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littérature populaire - Page 5

  • Pierre Dennys, Le Papillon du Brésil

    Les éditions Tallandier ont été évoquées à de nombreuses reprises sur ce blog notamment avec la collection des Tallandier dits Bleus.

    Il ne s'agit pas dans Le Papillon du Brésil de nous entraîner sur les pas du célèbre bagnard Papillon mais pour un entomologiste (Emmanuel Godefroy) d'attraper un vrai papillon (du Brésil) - qui porte le joli nom de "Fulgor porte-lanterne"  -afin de prouver que les théories de son adversaire (allemand comme il se doit) sur la luminescence du papillon sont erronées.

    Une expédition est montée pour aller explorer l'Amazonie, plus précisemment le Matto-Grosso. Les savants ne manqueront pas de rencontrer quelqus tribus plus ou moins hostiles.

    Toute la première partie est occupée par le récit de la prépartion de l'expédition.
    La seconde partie est un classique récit de jungle avec faune et flore étonnantes.
    On trouve quelques beaux portraits d'Amérindiens et surtout une évocation sasissante des "barbares" Botocudos.

    La couverture n'a rien d'original. Evidemment pour les connaisseurs, elle rappelle que Tallandier utilisa des couvertures "passe-partout", mais, à l'attention de ceux qui ne sont pas des spécialistes de la littérature populaire des 1930, voici deux ouvrages différents avec cette même couverture:

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    Pierre Dennys, Le Papillon du Brésil,
    Grandes Aventures, Voyages excentriques, n° 505,
    Edtions Tallandier, 1934.

  • Le Rocambole 43/44

    Je l'annonçais il y a quelques jours, le n°43/44 consacré à Jules Lermina est sorti.

    Au sommaire:

    Editoral
    Vie de l’association

    Dossier : Jules Lermina
    — Résurrections de Lermina, par Jérôme Solal & Eric Vauthier
    — Jules Lermina (1839-1915), par Elsa de Lavergne
    — Jules Lermina écrit à son avocat, par Jean-Luc Buard
    — Jules Lermina, par Pierre & Paul [Léon Vanier]
    — Déménagements, par Jules Lermina
    — Dictionnaire de la France contemporaine (1885), par Thierry Chevrier
    — Jules Lermina critique de J.‑K. Huysmans, par Francesca Guglielmi
    — Entre utopie et réalité : aventures humaines selon Jules Lermina dans le Journal des voyages, par Marie Palewska
    — Lermina à la suite de Dumas, par Daniel Compère
    La Bataille de Strasbourg de Jules Lermina et le Péril jaune, par Charles Moreau et J.-L. Buard
    Le Crime d’Amiens, par Alfu
    — La subversion par le poncif : L’Effrayante aventure de Jules Lermina, par Vittorio Frigerio
    — Laminer l’impossible : Lermina occultiste, par Jérôme Solal
    — Jules Lermina styliste : un audacieux conservateur !, par Jean-Paul Colin
    La Deux fois morte, une femme sous influence, par Laurence Decroocq
    — Les « histoires à faire peur » de Jules Lermina, par Eric Vauthier
    — Jules Lermina, défenseur du droit d’auteur, par Marie-Pierre Rootering
    — Essai d’inventaire des œuvres de Jules Lermina, par J.-L. Buard, suivi de : Jules Lermina en Italie, par Roberto Pirani
    — L. Boulanger, éditeur de Jules Lermina, par J.-L. Buard

    Chroniques
    — Le Front populaire
    — Achats, ventes, échanges…

    Les Contes du Rocambole
    — La Vengeance d’une araignée, par Jules Lermina (1861)
    Le Doigt de la morte, par Joe Trézel (1869)

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    Pour le commander cliquez ici

  • Offrez des "Rocambole"!

    Deux numéros du Rocambole pour finir cette année populaire en beauté !

    Le numéro 43/44 (numéro double) est consacré à Jules Lermina. L’auteur est tombé dans l’oubli (plus sûrement que Ponson du Terrail - sauvé par son personnage Rocambole). Pourtant son œuvre est importante, en témoigne les 80 (oui quatre-vingt!) pages de la bibliographie (dont l’auteur, Jean-Luc Buard, indique qu’elle n’est pas exhaustive !).
    Je reviendrai dans les prochains jours sur cet auteur en évoquant l’une de ses oeuvres.

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    Le numéro 45 est quant à lui consacré au roman policier belge. La production d’outre-Quiévrain est en effet fort importante. Mentionnons simplement Harry Dickson… Signalons aussi un article fort intéressant consacré au père de Nestor Burma, Léo Malet.

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    On peut se procurer les numéros de la revue sur site de la revue. Un très beau de cadeau pour Noël!

     

  • Jean Normand, Arika, fleur des tropiques

    Jean Normand a écrit nombre de romans d’aventures se déroulant en Guyane où il fut en poste.

    Arika, fleur des tropiques est l’avant dernier volume de la collection "La Belle aventure".

    Maurice Lambrac est un placérien (c.à.d. un prospecteur d’or) aisé qui vit six mois sur son exploitation aurifère du Haut-Maroni et six mois à Saint-Laurent. Sur son placer arrive Jane Frainel, jeune et jolie jeune femme envoyée du journal « Le Monde » dont l’objectif est d’ « aller là où l’on rencontre le Peau-Rouge qui n’a point encore pris contact avec la civilisation » (p. 5). Il rencontre en cela le projet de Michel Lambrac (euh mais c’est qui est ce Michel ? en fait c’est Maurice, il a juste changé de prénom entre la page 3 et la page 4) qui souhaite aller explorer le territoire des Oyaricoulais.

    Quinze jours après nous retrouverons nos héros à la crique Araoua, frontière du pays des Oyaricoulais. Michel et Jane discutent des causes de l’hostilité des Oyaricoulais envers les Blancs. S’ils méprisent ou méconnaissent la valeur du précieux métal, vivant de pêche et de cueillette, ce n’est pas le secret de l’or qu’ils protègent. Pour Michel, les raisons sont claires : « je pense que le secret dont ces Peaux-Rouges veulent garder l’intégrité n’est autre que de la tradition, le secret des rites ancestraux » (p. 9).
    Lambrac émet même une hypothèse : « il ne faut pas oublier que les Peaux-Rouges de l’Amérique du Sud sont les descendants des Incas qui eurent tant à souffrir de la domination espagnole. Certains d’entre eux, qui purent s’échapper, virent se réfugier dans les immenses solitudes des forêts de la Guyane, où ils auraient construits des temples en tout semblables à ceux du Pérou » (p. 9).

    Si le sable de la crique dévoile un bel espoir de richesse, il faut se protéger du danger immédiat que constitue la menace Oyaricoulais. Le camp est fortifié et les Indiens rapidement mis en déroute laissant un jeune homme blessé et sa fiancée sur le terrain. La jeune Indienne, Arika, se laisse apprivoiser et conduit les Français son village.
    Elle pâlit quand, après cette étape, Michel décide d’aller vers les monts Tumuc-Humac qui semblent cacher un mystère. Sur les flancs de la montagne, ils découvrent, stupéfaits, des ruines: un temple inca dont la plus grande partie est sous terre !

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    Jean Normand, Arika, fleur des tropiques,
    La Belle aventure, n° 27,
    Editions S.E.P.I.A., 1938

  • Jean Rosmer, Les Frères du Soleil

    Au Pérou, c’est le jour des fiançailles entre Mercédès de Canalleros et du comte français Vivian de Trêmes.
    Mercédès est inquiète : elle a trouvé quelques jours auparavant d’abord un collier de rubis (ce qui troubla fort son père) puis d’autres bijoux et joyaux.
    Elle explique à son fiancé qu’elle descend des anciens Incas par sa mère. Le jour des fiançailles, Mercédès reçoit un message des Frères du Soleil : […] Tu es destinée à vivre dans le temple de notre Dieu, à le servir, à le vénérer, à être sa prêtresse suprême, à demeurer, seule et sans époux […] (p. 6).
    Les sectateurs du Soleil l’enlèvent et la conduisent Pachacamac.

    Le temple est « un étrange bâtiment de forme octogonale, au toit en coupole, entouré des vestiges d’une haute muraille de pierre dure, couverte de dessins et d’ornements symboliques « (p. 12)

    On y trouve des momies incas, des souterrains, des exaltés et dans le secret du temple une curieuse statue : « Assis sur une gloire de rayons incandescents, le Soleil laissait flotter son regard empreint de la plus grande noblesse. C’était l’image célèbre conservée depuis tant de siècles par les fidèles sectateurs de ses rites. [Mercédès] en avait souvent entendu parler, mais ne se doutait pas de la richesse des pierreries, des perles, des incrustations dont l’idole était constellée » (p. 17)

    Plus curieuse est encore la statue sur la couverture, qui ressemble plus à celle de la Liberté qu'à de l'art inca!

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    Jean Rosmer, Les Frères du Soleil,
    Collection La Belle Aventure, n° 20,
    Editions S.E.P.I.A., 1938

     

  • Marcel Vigier, Le Secret des Llanos

    Les Llanos est une zone de grandes plaines herbeuses qui occupent l'est de la Colombie et le sud du Vénézuela.

    Marcel Vigier publie en 1932 Le Secret des Llanos dans la collection de Tallandier "Grandes Aventures - Voyages excentriques".

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    Marcel Vigier, Le Secret des Llanos,
    Grandes Aventures - Voyages excentriques, n° 409,
    Editions Jules Tallandier, 1932

  • Louis Boussenard, Les Robinsons de la Guyane

    Louis Boussenard (1847-1911) est presque tombé dans l'oubli. Certes Jean-Paul Sartre le cite dans Les Mots mais les oeuvres de Boussenard ne sont guère rééditées. Il connut pourtant son heure de gloire de la fin du XIXe aux années 1930. Il fut même surnommé le Rider Haggard français. Il nous intéresse particulièrement car plusieurs de ses ouvrages ont pour cadre l'Amérique du Sud. C'est le cas de Les Robinsons de la Guyane (3 volumes publiés en 1882). Il est parfois un peu difficile de s'y retrouver dans la bibliographie de l'auteur. On pourra lire la magistrale étude de Thierry Chevrier: Le Globe Trotteur de la Beauce, Louis Boussenard, Hors série numéro 3 des Cahiers pour la littérature populaire, 1997 qui comprend une bibliographie complète. En effet, des éditeurs comme Tallandier ont découpé ses oeuvres pour fournir plusieurs volumes (ce fut aussi le cas pour des auteurs comme Paul d'Ivoi).

    Ainsi  Les Robinsons de la Guyane comprennent-ils trois volumes:
    Les Robinsons de la Guyane : Le Tigre blanc (1882)
    Les Robinsons de la Guyane : Le Secret de l'or (1882)
    Les Robinsons de la Guyane : Les Mystères de la forêt vierge (1882)

    Les volumes 6,7,8 et 9 de la Bibliothèque des Grandes aventures (éditions Jules Tallandier) reprennent ce texte (en 4 volumes donc) sous les titres:
    6. Les Robinsons de la Guyane (15 novembre 1923)
    7. Le Secret de l’or (29 novembre 1923)
    8. Les Mystères de la forêt vierge (13 décembre 1923)
    9. Les Mystères de la Guyane (27 décembre 1923)
    L'ensemble est imposant, chaque volume comptant environ 220 pages (soit 880 pages environ)

    Les couvertures de H. Thiriet sont très évocatrices.
    Comme souvent la sauvagerie n'est pas forcément du côté que l'on croit. je me permets de citer ces quelques mots de Matthieu Letourneux sur son site consacré au roman d'aventures: " Car derrière la vision impérialiste, morale et didactique du monde, c'est toujours cette même fascination pour le Wild, cette sauvagerie ancrée en nous, que l'on devine dans les romans d'aventures. Boussenard est sans doute l'un des auteurs qui, par les excès d'un discours oscillant constamment entre vulgarisation pédagogique et goût pour une aventure violente, témoigne le mieux de cette ambiguïté profonde du genre."

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    Louis Boussenard, Les Robinsons de la Guyane,
    Bibliothèque des Grandes Aventures, n° 6,
    Editions Jules Tallandier, 1923
    Illustration de H. Thiriet