06.12.2009

Achdé & Widenlocker, Le Secret de Tanzania

L’expédition spatiale conduite par le capitaine Flash Bourbon et composée de Mac Rackotte, Philet O’Fish et Sohntapee accompagné de l’électronicien Blackay Decker et de James, petit fils d’O’Fish arrive à destination : Tanzania, la "septième planète à droite dans la galaxie du Phacochère" qui recèle "en son sein les mystérieux vestiges de la civilisation paztèque" (p. 6).

Dès le début, on l’aura compris, le ton est humoristique. Il y a quelque chose du Marsupilami dans cet album, d’ailleurs dédié à André Franquin.

Débarquant pour ce qui être une exploration des plus mouvementées, nos héros s’enfoncent dans la jungle. Leur but est de retrouver "les ruines de l’antique Popocomlabatl et de secourir les membres de la précédente expédition" (p. 10), l’équipe Byron à laquelle appartenait les parents de James.

Malheureusement, le vol subluminique ne permet pas d’aller si vite que cela et 76 ans se sont écoulés au lieu des dix ans de voyage prévus. Il semble bien qu’ils soient seuls sur Tanzania et que les chances de retrouver Byron et ses amis soient proches de zéro.

Dès le premier matin les voici aux prises avec les Woks, sorte de primates géants aussi bêtes que méchants. James est mis à l’abri. Heureusement, Flash Bourbon arrive à temps. Il ordonne de quitter Tanzania avant qu’il ne soit trop tard car des pirates de l’espace, des Kaboums, ont été repérés, laissant le petit fils de O’Fish sur la planète.

Mais les pirates n’ont qu’une idée : mettre la main sur l’enfant coûte que coûte.

James, après avoir pleuré, est recueilli par de gentils kangorilles qui l’emmènent à leur village. Il y retrouve le cuisinier de l’expédition Byron, qu’un accident de caisson de sommeil réveilla 20 ans après les autres. Il raconte à James l’histoire de ses parents qui découvrirent les trésors de la cité endormie de Popocomlabatl, témoins des technologies avancées que les Pastèques, proches des antiques civilisations sud-américaines, détenaient. Etrangement, aucun signe n’est resté des habitants hormis un squelette humanoïde et un médaillon.

En juin 2152, les membres de l’expédition furent enlevés par des pirates et disparurent à jamais. Ce n’est qu’en 2172 que le cuisinier, surnommé Papypo se réveilla et fut adopté par les kangorilles.

Papypo propose d’héberger James dans une maison pastèque. En passant devant le temple dont l’entrée est inviolée depuis 400.000 ans, James s’approche de la porte monumentale malgré les mises en garde de Papypo. Un kikouzébi, une sorte de singe, d’abord hostile, adopte James : c’est un signe que seul l’ancien cuisinier décrypte.

Pendant des années Papypo s’occupe de l’éducation de l’enfant. Le jour de ses seize ans, il emmène James devant le temple et lui montre le médaillon que le kikouzébi insère dans la porte dévoilant un vaisseau spatial. James est désormais le Woker, chargé d’accomplir une antique prophétie. Retrouvera-t-il ses parents ? Quels liens a-t-il avec les Pastèques ? Pourquoi est-il si précieux aux yeux des Kaboums ? Quel destin lui promet la prophétie ?

La suite se trouve dans Les 7 tonnerres de Sonautone que je ne possède pas et pour cause: il ne semble pas avoir été publié!

L’idée de transporter dans l’espace des civilisations d’inspiration précolombienne est relativement courante. On en trouve par exemple dans la collection Fleuve Noir Anticipation, qui propose de belles statues mayas flottant dans l’espace intersidéral dans le roamn de Daniel Piret Le Navire-Planète, c’est aussi un motif utilisé par Harry Harrison dans L'Univers captif, histoire d’arche stellaire à bord de laquelle l’organisation sociale est calquée sur celle des Aztèques.

Les Précolombiens essaiment partout dans la galaxie! Et comme le dit Buzz l’éclair: "Vers l'infini et même au-delà!"

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Achdé & Widinlocker, Le Secret de Tanzania,
série Woker, n°1, Editions Dargaud, 1997

08:40 Publié dans BD, Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, bd, science-fiction, azteque, sf, azteques | | | Digg! Digg

03.12.2009

Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess & Céline Bessoneau, La Brigade Chimérique

Si j'ai déjà évoqué longuement George Spad (voir "le dossier George Spad" dans la colonne de gauche), je n'ai pas véritablement parlé de La Brigade Chimérique, la série de bande dessinée avec Serge Lehman et Fabrice Colin au scénario, Gess au dessin et Céline Bessoneau à la couleur.

Pourquoi n'y a -t-il pas de super-héros en France dignes des Superman, Batman et autres Spiderman? Bonne question. En fait, et je vais un petit m'éloigner du sujet, il y a bien eu des super-héros comme Le Nyctalope de Jean de la Hire, et des super-méchants comme Fantômas ou Zigomar.

La Brigade Chimérique est une série de BD en 12 épisodes qui met en scène ces héros oubliés. Elle est basé sur le roman signé George Spad intitulé L'Homme Chimérique (je renvoie au site de la Société des Amis de George Spad afin d'avoir de plus amples informations sur la série initiale) et ses séquelles.

Les auteurs de la BD font revivre un monde certes mais aussi et surtout nous rappelle la formidable floraison de héros (parfois tout à fait improbables) qui virent le jour entre les deux guerres et qui trouvent ici une seconde jeunesse.

Les Editions L'Atalante proposent la petite vidéo ci-dessous pour faire connaître cette saga qui s'impose comme l'une des meilleures séries BD SF de l'année. La vidéo a été réalisée par Soledad Ottone et diffusée dans le cadre de l'exposition consacrée à La brigade chimérique lors des Utopiales 2009.

 


26.11.2009

Pellos et Montaubert, Les Pieds Nickelés chez les réducteurs de têtes

Croquignol, Filochard et Ribouldingue sont nés sous le crayon de Louis Forton en 1908. Il continue son oeuvre jusqu'à sa mort en 1934. Plusieurs auteurs poursuivent mais les modifications éloignent le public.
En 1948, Pellos reprend la série. Il modernise Les Pieds Nickelés sans leur faire perdre leur esprit d'origine. Les Pieds Nickelés renouent avec le succès.
Les trois Pieds Nickelés sont de vrais... pieds nickelés. Escrocs à la petite semaine, ils se retrouvent souvent sans le rond et espèrent sans cesse la fortune (ou l'inverse :) ).

Aventuriers dans l'âme (et toujours à la recherche d'une bonne affaire qui leur permettra de se la couler douce), les trois compères se font chercheurs d'or,  esthéticiens, organisateurs de voyages dans la Lune, cascadeurs et deviennent même les rois du pétrole! Mais manque de chance, la fortune leur échappe toujours.

Dans Les Pieds Nickelés chez les Réducteurs de têtes, Croquignol, Filochard et Ribouldingue tentent de pénétrer dans la Foire de Bruxelles dans le but de trouver un travail à la hauteur de leurs capacités. Refoulés à plusieurs reprises, ils sont remarqués par des Asiatiques qui les prennent pour des policiers privés et les embauchent afin de surveiller leur pavillon menacé. Après maintes péripéties, Ribouldingue parvient à déjouer les plans de malfrats et sauve le pavillon. Les voici licenciés pour avoir rempli leur mission car ils sont devenus inutiles.

A Bruxelles, ils rencontrent un aspirant dictateur sud-américain qui les entraîne vers le Caniguara. Malheureusement, à leur arrivée un gouvernement d'union nationale s'est formé: plus de révolution ou de coup d'Etat en vue. Ils se font donc guides locaux pour de riches Américains souhaitant découvrir les vestiges des civilisations anciennes dans les montagnes sacrées.

Capturés par des réducteurs de têtes, les membres de l'expédition n'en mènent pas large mais voici que les Indiens Javiros (sic!) prennent Ribouldingue pour leur roi Bagadou VI ! Tout va pour le mieux!

 

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L'expédition est libérée et s'échappe (non sans que les Pieds Nickelés aient chapardé quelques souvenirs commercialisables).

Les Américains se rendant compte qu'en guise de guides, ils n'avaient eu que des escrocs, leur font les poches. Ils ne restent à Croquignol, Filochard et Ribouldingue qu'une carte indiquant l'emplacement d'un trésor inca...

 

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La suite est dans Les Pieds Nickelés au Pays des Incas.

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Pellos (dessin) et Montaubert (scénario),
Les Pieds Nickelés chez les réducteurs de têtes,

Série Les Pieds Nickelés n°42,

Société Parisienne d'Edition,1967

22:37 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, bd, bande dessinée, pieds nickelés, jivaros, amazonie | | | Digg! Digg

10.11.2009

6es Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres

sevres 2009.jpgLes sixièmes rencontres de l'imaginaire de Sèvres auront lieu le 12 décembre 2009 à Sèvres (eh oui!). Le programme est de qualité avec une cinquantaine d'auteurs et illustrateurs, une vingtaine d'éditeurs, des animateurs de fanzines et d'associations,...


Invité d’honneur : Gérard Klein


Les lieux
:
Au Sel (pour les stands)
49 Grande Rue
de 10 h 30 à 18 h 30

A l’esc@le (pour les conférences)
51 Grande Rue
de 11 h à 18 h 00

Conférences :

L’uchronie de 11 h à 12 h Animée par Eric Henriet et Alain Grousset.

Blade, les 40 ans d’une série de SF populaire de 14 h à 15 h Avec Patrick Eris, Richard Nolane, Nemo Sandman et Arnaud Dalrune.

Gérard Klein : les 40 ans de la collection « Ailleurs et Demain » de 15 h 30 à 16 h 30 Gérard Klein, invité d’honneur, est interrogé par Joseph Altairac.

La Maison d’Ailleurs et la mise en valeur du patrimoine de la SF mondiale de 17 h à 18 h. Par son directeur Patrick Gyger.



Les auteurs invités :

Jean-Michel Archaimbault (auteur)
• Jacques Barbéri (auteur)
• Jacques Baudou (auteur, essayiste, directeur de collection)
• Stéphane Beauverger (auteur)
• Pierre Bordage (auteur)
• Anthony Boulanger (auteur)
• Céline Brenne (auteur)
• Michel Borderie (illustrateur)
• Edouard Brasey (auteur)
• Jean-Michel Calvez (auteur)
• Paul Carta (auteur)
• Philippe Caza (illustrateur, auteur de l’affiche)
• Pierre Christin (auteur)
• Fabien Clavel (auteur)
• Fabrice Colin (auteur)
• Mathieu Coudray (illustrateur)
• Philippe Curval (auteur, artiste, critique)
• Jeanne-A. Debats (auteur)
• Philippe Druillet (illustrateur)
• Catherine Dufour (auteur)
• Patrick Eris (auteur)
• Laurent Genefort (auteur)
• Laurent Gidon (auteur)
• Alain Grousset (essayiste,directeur de collection)
• Patrick Gyger (directeur de la Maison d’Ailleurs)
• Johan Héliot (auteur)
• Eric Henriet (essayiste)
• P. J. Hérault (auteur)
• Eric Hosltein (auteur)
• Jean-Philippe Jaworski (auteur)
• Gérard Klein (auteur, essayiste, directeur de collections, invité d’honneur)
• Jean-Pierre Laigle (essayiste, auteur, éditeur)
• John Lang (auteur)
• Serge Lehman (auteur)
• Colin Marchika (auteur)
• Xavier Mauméjean (auteur, directeur de collection)
• Maïa Mazaurette (auteur)
• Mézières (dessinateur)
• Sylvie Miller (auteur)
• Stéphane Mouret (auteur)
• Jean-Michel Nicollet (illustrateur)
• Richard Nolane (auteur, essayiste)
• Oksana (auteur)
• Claire Panier-Alix (auteur)
• Pierre Pevel (auteur)
• Gilbert Prou (auteur)
• André-François Ruaud (auteur, essayiste)
• Pierre Saviste (auteur)
• Jérôme Sorre (auteur)
• Kurt Steiner (auteur)
• Sire Cédric (auteur)
• Alain Sprauel (bibliographe)
• Brice Tarvel (auteur)
• Natacha Vas Deyres (essayiste)
• Philippe Ward (auteur, directeur de collection)


Les stands (21)
• ActuSF
• Association « Les Amis de Régis Messac »
• Association « BASIS » (Perry Rhodan)
• Bernard Queruel (modeleur de figurines)
• Colexia
• Éditions Argemmios
• Éditions Eons / « Galaxie »
• Éditions Griffe d’encre
• Éditions Kymera Comics
• Éditions Malpertuis
• Éditions Mille Saisons
• Éditions Pyrémonde
• Éditions Rivière Blanche
• Éditions Temps impossible
• Hoshikaze 2250
• MéluZine
• OEil Du Sphinx
• Papiers nickelés
• Présences d’Esprits (club d’amateurs de SF)
• Tribune des Amis d’Edgar Rice Burroughs
• Le Visage vert

Les Rencontres commenceront même avant cette journée avec diverses animations dans la ville:

Découvrez les expositions dès novembre !



À la Bibliothèque-Médiathèque du samedi 3 novembre au samedi 12 décembre
- « Les fées et les enchanteurs »
- La rétrospective des 40 ans de la collection « Ailleurs et Demain »
À noter : la veillée conte « Au pays des fées », samedi 21 novembre à 16 h avec les conteurs de Sèvres.

À l’esc@le du 12 novembre au 12 décembre
Les univers surprenants sortis de l’imaginaire des jeunes de l’école Gambetta et de l’esc@l’anim : mangas, science-fiction, tribal, extraterrestres, vaisseaux …, exposition chapeautée par Josée Rodriguez

Au Sel du 14 novembre au 12 décembre
- les sculptures et dessins de Martine Fassier, des volumes d’un style  « steampunk » cabossé, empreint de la magie d’un futur passé.
- les sculptures et peintures de Jean-Yves Kervévan, illustrateur de romans fantastiques et de SF, qui façonne ses personnages et ses décors en terre.
- les dessins de Jackie Paternoster, illustratrice des couvertures de la collection « Ailleurs et Demain » chez Laffont et au Livre de Poche.

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Je propose à cette occasion que soit organisée une petite réunion des blogueurs intéressés par les littératures de l'imaginaire (et qui ne tiennent pas forcément un blog consacré à ce domaine des lettres). Suggestions, remarques et organisation en commentaires ;)

09.11.2009

xxx, Captain Hornet, Les Condors

Captain Hornet est une série de bande dessinée publiée dans les collections Courage Exploit et Héroïc des éditions Arédit. La série compterait une cinquantaine d’épisodes publiés entre novembre 1975 et avril 1981.

Dans l’épisode qui nous intéresse, qui a pour titre "Les Condors", Captain Hornet doit affronter un génie du crime utilisant des oiseaux pour mener à bien ses projets scélérats. Il a dressé des pies pour qu’elles volent : des pies voleuses, pas volantes bien sûr (quoiqu’elles volent aussi de leurs propres ailes) et des condors pour se défendre contre le maître des justiciers, j'ai nommé le Captain Hornet. Mais qui s’y frotte s’y pique au Captain Hornet (qui signifie Capitaine Frelon en français) !

Tout d’abord Captain Hornet sait lire et ça c’est très dangereux pour les super-méchants qui veulent faire le mal.

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Et puis Captain Hornet réfléchit et ça aussi c’est super dangereux pour les très-méchants qui veulent faire le mal.

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Alors Captain Hornet gagne à la fin et les méchants vont en prison. Ce que l'on ne comprend pas bien c'est pourquoi le méchant Bertrand Dee, citoyen du comté de Monkton, arbore cette superbe coiffe indienne:

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Captain Hornet, n° 21, Les Condors,
Collection Héroïc, Editions Arédit, 1978, p. 3 à 15.

02.11.2009

Robert Moreau, Trompette chez les Incas

Robert Moreau est un dessinateur français né en 1928 et mort en 2006. Il a publié de nombreuses histoires humoristiques pour la jeunesse dans des périodiques. Il a collaboré à Coq Hardi puis a notamment créé Touchatou, Les petites chipies, Dicky le fantastic et Trompette. Ce dernier est un gentil éléphant héros de treize histoires qui mène notre sympathique éléphantidé à travers le monde. Il visite le Far West (ça devrait plaire à Grand-Sachem-la-brocante !), Bornéo, le Japon, le Tyrol,… et bien sûr des pays d’Amérique du Sud (Mexique et Pérou).

Publié en épisodes dans Femmes d’aujourd’hui en 1966-1967, Trompette chez les Incas est repris en volume en 1983 aux Editions du Hennin/Albin Michel. Ce volume est venu récemment enrichir ma collection grâce aux bons soins de Grand-Sachem-la-brocante.

Trompette accompagne deux explorateurs-cinéastes venus au Pérou faire des prises de vues des trésors archéologiques incas. Ils sont poursuivis par deux malandrins qui souhaitent mettre la main sur le trésor des Incas.

Trompette et ses amis passent par tous les passages obligés de ces récits pour la jeunesse. On y trouve le gag du lama cracheur...


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... les terribles Indiens anthropophages...


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...les ruines incas perdues au milieu de la jungle...


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...les brigands filous, les piranhas et autres boas, la civilisation inca survivante...


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...les barques en jonc tressé du lac Titicaca et les ruines du temple situé sur la grande île du lac Titicaca.

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L’ensemble est joyeux. Les Indiens anthropophages sont de sacrés blagueurs, pas plus cannibales que n’importe quel civilisé, l’un deux indique même qu’il a passé ses bacs à Paris, qu’il a fait médecine et qu’il est abonné à Femmes d’aujourd’hui (quand on vous dit qu’ils sont parfaitement civilisés !). Les clins d’œil sont amusants comme celui-ci à l’incontournable série écrite par Henri Vernes : Bob Morane.


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Une petite plongée en enfance somme toute, ce qui est fort agréable.

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Robert Moreau, Trompette chez les Incas,
Editions du Hennin/Albin Michel, 1983

21:50 Publié dans Aventures, BD, Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, bd, bande dessinée, inca, trompette, incas, romoreau | | | Digg! Digg

30.10.2009

XXX, Mister No, Make-Make

Les lecteurs de ce blog ont déjà rencontré le personnage de Mister No. Si la plupart de ses aventures se déroulent en Amazonie , le pilote ne s'interdit pas d'en franchir les frontières. Nous le retrouvons sur l'Ile de Pâques confronté à la survivance de pratiques pascuanes un peu barbares certes  mais le sacrifice humain est parfois nécessaire.

 

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Les coiffes, tout comme le cérémonial d'ailleurs, rappelle furieusement les civilisations précolombiennes. Et si le mystère du peuplement de cette île isolée du monde était enfin résolu?

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XXX, Make-Make, Mister No,n° 75,
Editions Aventures et Voyages, mars 1982


Consultez les autres billets consacrés à Mister No

29.10.2009

Astérix a 50 ans par Toutatis!

 

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Il nous est rappelé qu'Astérix fête ses cinquante ans. Si vous avez raté la nouvelasterix la grande traversee 1.jpgle c'est que vous débarquez d'un pays lointain ou d'une autre planète.

Astérix a tout de même découvert l'Amérique mais s'est contenté d'ouvrir le chemin pour les Vikings, sans aller plus au sud vers les civilisations Mayas pré-classiques ou les Chibchas.

Il existe deux albums dans lesquels cette traversée inconnue des archéologues les plus experts nous est racontée. Le premier s'intitule La Grande traversée. Il s'agit du vingt-deuxième album de la série. Alors qu'Astérix et Obélix vont pêcher du poisson pour Panoramix, une tempête les fait traverser la Grande étendue d'eau salée et ils y rencontrent des Indiens (du nord). Des Vikings les ramèneront finalement chez eux.
En 1994, un film d'animation adapte La Grande traversée, un album du asterix et les indiens.jpgfilm (une novélisation) sobrement intitulé Astérix et les Indiens paraît alors. je partage l'avis de Grand Sachem la brocante sur le niveau de l'album. Notons aussi que le prétexte initial n'est plus le même que dans l'album original: c'est Jules César qui fait enlever Panoramix pour l'emmener jusqu'au bout du monde et de le catapulter hors de la Terre, et ainsi supprimer la production de potion magique qui rend les Gaulois invincibles.

 

 

21:46 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, bande dessinée, asterix, obelix | | | Digg! Digg

25.10.2009

XXX, La fée des mines

Le blog Les Peuples du Soleil vous propose un nouveau tarzanide. Le phénomène des tarzanides est du genre important : près d’une cinquantaine a été publiée rien que dans les petits formats français et l’on ne compte pas les romans, fascicules, films relevant de ce genre.

L’intrépide Agar se retrouve comme par magie propulsé vers les sommets sauvages de la cordillère de la Costa en Bolivie (dans l’épisode précédent, il était Indonésie : un grand voyageur donc que ce sous-Tarzan sensé vivre en Afrique).

Dans le désert d’Atacama, Tinga (la Jane de notre Tarzan), Agar et la panthère Kan cheminent, malheureusement Tinga chute et se fait une entorse. Au même moment des Indiens Cholos guettent un convoi qui transporte Dolorès, la fée des mines, atteinte de la fièvre du désert. Les Cholos préviennent leur chef Le Grand Condor de l’arrivée du convoi.

L’escorte du chariot rencontre Kan et tente de l’abattre mais Agar l’en empêche. Les chevaux tirant le chariot s’emballe, il est arrêté grâce à l’intervention d’Agar. Les Cholos sont en embuscade. Pour se motiver, ils lancent quelques incantations dont nous retiendrons : "Gloire aux mânes d’Acupanazac ! Gloire aux anciens ! " et encore "Ils seront immolés dans les tombeaux d’or pur des anciens" (p. 131).

L’oncle de Dolorès explique qu’il est à la recherche de gisements d’antimoine et que la fée des mines lui sert de secrétaire.

Les Cholos passent à l’attaque ! L’escorte est vite débordée. Tinga est enlevée tandis qu’Agar entraîne Dolorès vers les flancs de la montagne.

Ailleurs, les prisonniers des Cholos sont conduits dans d’antiques cachots incas.

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Le Grand Condor est furieux de constater que la fée des mines n’y est pas. Il rencontre l’oncle José dans un ancien temple inca souterrain: ce dernier le reconnaît. Le Grand Condor est un aventurier félon qui avait dépossédé José de plans de gisements d’antimoine et de wolfran (vous ne savez pas ce que c’est ? moi non plus, manifestement ça n’existe pas). Le Grand Condor souhaite épouser Dolorès (c’est classique) selon les rites de ses alliés Cholos, descendants des Incas.

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Les Cholos retrouvent Dolorès. Notons ici une incohérence, problème, inattention… que sais-je ? la vignette représente bien la brune Dolorès qui assiste épouvantée au combat entre Agar et un aigle mais il est fautivement indiqué Tinga alors qu’elle croupit dans un cachot.

Le Grand Condor s’apprête à faire sacrifier son ennemi José, Tinga, et Garta, le fidèle Indien avant de s’unir à Dolorès.

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C’est alors que José projette de la poussière d’antimoine dans la pièce pour faire apparaître la lumière du soleil dans le temple obscur. L’effet est immédiat : les superstitieux Cholos déguerpissent. Le Grand Condor tente de les rattraper, glisse, chute et se tue.

L’histoire s’arrête là.

Ces bandes dessinées présentent des particularités éditoriales parfois surprenantes, témoins de la faible importance qu’on leur accordait. Ainsi le passage d’un épisode à l’autre est brutal car il manque une page de présentation (présente dans l’édition originale) sans doute pour des raisons de calibrage éditorial. De plus, les textes ont été remaniés (d’où l’incohérence signalée plus haut) entre l’édition originale (1949) et cette réédition. Enfin, le nom du personnage principal a été modifié : lors de la création de la série par Georges d’Estève (Stev’son) et Robert Bagage (sous le pseudonyme de Robba, avec deux B, à ne pas confondre avec Roba le père de Boulet et Bill) dessinateur et fondateur des éditions Impéria, notre héros s’appelait Targa. Pourquoi avoir modifié son nom ? peut-être pour faire croire à l’originalité de cette nouvelle série. Plusieurs dessinateurs ont participé à la série et j'ignore qui est celui qui nous intéresse dasn le cas présent.

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XXX, La fée des mines, Kalar n° 219,
Editions Impéria et Co, 1982, p. 123-150

09:25 Publié dans Aventures, BD | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, inca, aventure, tarzan, incas, bolovie, tarzanide | | | Digg! Digg

01.10.2009

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#42 ne coûtera rien #42 ne coûtera rien #42 ne coûtera rien
#42 ne coûtera rien #42 ne coûtera rien
#42 ne coûtera rien

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