Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

indiens - Page 3

  • Ridgwell Cullum, Au Pays des indiens dormeurs

    Ce qui pourrait être considéré comme un faux-ami, certains Indiens abusant de différentes drogues (feuille de coca,...)... Il y a bien un volcan, des Indiens (comme au Mexique ou dans les Andes) mais l'aventure se déroule dans l'Extrême-Nord Canadien, bien loin de nos chers Peuples du Soleil.

    97d95e046f9fadf277d48adcc0c9e7f6.jpg

    Quelques informations supplémentaires:  

    The Heart of Unaga, by Ridgwell Cullum. New York, A. L. Burt Company, 1920.
    v, 441 p. 20 cm.
    d639d0cc858064e9b6eecfcc9584262e.pngRidgwell Cullum is a pseudonym for Sidney Groves Burghard (1867 Aug 13 - 1943 Nov 3). The name “Ridgwell Cullum” appears in a cast list for The Balkan Princess, a light opera by Paul A. Rubens (1875 - 1917).

    This book is a western adventure, kind of. It hits what was by the 1920’s all of the clichés about Indians (such as speaking with bad grammar even amongst themselves, and with many references to a “Great White Chief.”) It also mentions Eskimos. And Deadwood. So there’s obviously a lot of travelling going on. However, the highlight of the story is the myth about the “tribe who sleeps 6 months of the year.” A lost race !  
    Source: http://www.logiston.com/bookphile/2006/heart-of-unaga/

     

    Ridgwell Cullum, Au Pays des Indiens dormeurs (VO: The Heart of Unaga, ),
    Collection du lecteur, n° 136,
    adapté de l'anglais par Claude Cézan,
    illustré par Daniel-Girard,
    Editions cosmopolites, 1934

  • Mouëzy-Eon et Georges Dolley, Capoulade de Marseille

    Les Aventures merveilleuses de Capoulade de Marseille ont été éditées en 19 fascicules de 16 pages chacun en 1924.
    Les illustrations sont de Moriss.
    Chaque épisode est l'occasion d'une aventure dont Capoulade se tire avec candeur et humour.

    003a60040e3365016eab881c6e7e377d.jpg

    La série est tout à fait fantaisiste, d'un humour à la marseillaise que de nombreux films popularisèrent. Capoulade, gourmet et gourmand, devient pour les Indiens l'incarnation même du Fils du soleil: "Maître, nous t'avons deviné, ne portes-tu pas sur toi, Maître suprême, Souverain du monde, divinité tutélaire des Yaquis, un rayon que tu fais briller à ta volonté?" ... une lampe électrique!

    Les auteurs recourent massivement au "tiré à la ligne" ce qui rend la lecture particulière rapide. L'art de dire peu de choses en beaucoup de lignes (voir un exemple, ci-dessous):

    dd9b28f6bf034613f1e53556ed18ad8a.jpg

    Mouëzy-Eon et Georges Dolley,
    Les Aventures merveilleuses de Capoulade de Marseille,
    Editions E. Flammarion, 1924.


    1. Capoulade quitte la Canebière (17 avril)
    2. Les Protégés de Joseph Dupitois (24 avril)
    3. La Reine du marché aux fleurs (1er mai)
    4. Les toiles de l'Araignée (8 mai)
    5. Capoulade détective (15 mai)
    6. Au joyeux cow-boy (22 mai)
    7. La fiancée du Général Hernandez (29 mai)
    8. Capoulade pasteur ( 5 juin)
    9. Oreille de Gazelle (12 juin)
    10. Le Fils du soleil (19 juin)
    11. Le Général Capoulade (26 juin)
    12. Capoulade fiancé (3 juillet)
    13. Bat-la-Dèche (10 juillet)
    14. Merval triomphe ! (17 juillet)
    15. Le traitement Merval! (24 juillet)
    16. Gens de la noce (31 juillet)
    17. Enlèvement de Violette (7 août)
    18. Tout se paie (14 août)
    19. Capoulade se marie (21 août)

    Série complète en 19 fascicules.

  • G. Henty, Dans les pampas, les jeunes colons

    Un bon vieux cartonnage éditeur comme je les aime.
    bcb05d3b8a1006bf54fe30b9068abed5.jpg

    Les Jeunes colons nous conte l'histoire de... jeunes colons. Chaque chapitre est l'occasion de chanter les vertus du travail, de l'effort, de la fidélité, ... On y apprend comment démarrer une laiterie, cultiver le tabac ou le coton, récolter la canne à sucre et en tirer du sucre et, plus intéressant, quel rendement, quel bénéfice on peut en tirer. Evidemment, il y a de méchants Peaux-Rouges qui ne comprennent rien à tout cela et qui passent leur temps à attaquer l'estancia de nos braves colons. Ces malotrus vont même jusqu'à enlever la fille de bonne famille pour lui faire subir les pires sévices 1679f5760e769bb7439521b0b8270934.jpg(bon ça se limite à être attachée au poteau au centre du village mais quand même!).

    Ce qui est drôle surtout c'est de trouver des Indiens des Pampas armés de tomahawks et de lire ces affirmations définitives: "Les Indiens avaient conservé, tout ce temps, la stupide apathie qui caractérise leur race; jamais ils n'avaient exprimé un remerciement pour les bontés qu'on avait pour eux" (p. 81)... C'est sûr, quels ingrats après avoir vus leurs compagnons comme qui dirait massacrés à coups de fusil: "Les canons des fusils avaient été chargés de chevrotines et de deux balles en plus, spécialement ceux qu'on avait déchargés par les meurtrières derrière la maison: il n'y avait pas là moins de seize corps entassés. on en releva treize autres en face de la porte et des fenêtres. Tous étaient morts. Les fusils qu'on avait tirés par les meurtrières étaient à la hauteur de poitrine, ils avaient frappé en plein corps ou dans la tête.
    A la clôture, il y en avait quatorze, dont douze étaient morts; un autre respirait encore, mais était mourant, le dernier avait seulement la jambe cassée
    ." (p. 77-78) [on retrouve encore deux survivants. Par charité chrétienne, les trois Indiens sont soignés et remis sur pied]

    Il y a encore cette distinction entre les différents types de Peaux-Rouges:
    "Les Indiens de l'Amérique du Sud et des Pampas, comme ceux des Sierras, sont une race bien inférieure à celle des Comanches 618f171b47a9fb3149a6c3caba93d8aa.jpget des Apaches des Prairies de l'Amérique du Nord, qui ont une certaine noblesse. Ce sont d'ordinaire des hommes maigres et de petite taille; ils portent une longue chevelure noire. Leur teint a une couleur sombre et cuivrée, et ils sont ordinairement fort laids." (p. 82)
    Il est intéressant de voir comment les hétérostéréotypes(1) sont convoqués en fonction de besoins de la narration.Quand on a besoin d'une belle princesse inca ensorceleuse ou d'un méchant bandit, les stéréotypes se trouvent "triturés" en tous sens. "Une certaine vision du Beau s'accomode aisément de la laideur de l'Autre."(2) Continuons avec une bonne vraie citation universitaire: "En simplifiant la représentation de l’Autre, les stéréotypes nationaux simplifient en même temps le représentation de Soi. Par conséquent, ils jouent un rôle fondamental dans le construction de l’identité collective, et, plus particulièrement, de sa propre identité nationale. L’exercice par lequel un peuple « catégorise » les autres, lui permet, à son tour, de « catégoriser » la sienne propre, de la construire par rapport aux autres peuples : face à eux, contre eux, ou à côté d’eux. Cette construction s’opère dans un mouvement incessant, et les images stéréotypés de l’Autre, comme dans un jeu de miroirs, contribuent à nourrir ce processus d’identification." (3)

     2ab0d104a85659d8bf5678c330b5b1fd.jpg

    Ces livres à visée didactique (à la fois en terme de connaissances à transmettre - sur la nature par exemple -, et en terme de morale) ont aussi une dimension idéologique certaine... Tout de même, reconnaissons-le, ça a un peu vieilli...

    G.-A. Henty, Dans les Pampas, LES JEUNES COLONS,
    Librairie de Firmin-Didot et Cie, 1889.

    (1) C’est à dire les stéréotypes sur l’Etranger.
    (2) Uri Eisenzweig, Le Récit impossible. Forme et sens du roman policier, Christain Bourgeois, 1986, p. 242.
    (3) Robert Frank, « Qu’est ce qu’un stéréotype ? », Une idée fausse est un fait vrai, les stéréotypes nationaux en Europe, sous la direction de Jean-Noël Jeanneney, éd. Odile Jacob, 2000, p 23-24.

  • La Montagne d'or

    Ce n'est pas un collier d'or, ce n'est pas un trésor, c'est carrément une montagne d'or que promet ce petit roman paru dans la collection Oeil de faucon!

    68f5e655ff2b40107496aea6a7f5ce41.jpg