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toltèque - Page 2

  • Maurice de Moulins, Le Chemin des squelettes

    Dans la célèbre collection des "Tallandier Bleus", qui eut plusieurs noms: Bibliothèque des Grandes aventures ou Grandes aventures et voyages excentriques, on trouve nombre de récits mettant en scène des Précolombiens ou leurs descendants. J'en ai déjà chroniqué quelques-uns. D'autres vont venir (en masse même).

    Voici, par exemple, Le Chemin des Squelettes de Maurice de Moulins, l'un des pseudonymes d'Albert Bonneau, l'auteur, notamment de la série western Catamount.
    Dans Le Chemin des Squelettes, les protagonistes sont à la recherche du trésor des Toltèques.

    Dans une cavité, dont l'existence a été dévoilée à nos héros par un cryptogramme, on trouve un squelette qui ressemble fort aux momies incas:

    " Le squelette semblait regarder en ricanant les nouveaux venus... De solides bandelettes de cuir, que le temps n'avait pas réussi à détruire, le maintenaitent recroquevill, les genoux à la hauteur du menton... De longs cheveux adhéraient encore à son crâne et venaient tomber sur ses épaules, tandis que quelques lambeaux de vêtements dissimulaient encore sa cage thoracique.
    Depuis combien de temps le mort était-il là? Il vivait sans doute quinze siècles auparavant quand les Toltèques avaient occupés toute cette partie septentrionale du Mexique... Peut-être avait-il été un grand guerrier ou un chef puissant pour que l'on apportât tant de soin à conserver sa dépouille mortelle..." ( p. 175)

     

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    Maurice de Moulins, Le Chemin des squelettes,
    Grandes Aventures, Voyages excentriques, n° 367,
    Editions Jules Tallandier, 1931.

     

     

  • Vincent Chabot, Le Maître de Chichen Itza

    Nos amis québécois nous livrent quelques romans historiques ressortissant de notre domaine de prédilection. Après L'Homme-ouragan de Lucie Dufresne voici Le Maître de Chichen Itza par Vincent Chabot.

    Une présentation trouvée sur la toile:

    "La péninsule du Yucatan, Mexique, au XIIIe siècle. Les Toltèques règnent en maîtres absolus sur les Mayas assujettis. Dans ce contexte, une liaison entre un jeune Maya issu du peuple et une princesse toltèque paraît impensable. Et pourtant...

    Magnifique fresque haute en couleur, Le Maître de Chichen Itza de Vincent Chabot nous fait revivre toute une civilisation disparue à travers le destin d'Hunac, un jeune commerçant maya. Voici donc un roman historique qu'on dévore pour le plaisir de voyager dans le temps et de lire une histoire bien ficelée."

    Source: http://www.quebec-amerique.com/00_SSECTION/24b.html

     La quatrième de couverture:

    "En l'an 1200 de notre ère, les sacrifices humains sont pratique courante à Chichen, l'orgueilleuse capitale de l'empire maya-toltèque. Accusé du meurtre du gouverneur-roi, le jeune Hunac fuit, à travers le Yucatan, jusqu'aux ruines de Palenque, où il rencontre l'énigmatique Oreillana. Après une confrontation décisive avec le dieu de la pluie, Hunac se rend aux autorités. Afin de mettre un terme à la sécheresse qui sévit, on s'empresse de le sacrifier dans le grand puits sacré de la capitale. Sauvé des eaux, Hunac est alors placé devant un choix difficile : être le maître d'un empire ou chercher à devenir maître de lui-même. L'histoire d'Hunac Ceel, intimement liée à celle de l'empire maya, trouve son dénouement dans un geste d'éclat. "

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    Vincent Chabot, Le Maître de Chichen Itza,
    Collection Format compact
    Editions Québec Amérique, 2004

  • Lucie Dufresne, L'Homme-ouragan

    En faisant des recherches sur internet, je suis tombé sur cette critique du livre de Lucie Dufresne (voir ci-dessous). Je connais la référence depuis un bon bout de temps mais je n'ai toujours pas acheté l'ouvrage (publié au Canada). J'en profite pour lancer un appel aux lecteurs d'outre-atlantique qui auraient des références d'ouvrages, des reproductions de couvertures,... d'oeuvres susceptibles de m'intéresser.

    L'idée que les Vikings soient descendus bien plus bas que le Vinland a été plusieurs fois exploitée par les auteurs soit de fiction historique soit de d'oeuvres ressortissant plus des littératures de l'imaginaire. Sur ce blog, on peut trouver les références des deux tomes du roman de Pierre Bameul, Pour nourrir le soleil, (La Saga d’Arne Marsson et Le Choix des destins) uchronie dans laquelle des Vikings organisent une armée indienne (des Cheerokees semble-t-il) et créent l'empire aztèque.

    La chronique retient deux grands textes consacrés au Vinland la Saga d'Erik le Rouge et la Saga des Groenlandais rédigées environ 250 ans après la colonisation du Groënland.

    L'intérêt du livre de Lucie Dufresne semble donc (difficile de se faire une opinion sans avoir lu l'ouvrage) tenir dans l'ancrage historique (contrairement à ceux de Pierre Bameul où l'intérêt est plus du côté du développement d'une civilisation à travers le temps et des conséquences de la divergence initiale).

    "Que les Vikings aient multiplié les parties de pêche au large des côtes nord-américaines, et ce, quelques siècles avant que l'Espagne de Colomb s'enorgueillisse naïvement d'avoir découvert un nouveau continent, plus personne ne le conteste. En revanche, avancer qu'un fils d'Erik le Rouge soit devenu, au terme d'une téméraire exploration et d'un fabuleux concours de circonstances, le grand Quetzalcoatl, puissant empereur des Toltèques, ça fait davantage froncer les sourcils. À partir de cette prémisse folle mais historiquement plausible, Lucie Dufresne a développé un premier roman qui ne passe pas inaperçu.

    Ari, fils de Le Rouge et de la druidesse Grimhildr, est promis depuis sa naissance à un destin extraordinaire. Destin qu'il force un peu lorsque, tout jeune encore, il s'embarque en cachette sur un bateau qui, depuis une colonie viking établie au Vinland (quelque part au bord de Terre-Neuve), va longer la côte vers le sud. Une exploration qui vire au cauchemar: après avoir vu la mort de près sur un océan démonté, Ari se retrouve à la dérive sur une coque éventrée, aux côtés du seul autre survivant de l'équipée, Melkolf, un esclave chrétien qui ne fait que se plaindre depuis qu'on l'a déraciné d'Irlande.

    Vous devinez la suite: pour les imberbes Toltèques, peuple du plateau central de l'actuel Mexique, ce naufragé à la barbe rousse flanqué d'un colosse hirsute ne peut être un homme comme les autres. Rapidement promu homme-dieu par ceux qui l'ont recueilli, Ari va réaliser que sa malchance a tout de la bonne fortune. Et si le scénario pourrait être celui d'un film de Disney, on ne peut s'empêcher de penser, comme lecteur, au bien réel et troublant parallèle historique évoqué dans les documents promotionnels de L'Homme-ouragan: à l'apogée de Tollan, capitale des Toltèques, soit vers le tournant du premier millénaire, un dieu conquérant à la barbe rousse aurait bel et bien régné avec faste...

    Fort calée en histoire de l'Amérique précolombienne - elle est l'auteure d'une thèse de doctorat sur les Mayas -, Lucie Dufresne n'est pas avare de détails. On découvre, les yeux ronds, la formidable organisation sociale des Toltèques, leur civilisation dont on dirait volontiers qu'elle était alors la plus évoluée du monde, si les sacrifices humains n'y étaient pas chose courante. Les cérémonies sacrificielles, que les deux compagnons observent de plus en plus près au fil de l'ascension politique d'Ari, leur donneront d'ailleurs bien des haut-le-cœur.

    L'Homme-ouragan a les défauts de ses qualités, des charmes qui en font aussi les limites. Si on sent bien le projet de mettre de la chair autour de cette incursion fort documentée dans l'univers des Toltèques, 500 pages s'avèrent peu de choses pour intriquer une véritable psychologie des personnages et un portrait de civilisation. Mais on touche là aux limites propres à un genre, celui de la fiction historique, et Lucie Dufresne n'en parvient pas moins à faire résonner en nous son hypothèse, qui ne manque pas d'exciter l'imaginaire parce que vachement crédible. "

    source: http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=10&article=29572

    Lucie Dufresne, L'Homme-ouragan,VLB éditeur, 2003, 528 pages

  • Les Vikings précolombiens

    Pierre Bameul, auteur de plusieurs livres de science-fiction, a produit une (courte) série qui nous intéresse : Pour nourrir le soleil (en fait il s’agit d’un seul roman divisé en deux parties pour correspondre au calibrage du Fleuve Noir).

     

    Dans le premier volume, La Saga d'Arne Marsson, de valeureux vikings partis du Vinland, conquièrent (ils sont tout de même cinq !) un beau royaume et Arne Marsson devient le chef incontesté du Peuple. De cette base solide, il lance ses troupes vers les terres chichimèques et toltèques qu’il enlève haut la main. Il devient alors le Quetzolcoalt, le Serpent à plumes.

     

    Un second volume, Le Choix des destins, fera prochainement l’objet d’une notice sur ce blog.

     

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    Pierre Bameul, La Saga d'Arne Marsson, Pour nourrir le soleil -1, Fleuve Noir Anticipation n°1458, 1986