comment vont-ils se sortir de ce mauvais pas ?

    Je n’en sais rien car le fascicule s’arrête là, annonce une suite ( La Montagne d’argent) que je ne possède pas. C’est un petit peu le problème avec ces interminables collections de fascicules (Les Nouvelles aventures de Victor Vincent en compte près de 400 !) : on les rassemble peu à peu, au petit bonheur la chance, et elles restent longtemps parcellaires.

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    Capitaine Ricardo, Le Fils du Soleil,
    collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 191,
    Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

  • Robert Moreau, Trompette chez les Incas

    Robert Moreau est un dessinateur français né en 1928 et mort en 2006. Il a publié de nombreuses histoires humoristiques pour la jeunesse dans des périodiques. Il a collaboré à Coq Hardi puis a notamment créé Touchatou, Les petites chipies, Dicky le fantastic et Trompette. Ce dernier est un gentil éléphant héros de treize histoires qui mène notre sympathique éléphantidé à travers le monde. Il visite le Far West (ça devrait plaire à Grand-Sachem-la-brocante !), Bornéo, le Japon, le Tyrol,… et bien sûr des pays d’Amérique du Sud (Mexique et Pérou).

    Publié en épisodes dans Femmes d’aujourd’hui en 1966-1967, Trompette chez les Incas est repris en volume en 1983 aux Editions du Hennin/Albin Michel. Ce volume est venu récemment enrichir ma collection grâce aux bons soins de Grand-Sachem-la-brocante.

    Trompette accompagne deux explorateurs-cinéastes venus au Pérou faire des prises de vues des trésors archéologiques incas. Ils sont poursuivis par deux malandrins qui souhaitent mettre la main sur le trésor des Incas.

    Trompette et ses amis passent par tous les passages obligés de ces récits pour la jeunesse. On y trouve le gag du lama cracheur...


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    ... les terribles Indiens anthropophages...


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    ...les ruines incas perdues au milieu de la jungle...


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    ...les brigands filous, les piranhas et autres boas, la civilisation inca survivante...


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    ...les barques en jonc tressé du lac Titicaca et les ruines du temple situé sur la grande île du lac Titicaca.

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    L’ensemble est joyeux. Les Indiens anthropophages sont de sacrés blagueurs, pas plus cannibales que n’importe quel civilisé, l’un deux indique même qu’il a passé ses bacs à Paris, qu’il a fait médecine et qu’il est abonné à Femmes d’aujourd’hui (quand on vous dit qu’ils sont parfaitement civilisés !). Les clins d’œil sont amusants comme celui-ci à l’incontournable série écrite par Henri Vernes : Bob Morane.


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    Une petite plongée en enfance somme toute, ce qui est fort agréable.

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    Robert Moreau, Trompette chez les Incas,
    Editions du Hennin/Albin Michel, 1983

  • XXX, La fée des mines

    Le blog Les Peuples du Soleil vous propose un nouveau tarzanide. Le phénomène des tarzanides est du genre important : près d’une cinquantaine a été publiée rien que dans les petits formats français et l’on ne compte pas les romans, fascicules, films relevant de ce genre.

    L’intrépide Agar se retrouve comme par magie propulsé vers les sommets sauvages de la cordillère de la Costa en Bolivie (dans l’épisode précédent, il était Indonésie : un grand voyageur donc que ce sous-Tarzan sensé vivre en Afrique).

    Dans le désert d’Atacama, Tinga (la Jane de notre Tarzan), Agar et la panthère Kan cheminent, malheureusement Tinga chute et se fait une entorse. Au même moment des Indiens Cholos guettent un convoi qui transporte Dolorès, la fée des mines, atteinte de la fièvre du désert. Les Cholos préviennent leur chef Le Grand Condor de l’arrivée du convoi.

    L’escorte du chariot rencontre Kan et tente de l’abattre mais Agar l’en empêche. Les chevaux tirant le chariot s’emballe, il est arrêté grâce à l’intervention d’Agar. Les Cholos sont en embuscade. Pour se motiver, ils lancent quelques incantations dont nous retiendrons : "Gloire aux mânes d’Acupanazac ! Gloire aux anciens ! " et encore "Ils seront immolés dans les tombeaux d’or pur des anciens" (p. 131).

    L’oncle de Dolorès explique qu’il est à la recherche de gisements d’antimoine et que la fée des mines lui sert de secrétaire.

    Les Cholos passent à l’attaque ! L’escorte est vite débordée. Tinga est enlevée tandis qu’Agar entraîne Dolorès vers les flancs de la montagne.

    Ailleurs, les prisonniers des Cholos sont conduits dans d’antiques cachots incas.

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    Le Grand Condor est furieux de constater que la fée des mines n’y est pas. Il rencontre l’oncle José dans un ancien temple inca souterrain: ce dernier le reconnaît. Le Grand Condor est un aventurier félon qui avait dépossédé José de plans de gisements d’antimoine et de wolfran (vous ne savez pas ce que c’est ? moi non plus, manifestement ça n’existe pas). Le Grand Condor souhaite épouser Dolorès (c’est classique) selon les rites de ses alliés Cholos, descendants des Incas.

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    Les Cholos retrouvent Dolorès. Notons ici une incohérence, problème, inattention… que sais-je ? la vignette représente bien la brune Dolorès qui assiste épouvantée au combat entre Agar et un aigle mais il est fautivement indiqué Tinga alors qu’elle croupit dans un cachot.

    Le Grand Condor s’apprête à faire sacrifier son ennemi José, Tinga, et Garta, le fidèle Indien avant de s’unir à Dolorès.

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    C’est alors que José projette de la poussière d’antimoine dans la pièce pour faire apparaître la lumière du soleil dans le temple obscur. L’effet est immédiat : les superstitieux Cholos déguerpissent. Le Grand Condor tente de les rattraper, glisse, chute et se tue.

    L’histoire s’arrête là.

    Ces bandes dessinées présentent des particularités éditoriales parfois surprenantes, témoins de la faible importance qu’on leur accordait. Ainsi le passage d’un épisode à l’autre est brutal car il manque une page de présentation (présente dans l’édition originale) sans doute pour des raisons de calibrage éditorial. De plus, les textes ont été remaniés (d’où l’incohérence signalée plus haut) entre l’édition originale (1949) et cette réédition. Enfin, le nom du personnage principal a été modifié : lors de la création de la série par Georges d’Estève (Stev’son) et Robert Bagage (sous le pseudonyme de Robba, avec deux B, à ne pas confondre avec Roba le père de Boulet et Bill) dessinateur et fondateur des éditions Impéria, notre héros s’appelait Targa. Pourquoi avoir modifié son nom ? peut-être pour faire croire à l’originalité de cette nouvelle série. Plusieurs dessinateurs ont participé à la série et j'ignore qui est celui qui nous intéresse dasn le cas présent.

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    XXX, La fée des mines, Kalar n° 219,
    Editions Impéria et Co, 1982, p. 123-150

  • Gaston Leroux, L'Epouse du Soleil (50ème )

    Le Blog Les Peuples du Soleil vous propose aujourd’hui le cinquantième et dernier épisode du grand roman de Gaston Leroux L’Epouse du Soleil.

    ÉPILOGUE

    Il faut à cette histoire un épilogue, à cause que nous n’avons pas eu l’occasion de reparler, dans le dernier chapitre, d’Oviedo Huaynac Runtu, ex-commis à la banque franco-belge de Lima, dernier roi des Incas.

    Après mille aventures mystérieuses dans les Andes, que nous raconterons peut-être un jour et où la police du bon Natividad le traqua, lui et tous les Indiens qui avaient soutenu la révolte de Garcia, Oviedo Runtu demanda à traiter.

    Il eut la vie sauve, à condition qu’il incitât les derniers rebelles à faire leur soumission. Condamné par un tribunal militaire à l’exil perpétuel, l’astuce de Natividad lui valut la grâce et ce fut encore l’ancien commissaire de Callao qui lui procura une place à Punho, dans une succursale de la banque franco-belge.

    Là, Natividad put surveiller tous ses gestes à loisir et constater qu’il ne faisait plus rien pour ressusciter le merveilleux Raymi. Oviedo Runtu mourut fort bourgeoisement après avoir épousé une dame de Lima qui avait fait le voyage du lac Titicaca pour voir le dernier roi des Incas. Ils se marièrent et les voyageurs qui passaient par Punho et auxquels on montrait le couple royal souriaient quand on leur disait que le roi gagnait, derrière le grillage de son administration, cent cinquante soles par mois.

    Un jour que l’on s’amusait du petit train de maison de la veuve du roi, que l’on nommait par dérision la Coya, celle-ci raconta que, s’ils avaient voulu, ils auraient été les époux les plus riches de la terre, mais les trésors des Incas, disait-elle, appartiennent aux morts et aux dieux et il est défendu d’y toucher. Alors on lui demanda si elle les avait vus, ces trésors.

    Elle répondit que son mari les lui avait montrés et elle raconta des histoires fabuleuses sur les richesses du Temple de la Mort que personne, naturellement, ne crut (voir note de bas de page : 1).

    Ainsi personne ne croyait les soldats de Pizarre quand ils racontaient qu’au Pérou ils ferraient leur cavalerie avec des fers d’argent !

     

     

    (1) L’auteur anonyme des Antiy y monumentos del Peru, M. S., nous dit textuellement :

    « C’est une assertion très avérée et généralement admise qu’il existe une salle secrète dans la forteresse de Cuzco où se trouve caché un immense trésor, composé des statues en or de tous les Incas. Une dame qui a visité cette salle, Dona Maria de Esquivel, femme du dernier Inca, vit encore, et je l’ai entendue raconter comment elle y fut conduite.

    « Don Carlos, mari de cette dame, ne vivait pas convenablement à son rang. Dona Maria lui faisait quelquefois des reproches, déclarant qu’elle avait été trompée en épousant un pauvre Indien sous le titre pompeux de seigneur ou d’Inca. Elle le disait si souvent que Don Carlos s’écria une nuit : « Madame, voulez-vous savoir si je suis riche ou pauvre ? Vous verrez qu’aucun seigneur et aucun roi du monde ne possède un plus grand trésor que moi. » Lui couvrant alors les yeux d’un mouchoir, il la fit tourner deux ou trois fois, et, la prenant par la main, il la conduisit à une petite distance avant de retirer le bandeau.

    « En ouvrant les yeux, quelle fut sa surprise ! Elle avait fait à peu près deux cents pas, et descendu un étage assez court et elle se trouvait dans une grande salle quadrangulaire où elle vit, rangées sur des bancs autour du mur, les statues des Incas, chacune de la taille d’un enfant de douze ans, toutes en or massif !

    « Elle vit aussi beaucoup de vases d’or et d’argent. En effet, dit-elle, c’était un des plus magnifiques trésors du monde entier ! »

    FIN