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mexique - Page 5

  • Kay Pradier, La princesse aztèque Malinali

    La princesse aztèque Malinali, sous titré "La véritable histoire de la compagne de Cortés et son rôle dans la conquête espagnole du Mexique" est paru en 2001 aux éditions Favre. Il s'agit d'un roman historique. Malinali est plus connue sous le nom de La Malinche.

    Résumé de l'éditeur:

    Au début du XVIe siècle, sous le règne de Montezuma, l'empire aztèque était au faîte de sa richesse et de sa puissance. Et pourtant, quand Hernan Cortés débarqua en 1519, avec 400 soldats et une vingtaine de chevaux, tout s'effondra en quelques mois... L'homme blanc venu de la mer était barbu, coiffé d'un casque étincelant, monté sur un animal fabuleux et son arme jetait des éclairs qui semaient la mort à distance . Les Indiens crurent reconnaître en Cortés le Dieu Quetzacoatl qui devait, selon la légende, venir à la fin des temps reprendre son trône... Leurs illusions engendrèrent leur perte. Dans cette aventure inouïe et cruelle, on a hélas presque oublié le rôle discret et cependant essentiel que joua une jeune princesse aztèque. Elle s'appelait Malinali. Plus tard, les Espagnols la nommèrent Dona Marina, en signe du respect qu'ils lui témoignaient. Choyée jusqu'à la mort de son père, le cacique Tetcozinco, ami et allié de l'empereur Montezuma, elle fut ensuite vendue par sa mère à un marchand d'esclaves. Quand son destin la plaça par hasard sur le chemin de Cortés, qui venait de débarquer et à qui elle fut donnée parmi un tribut de vingt autres serviteurs, elle en tomba follement amoureuse. Elle apprit sa langue et devint sa maîtresse, ainsi que la plus précieuse des alliées. Comment vécut-elle des situations aussi extrêmes, placée entre sa passion pour son amant et sa loyauté envers son empereur et son peuple ? Certains peuvent penser qu'elle fut traîtresse à sa patrie. N'était-elle pas plutôt la victime des circonstances, plongée malgré elle dans un contexte dévoré par la convoitise ? Elle-même ne s'appartenait plus, elle avait été négociée et était devenue la propriété d'un homme, un étranger. Comment aurait-elle pu résister alors que les plus importants enjeux de pouvoir et de richesse dominaient son univers ? Plutôt que de la considérer en partie responsable de la chute inéluctable de l'empire aztèque, cette biographie romancée et très vivante aspire à rendre hommage à celle qui ouvra sincèrement pour favoriser le métissage des peuples et l'avènement du Mexique moderne.

    Kay Pradier a aussi publié, en 2003, Gloire et infortune de Cortés toujours aux éditions Favre.

     

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    Kay Pradier, La princesse aztèque Malinali,
    "La véritable histoire de la compagne de Cortés et son rôle dans la conquête espagnole du Mexique",
    Editions Favre, 2001

  • Claudine Roland & Didier Grosjean, Moi, Moctezuma

    Il y a quelques temps, j'ai chroniqué La Sorcière et le conquistador de Claudine Roland & Didier Grosjean. Aujourd'hui, je suis tombé sur une interview de l'illustrateur Jean-Michel Payet parlant notamment de Moi, Moctézuma des mêmes auteurs:

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    Nourrissez-vous un intérêt particulier pour l'empire Aztèque ?

    JM.P : Illustrer la vie de Moctezuma (Moi, Moctezuma de Didier Grosjean et Claudine Roland- Casterman - 1990) m'avait vraiment passionné. J'avais lu à l'époque beaucoup d'ouvrages sur le sujet et on écrit avec ce qu'on possède comme traces. Moctezuma était une histoire formidable, je suis d'ailleurs étonné qu'il n'y ait jamais eu de films sur cette conquête. L'arrivée de Cortes à Mexico, une ville construite sur l'eau, aurait fait un film fabuleux !
    Moi, Moctezuma a été écrit par deux auteurs, Didier Grosjean et Claudine Roland, qui sont devenus des amis et dans Questions pour un crapaud, je leur glisse un petit clin d'œil : Jock parle des prénoms des professeurs (le professeur Sanchez s'appelle Moctezuma) et quand il apprend que la prof de maths s'appelle Claudine, il la trouve tout de suite plus sympathique.
    Je désirais également proposer un peu d'exotisme, faire allusion à une région et une époque de l'histoire du Mexique que les lecteurs ne connaissent pas vraiment. Qui est le dernier empereur Aztèque ? On parle beaucoup de Moctezuma, mais ensuite, il y a eu Cuauthémoc. Tous ces noms sont jolis à utiliser dans la littérature. De plus les Aztèques ont inventé un mot dont on se sert tous les jours, le mot "chocolat" : c'était tchocolatl. On ne peut pas leur en vouloir d'avoir inventé un mot comme cela !

    Sources: http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/auteurs/jean-michel-payet.htm/

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    Ce qui est amusant lors de ces recherches ce sont les résultats parfois étonnants. Je me suis par exemple aperçu que Jean-Michel Payet utilisait la même plate-forme de blogging que moi (le blog de Jean-Michel Payet) ou qu'il n'était pas facile de trouver une image de Moi Moctezuma exploitable sur le net.

     

  • Max d'Amplaing, Yaqui

    Voici le genre d'oeuvres qui pourrait aussi bien être chroniquées ici que sur le blog de notre frère du nord Grand-Sachem-la-Brocante.
    Les Yaquis sont en effet des Indiens du Nord du Mexique et du Sud-Ouest des Etats-Unis. Notre amie Wikipedia nous donne des informations supplémentaires. On apprend ainsi que les Yaquis ne furent jamais soumis ni aux Toltèques ni aux Aztèques ce qui orienterait vers ce blog plutôt que celui de Grand-Sachem-la-Brocante. Pourtant il y a une dimension western évidente avec chercheurs d'or, attaques indiennes,...

    Cela étant posé, et comme Grand-Sachem-la-Brocante ne semble pas posséder ce fascicule, je me propose de le chroniquer.
    Max d'Amplaing a déjà été évoqué sur ce blog avec Le Trésor des Indiens, paru comme Yaqui, dans la collection Junior.

     

     

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    Max d'Amplaing, Yaqui, collection Junior Bimensuel, n° 77, Editions Stael, 1950.

  • Duval, Gioux, Quet & Beau, Hauteville House, 1, Zelda

    Une bande dessinée qui s’ouvre sur une vignette représentant au premier plan, avec une manifeste esthétique steampunk, un steamer auquel sont amarrés deux dirigeables et au second plan trois pyramides mayas à degrés ne peut qu’éveiller un puissant intérêt.

    Dans une autre réalité, en 1864, l’empereur Naopléon III tente d’obtenir la suprématie sur les puissances rivales que sont l’Angleterre et la Prusse. Pour cela, l’armée et les services secrets impériaux appuyés par des civils mènent des recherches dans les domaines de la métaphysique, des sciences occultes et des légendes populaires. Au Mexique, Cortès n’aurait pas découvert l’Eldorado mais, selon des fragments inédits des chroniques de Bernal del Castillo, une arme tellement puissante que Napoléon III serait en mesure de conquérir l’ensemble du continent américain. A Hauteville House, la propriété de Victor Hugo à Guernesey, Gavroche et des soldats républicains tentent de contrer les projets impériaux.

    Hauteville House est une grande et belle série (cinq volumes parus, un sixième annoncé) et un détour par le superbe site officiel est hautement recommandé.

     

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    Duval, Gioux, Quet & Beau, Hauteville House, 1, Zelda,
    collection Série B, éditions Delcourt 2004-2008.

  • Tristan Chalon, L’Aigle et le jaguar

    Les éditions Almathée (éditions à compte d'auteur) ont publié deux ouvrages de Tristan Chalon consacrés aux Aztèques.
    Nous commencerons par L'Aigle et le jaguar:

    Présentation de l'éditeur:
    "De la tribu errante qui finit par se fixer à Tenochtitlan (Mexico) en 1325 de notre ère, à la création des Trois cités (en 1428), pour aboutir à la fondation du puissant empire aztèque, c’est la saga passionnante d’une famille. Des héros imaginaires, issus de la classe dirigeante, nous font revivre à travers leur épopée, non seulement leurs drames et leurs moments de gloire, mais aussi ils illustrent, comme pour le rendre plus vivant, et donc plus compréhensible, le cheminement de ces peuples qui, partis de rien, ont fini par régner sur un continent. Jusqu’à leur anéantissement lors de la conquête espagnole (1519). Des êtres de chair et de sang dans lesquels nous ne pouvons que nous reconnaître, tant ils sont avant tout humains. Œuvre d’imagination, ce récit, qui s’appuie sur des bases historiques, retrace le fabuleux destin de l’empire aztèque. Un livre qui ne saurait que passionner les férus de l’histoire de ces grandes civilisations disparues mais toujours auréolées de mystère. Et dont la suite, L’Indienne, nous entraînera dans cette catastrophe que fut, pour cette civilisation, l’invasion espagnole."
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    Tristan Chalon, L'Aigle et le jaguar, Editions Almathée, 2008
    Il me serait nécessaire d'explorer les catalogues des éditions à compte d'auteur de manière plus systématique. J'ai déjà présenté quelques titres mais sans doute en ai-je oublié beaucoup...
  • Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio, Helldorado, tome 1, La Santa Maladria

    helldorado vignette.jpgUne île inconnue, dans l’Atlantique au large des côtes de l’actuel Mexique. Sans pitié, les matadors, qui ont tous les attributs des conquisatdores, massacrent toute la population d’un village. Après leur passage, deux Syyanas de classe inférieure, Hutatsu et Dathcino se servent allègrement dans les habitations et prennent du bon temps. Au petit matin, des soldats Syyanas surprennent les pillards et les emmènent en ville.

    Le grand prêtre au cours d’un jeu cruel condamne ceux qui ont été capturés à être immédiatement tués, à servir de soldats de première ligne, à être sacrifiés aux dieux ou encore à soigner les victimes d’une terrible épidémie qui ravage l’île. Hutatsu et Dathcino rejoignent la maladrerie où ils rencontrent Initsiii jeunes méso-américaine qui tente de soulager les malheureux malades.

    De l’autre côté, les nouvelles recrues des matadors écoutent le discours de leur supérieur qui promet la mort pour un tiers d’entre eux et la fortune pour la gloire de Dieu pour les autres avec un retour en Espagne au bout de deux ans.
    Une offensive est lancée contre la ville. Les Méso-américains utilisent des malades comme boucliers humains. Hutatsu et Dathcino suivent donc sur le champ de bataille. El Capitan, le chef des Espagnols, demande à ses hommes de capturer les moins malades pour qu’ils servent de cobayes. Parmi les prisonniers se trouve Datchino. Son ami demande aussi à être capturé pour ne pas rester seul.L’album se clôt sur une vue d’ensemble de l’île.

     

    Je ne suis aucunement spécialiste de bande dessinée. L’histoire me semble un peu mécanique : les deux protagonistes indiens passent leur temps à être capturés, fuir pour mieux être de nouveau pris. L’emploi de vocabulaire et d’expressions contemporains « Bouffe donc au lieu de me prendre la tête » ( page 12 par exemple) surprend un peu.
    En revanche l’expressivité du dessin est forte et parfois elle suffit, le lecteur oubliant qu’il n’y a pas de bulles pendant plusieurs pages tant il est entraîné dans la narration dessinée.

    L’œuvre est violente, le trait dur. Les sacrifices humains, les massacres, les scènes de bataille sont dessinées à grand renfort d’hémoglobine et de corps exp(l)osés. De même les ravages de la maladie que l’on ne nomme pas sont représentés crûment. Le thème de la conquête espagnole a largement été traité par les auteurs de bande dessinée. La singularité de cette série réside non pas dans la lutte entre Précolombiens et Espagnols mais dans la présence d’un troisième protagoniste, la maladie qui ne doit absolument quitter l’île, qui a transformé cet Eldorado en enfer.


    La série est annoncée complète en trois tomes. Pour le moment les tomes 1 & 2 ont été publiés.

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    Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio Noé,
    Helldorado, tome 1, La Santa Maladria,
    Collection Ligne d’horizon, Casterman, 2007

  • Simon Levack, série the Aztecs Mysteries

    Je me permets une petite entorse (ce n'est pas la première d'ailleurs) au caractère francophone des ouvrages présentés sur ce site juste pour signaler la série de Simon Levack intitulée The Aztecs Mysteries.

    Il s'agit de romans (et aussi de nouvelles parues et à paraître dans Ellery Queen's Mystery Magazine) dont principal protagoniste est Yaotl, un aztèque. J'imagine assez bien que Simon Levack, auteur anglais, rejoigne la collection Grands détectives publiée par 10/18.

    La série compte quatre romans:
    - Demon of the Air
    - Shadow of the Lords
    - City of Spies
    - Tribute to the Death

    deux nouvelles publiées:
    - "The Coming of the Gods", Ellery Queen's Mystery Magazine Mars/Avril 2006
    - "Jade Skirt", Ellery Queen's Mystery Magazine Septembre/Octobre 2006

    deux nouvelles annoncées à paraître dans Ellery Queen's Mystery Magazine:
    - "One of Our Barbarians"
    - "Four Hundred Rabbits"

    et une nouvelle inédite publiée sur le site de l’auteur:
    - "Law and Ordure"

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