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jeunesse - Page 4

  • Claudine Roland & Didier Grosjean, Moi, Moctezuma

    Il y a quelques temps, j'ai chroniqué La Sorcière et le conquistador de Claudine Roland & Didier Grosjean. Aujourd'hui, je suis tombé sur une interview de l'illustrateur Jean-Michel Payet parlant notamment de Moi, Moctézuma des mêmes auteurs:

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    Nourrissez-vous un intérêt particulier pour l'empire Aztèque ?

    JM.P : Illustrer la vie de Moctezuma (Moi, Moctezuma de Didier Grosjean et Claudine Roland- Casterman - 1990) m'avait vraiment passionné. J'avais lu à l'époque beaucoup d'ouvrages sur le sujet et on écrit avec ce qu'on possède comme traces. Moctezuma était une histoire formidable, je suis d'ailleurs étonné qu'il n'y ait jamais eu de films sur cette conquête. L'arrivée de Cortes à Mexico, une ville construite sur l'eau, aurait fait un film fabuleux !
    Moi, Moctezuma a été écrit par deux auteurs, Didier Grosjean et Claudine Roland, qui sont devenus des amis et dans Questions pour un crapaud, je leur glisse un petit clin d'œil : Jock parle des prénoms des professeurs (le professeur Sanchez s'appelle Moctezuma) et quand il apprend que la prof de maths s'appelle Claudine, il la trouve tout de suite plus sympathique.
    Je désirais également proposer un peu d'exotisme, faire allusion à une région et une époque de l'histoire du Mexique que les lecteurs ne connaissent pas vraiment. Qui est le dernier empereur Aztèque ? On parle beaucoup de Moctezuma, mais ensuite, il y a eu Cuauthémoc. Tous ces noms sont jolis à utiliser dans la littérature. De plus les Aztèques ont inventé un mot dont on se sert tous les jours, le mot "chocolat" : c'était tchocolatl. On ne peut pas leur en vouloir d'avoir inventé un mot comme cela !

    Sources: http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/auteurs/jean-michel-payet.htm/

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    Ce qui est amusant lors de ces recherches ce sont les résultats parfois étonnants. Je me suis par exemple aperçu que Jean-Michel Payet utilisait la même plate-forme de blogging que moi (le blog de Jean-Michel Payet) ou qu'il n'était pas facile de trouver une image de Moi Moctezuma exploitable sur le net.

     

  • Eugene E. Whitworth, Le Prince Jaguar

    Un roman dont je ne sais absolument rien, n'ayant lu que la présentation de l'éditeur sur une des grandes librairies en ligne: Le Prince jaguar de Eugène E. Whitworth. L'ouvrage est épuisé (donc une petite image récupérée sur le net). Il présente en outre la particularité d'avoir été publié chez un éditeur spécialisé dans l'ésotérisme.

    "Les mayas constituaient une civilisation très avancée en arts et en sciences. Ces guerriers habiles maîtrisaient entre autres l’astronomie et la médecine. Comment expliquer alors la chute si abrupte de cette civilisation lors de l’invasion espagnole ? Cette oeuvre de fiction nous fait découvrir la vie religieuse, politique et sociale de la civilisation Maya dans son déclin."

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    Eugène E. Whitworth, Le Prince jaguar, AdA, 1998

  • Geronimo Stilton, Tome 25, Le Temple du rubis de feu

    La série Geronimo Stilton publiée par les éditions Albin Michel Jeunesse, nous donne deux titres qui intéressent ce blogue. Geronimo Stilton est le directeur de L'Echo du rongeur, "le journal de plus réputé de l'Ile des Souris", qui a son siège à Sourisia, capitale de l'île. Comme moi il est collectionneur, pour lui il s'agit d'accumuler des vieilles croûtes du fromage du XVIe siècle.

    Dans le tome 25 des aventures de Geronimo Stilton, notre sympathique rongeur (dont le prénom ne laissera pas indifférent Grand-Sachem-la-Brocante) et qui n'a rien d'un écureuil, est entraîné en Amazonie par le professeur Volt sur les traces d'un fabuleux rubis caché dans un temple enfoui dans la jungle.

    4e de couverture: "Partir à la recherche du Rubis de Feu dans le sous-marin jaune du professeur Volt, c'est déjà une aventure ! Mais vaincre tous les dangers de la mystérieuse forêt amazonienne, ça, c'est un exploit ! Fourmis géantes et piranhas affamés... Si vous aimez avoir peur, vous ne serez pas déçus, parole de rongeur !"

    A partir de 6 ans.

    geronimo stilton le temple de rubis.jpg

     

    Geronimo Stilton, Le Temple du rubis de feu,
    série Geronimo Stilton, n° 25,
    Albin Michel Jeunesse, janvier 2006

  • Esther van Loo, La récompense de Nizia, conte de Noël chilien

    Le conte de Noël chilien paru sous le titre de La récompense de Nizia dans Lisette n° 51 du 18 décembre 1949 et signé Esther van Loo n'a que peu d'intérêt pour les amateurs de peuples précolombiens mais la couverture est jolie alors je ne résiste pas à vous la faire partager. J'ai trouvé ce numéro chez mon ami Hervé, bouquiniste, heureux taulier de la plus petite bouquinerie de Picardie. On peut le soutenir en visitant sa boutique sur Delcampe.

    lisette 1949001.jpg

     

  • K. Mast, Le Trésor du Quarocuya

    Après la rédaction de quelques billets médiocres (voire publication de billets sans rédaction), je termine cette semaine avec un livre médiocre.

    Le Livre TV est une collection publiée aux débuts des années 1960 par les Editions de l’amitié. Bibliopoche recense une vingtaine de titres (je n’ai pas vérifié s’il y en avait plus). On y trouve des livres d’aventures dont les personnages principaux sont des enfants. La collection nous emmène aux quatre coins du Monde.

    mast le trésor de quarocuya003.jpgLe titre et la présentation de la collection m’ont amené à chercher des feuilletons diffusés aux débuts des années 1960. Rien. Etrange non ? La solution à l’énigme est apportée par l’indispensable ouvrage de Raymond Perrin, Un Siècle de fictions pour les 8 à 15 ans (Editions L'Harmattan, 2003). En fait, Le Livre TV n’a aucun rapport avec les feuilletons télévisés ! En effet, « Les Editions de l’Amitié créent l’éphémère collection au format poche : « Livre T.V. » vers 1963. Parce que la couverture cartonnée et quelques hors texte présentent des illustrations photographiques inscrites dans un écran de téléviseur aux bords arrondis ! » et Raymond Perrin indique « cette collection ne publie aucun récit en liaison avec ce médium [i.e. la télévision] » (p. 205).

    Evidemment dans cette collection on ne peut s’attendre à trouver des œuvres de haute tenue littéraire. Je suis habitué à lire des ouvrages dont la seule ambition est d’apporter délassement et distraction au lecteur. Dans Le Trésor de Quarocuya, le style est lourd, les illustrations peu engageantes et sans cohérence, l’intrigue linéaire et sans grand intérêt. J'avoue ma déception, ayant savouré quelques livres plus anciens mettant en scène les Caraïbes.
    Retenons tout de même la narration de la légende du gros rocher de Quarocuya qui se situe sur l’île de Saint Domingue (sur la partie haïtienne): « Un grand chef indien, Quarocuya était son nom, y gardait dit-on, prisonnière une femme blanche. Il y a longtemps, très longtemps, ce devait être à l’époque où les premiers Blancs ont débarqué dans l’île, sous les ordres de Christophe Colomb . L’île portait alors son nom indien de Quisqueya. Le chef indien, vivant avec sa famille, loin de la côte, dans la plaine de Cibao où le sol est fertile et où le yucca mast le trésor de quarocuya002.jpgpousse bien. Un jour, ses informateurs sont venus lui annoncer que des dieux à la peau blanche , surgissant des eaux, s’étaient installés à l’endroit où le grand fleuve se jette dasn la mer. Le jour même, Quarocuya se mit en route pour voir de ses propres yeux ces dieux inconnus. Au bord du fleuve, il vit la fille d’un de ces colons, qui lavait du linge, et la salua avec déférence. Il ne pouvait se rassasier de la vue de cette peau si blanche. Pour le punir, le Grand Esprit des Indiens lui jeta un sort. Le cacique tomba éperdument amoureux de la fille blanche. » (p. 86)
    Quarocuya ne se nourrit plus et dépérit. Ses hommes enlèvent la jeune blanche, rendant furieux les Blancs. Quarocuya et sa prisonnière se réfugient sur le grand rocher au milieu du fleuve. Elle lui donne un fils et meurt en couche. Inconsolable, Quarocuya boit le breuvage du Grand Sommeil. A l’endroit où reposent les trois corps, une caissette en acajou contient un grand nombre de cailloux dorés. Depuis, une idole veille sur le trésor.

     

    mast le trésor de quarocuya001.jpg

     

    K. Mast, Le Trésor du Quarocuya (VO : Rauch im Bao-Tal),
    collection Le Livre TV,n° 7 ( ?),
    Editions de l’Amitié, G.T.Rageot , 1963,
    traduction de E. Vincent, illustrations de A. Minot

     

  • Jules Verne, Le Phare du bout du monde

    verne le phare du bout du monde 2.jpgL’intrigue du roman Le Phare du bout du monde se déroule… au bout du monde. Plus précisément sur « L’Île des États, nommée aussi Terre des États, […] située à l’extrémité sud-est du nouveau continent » (chapitre II). Mais où est-ce ? Jules Verne, toujours très didactique, nous renseigne: « C’est le dernier et le plus oriental fragment de cet archipel magellanique que les convulsions de l’époque plutonienne ont lancé sur ces parages du cinquante-cinquième parallèle, à moins de sept degrés du cercle polaire antarctique. ».

    "Malgré les dangers très sérieux que courent leurs embarcations, en traversant le détroit de Lemaire, les Fuégiens y viennent quelquefois faire de fructueuses pêches" On apprend encore que "pendant la belle saison, les Fuégiens ou Pécherais y font de rares apparitions, lorsque le gros temps les oblige à y relâcher."

    Ces peuples sont présentés comme tout à fait pacifiques : "Il n’est pas inutile de répéter que la sécurité des trois gardiens paraissait être complète, si isolée que fût l’Île des États, à quinze cents milles de Buenos-Ayres, d’où pouvaient seulement venir le ravitaillement et les secours. Les quelques Fuégiens ou Pécherais qui s’y transportaient parfois pendant la belle saison n’y faisaient point un long séjour, et ces pauvres gens sont, au surplus, tout à fait inoffensifs. La pêche achevée, ils avaient hâte de retraverser le détroit de Lemaire et de regagner le littoral de la Terre de Feu ou les îles de l’archipel."

    L’île n’est pas si tranquille : elle abrite aussi des pilleurs d’épaves (qui sont aussi des naufrageurs) : "Ce n’était qu’un ramassis de gens originaires du Sud-Amérique. Cinq d’entre eux étaient de nationalité argentine ou chilienne. Quant aux autres, vraisemblablement des natifs de la Fuégie, recrutés par Kongre, ils n’avaient eu qu’à traverser le détroit de Lemaire pour compléter la bande, sur cette île qu’ils connaissaient déjà pour y être venus pêcher pendant la belle saison. "(chapitre IV)

     

    La récolte précolombien est très faible comme souvent chez Jules Verne qui s'est peu intéressé à ces peuples.

     

    Jules Verne, Le Phare du bout du monde, nombreuses éditions.

     

  • Roger Judenne, La Colère du Dieu Serpent

    4e de couverture de ce roman jeunesse publié en 1986:
    Xaralt est traqué par les Aztèques qui veulent le sacrifier pour apaiser la colère des Dieux. Afin de leur échapper, il part à la recherche du trésor de Quetzalcoatl, le Dieu Serpent.
    judenne la colere du dieu serpent.jpg

    Roger Judenne, La Colère du Dieu Serpent,
    Collection Maîtres de l'Aventure, Editions de l'Amitié, 1986