02.11.2009
Robert Moreau, Trompette chez les Incas
Robert Moreau est un dessinateur français né en 1928 et mort en 2006. Il a publié de nombreuses histoires humoristiques pour la jeunesse dans des périodiques. Il a collaboré à Coq Hardi puis a notamment créé Touchatou, Les petites chipies, Dicky le fantastic et Trompette. Ce dernier est un gentil éléphant héros de treize histoires qui mène notre sympathique éléphantidé à travers le monde. Il visite le Far West (ça devrait plaire à Grand-Sachem-la-brocante !), Bornéo, le Japon, le Tyrol,… et bien sûr des pays d’Amérique du Sud (Mexique et Pérou).
Publié en épisodes dans Femmes d’aujourd’hui en 1966-1967, Trompette chez les Incas est repris en volume en 1983 aux Editions du Hennin/Albin Michel. Ce volume est venu récemment enrichir ma collection grâce aux bons soins de Grand-Sachem-la-brocante.
Trompette accompagne deux explorateurs-cinéastes venus au Pérou faire des prises de vues des trésors archéologiques incas. Ils sont poursuivis par deux malandrins qui souhaitent mettre la main sur le trésor des Incas.
Trompette et ses amis passent par tous les passages obligés de ces récits pour la jeunesse. On y trouve le gag du lama cracheur...

... les terribles Indiens anthropophages...

...les ruines incas perdues au milieu de la jungle...

...les brigands filous, les piranhas et autres boas, la civilisation inca survivante...

...les barques en jonc tressé du lac Titicaca et les ruines du temple situé sur la grande île du lac Titicaca.

L’ensemble est joyeux. Les Indiens anthropophages sont de sacrés blagueurs, pas plus cannibales que n’importe quel civilisé, l’un deux indique même qu’il a passé ses bacs à Paris, qu’il a fait médecine et qu’il est abonné à Femmes d’aujourd’hui (quand on vous dit qu’ils sont parfaitement civilisés !). Les clins d’œil sont amusants comme celui-ci à l’incontournable série écrite par Henri Vernes : Bob Morane.

Une petite plongée en enfance somme toute, ce qui est fort agréable.

Robert Moreau, Trompette chez les Incas,
Editions du Hennin/Albin Michel, 1983
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30.10.2009
XXX, Mister No, Make-Make
Les lecteurs de ce blog ont déjà rencontré le personnage de Mister No. Si la plupart de ses aventures se déroulent en Amazonie , le pilote ne s'interdit pas d'en franchir les frontières. Nous le retrouvons sur l'Ile de Pâques confronté à la survivance de pratiques pascuanes un peu barbares certes mais le sacrifice humain est parfois nécessaire.

Les coiffes, tout comme le cérémonial d'ailleurs, rappelle furieusement les civilisations précolombiennes. Et si le mystère du peuplement de cette île isolée du monde était enfin résolu?



XXX, Make-Make, Mister No,n° 75,
Editions Aventures et Voyages, mars 1982
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| Tags : litterature, mister no, petit format, bande dessinée, ile de paques |
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Digg
29.10.2009
Astérix a 50 ans par Toutatis!

Il nous est rappelé qu'Astérix fête ses cinquante ans. Si vous avez raté la nouvel
le c'est que vous débarquez d'un pays lointain ou d'une autre planète.
Astérix a tout de même découvert l'Amérique mais s'est contenté d'ouvrir le chemin pour les Vikings, sans aller plus au sud vers les civilisations Mayas pré-classiques ou les Chibchas.
Il existe deux albums dans lesquels cette traversée inconnue des archéologues les plus experts nous est racontée. Le premier s'intitule La Grande traversée. Il s'agit du vingt-deuxième album de la série. Alors qu'Astérix et Obélix vont pêcher du poisson pour Panoramix, une tempête les fait traverser la Grande étendue d'eau salée et ils y rencontrent des Indiens (du nord). Des Vikings les ramèneront finalement chez eux.
En 1994, un film d'animation adapte La Grande traversée, un album du
film (une novélisation) sobrement intitulé Astérix et les Indiens paraît alors. je partage l'avis de Grand Sachem la brocante sur le niveau de l'album. Notons aussi que le prétexte initial n'est plus le même que dans l'album original: c'est Jules César qui fait enlever Panoramix pour l'emmener jusqu'au bout du monde et de le catapulter hors de la Terre, et ainsi supprimer la production de potion magique qui rend les Gaulois invincibles.
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Digg
25.10.2009
XXX, La fée des mines
Le blog Les Peuples du Soleil vous propose un nouveau tarzanide. Le phénomène des tarzanides est du genre important : près d’une cinquantaine a été publiée rien que dans les petits formats français et l’on ne compte pas les romans, fascicules, films relevant de ce genre.
L’intrépide Agar se retrouve comme par magie propulsé vers les sommets sauvages de la cordillère de la Costa en Bolivie (dans l’épisode précédent, il était Indonésie : un grand voyageur donc que ce sous-Tarzan sensé vivre en Afrique).
Dans le désert d’Atacama, Tinga (la Jane de notre Tarzan), Agar et la panthère Kan cheminent, malheureusement Tinga chute et se fait une entorse. Au même moment des Indiens Cholos guettent un convoi qui transporte Dolorès, la fée des mines, atteinte de la fièvre du désert. Les Cholos préviennent leur chef Le Grand Condor de l’arrivée du convoi.
L’escorte du chariot rencontre Kan et tente de l’abattre mais Agar l’en empêche. Les chevaux tirant le chariot s’emballe, il est arrêté grâce à l’intervention d’Agar. Les Cholos sont en embuscade. Pour se motiver, ils lancent quelques incantations dont nous retiendrons : "Gloire aux mânes d’Acupanazac ! Gloire aux anciens ! " et encore "Ils seront immolés dans les tombeaux d’or pur des anciens" (p. 131).
L’oncle de Dolorès explique qu’il est à la recherche de gisements d’antimoine et que la fée des mines lui sert de secrétaire.
Les Cholos passent à l’attaque ! L’escorte est vite débordée. Tinga est enlevée tandis qu’Agar entraîne Dolorès vers les flancs de la montagne.
Ailleurs, les prisonniers des Cholos sont conduits dans d’antiques cachots incas.

Le Grand Condor est furieux de constater que la fée des mines n’y est pas. Il rencontre l’oncle José dans un ancien temple inca souterrain: ce dernier le reconnaît. Le Grand Condor est un aventurier félon qui avait dépossédé José de plans de gisements d’antimoine et de wolfran (vous ne savez pas ce que c’est ? moi non plus, manifestement ça n’existe pas). Le Grand Condor souhaite épouser Dolorès (c’est classique) selon les rites de ses alliés Cholos, descendants des Incas.

Le Grand Condor s’apprête à faire sacrifier son ennemi José, Tinga, et Garta, le fidèle Indien avant de s’unir à Dolorès.

C’est alors que José projette de la poussière d’antimoine dans la pièce pour faire apparaître la lumière du soleil dans le temple obscur. L’effet est immédiat : les superstitieux Cholos déguerpissent. Le Grand Condor tente de les rattraper, glisse, chute et se tue.
L’histoire s’arrête là.
Ces bandes dessinées présentent des particularités éditoriales parfois surprenantes, témoins de la faible importance qu’on leur accordait. Ainsi le passage d’un épisode à l’autre est brutal car il manque une page de présentation (présente dans l’édition originale) sans doute pour des raisons de calibrage éditorial. De plus, les textes ont été remaniés (d’où l’incohérence signalée plus haut) entre l’édition originale (1949) et cette réédition. Enfin, le nom du personnage principal a été modifié : lors de la création de la série par Georges d’Estève (Stev’son) et Robert Bagage (sous le pseudonyme de Robba, avec deux B, à ne pas confondre avec Roba le père de Boulet et Bill) dessinateur et fondateur des éditions Impéria, notre héros s’appelait Targa. Pourquoi avoir modifié son nom ? peut-être pour faire croire à l’originalité de cette nouvelle série. Plusieurs dessinateurs ont participé à la série et j'ignore qui est celui qui nous intéresse dasn le cas présent.

XXX, La fée des mines, Kalar n° 219,
Editions Impéria et Co, 1982, p. 123-150
09:25 Publié dans Aventures, BD | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01.10.2009
# 42 # 42 # 42 # 42 # 42 #

#42 ne coûtera rien #42 ne coûtera rien
#42 ne coûtera rien
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Digg
11.09.2009
Bernard-Clément Swysen & André-Paul Duchâteau, L'Epouse du soleil
Une partie de l’œuvre de Gaston Leroux a été adaptée dans la collection BDétectives publiée Claude Lefrancq Editeur par entre 1989 et 1997. BDétectives proposent des adaptations de nombreuses œuvres (43 en tout) ressortissant du domaine policier comme Sherlock Holmes, Arsène Lupin, Fantômas, Le Marquis, Nero Wolfe, L’Abbé Brown,…
Pour ce qui concerne la série Rouletabille, ce sont en tout huit albums qui furent édités (numéro dans la série Rouletabille – Titre – numéro dans la collection):
1- Le Fantôme de l'Opéra (n° 3)
2- Le mystère de la chambre jaune (n° 10)
3- Le parfum de la dame en noir (n° 14)
4- La poupée sanglante (n° 22)
5- La machine à assassiner (n° 25)
6- L'épouse du soleil (n° 33)
7- Le trésor du Fantôme de l'Opéra (n° 38)
8- La double vie de Théophraste Longuet (n° 40)
Tous ces albums sont signés Bernard-Clément Swysen pour le dessin et André-Paul Duchâteau pour le scenario.
La lecture des différents titres amène tout de suite à lever une ambiguïté : non Rouletabille n’apparaît pas dans toutes les œuvres originales, seulement dans les célèbres Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir, les autres romans se voient adjoindre Joseph Rouletabille le reporter détective qui occupe dans les adaptations le rôle de personnage principal. Cette entorse aux œuvres originales permet donc à l’éditeur de mettre en avant un personnage fort connu au prix d’une modification tout de même importante du texte original. On ne demande pas l’absolue fidélité mais cela peut se révéler gênant.
Pourtant ces adaptations ont permis de renouer avec une part de l’œuvre de Gaston Leroux un peu oubliée : La Poupée sanglante et La Machine à assassiner forme un diptyque d'excellente qualité.
L’Epouse du soleil que les lecteurs, sans oublier les lectrices, de ce blog dont certains sont amateurs de bande dessinée peuvent suivre encore pour quelques temps en feuilleton reste une œuvre agréable à lire dans cette collection de bande dessinée mais sans doute à réserver à un jeune public.

Bernard-Clément Swysen & André-Paul Duchâteau, L'Epouse du soleil,
série Rouletabille, n° 6,
collection BDétectives, n° 33,
Claude Lefrancq Editeur, 1996
14:51 Publié dans Aventures, BD, Littérature populaire, Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, bd, bande dessinée, rouletabille, gaston leroux, incas, adaptation, perou, inca |
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09.09.2009
Agnès et Jean-Claude Bartoll et Thomas Legrain, Dossier Machu Pichu
Dossier Machu Pichu est le troisième volet de la série de bande dessinée L’Agence scénarisé par Agnès et Jean-Claude Bartoll et dessinée par Thomas Legrain.
L’agence MX-22 est composée de Rafaëllo, Souad, Saint-Alban et Kim. Elle est spécialisée dans la traque des trafiquants d’œuvres d’art. Pour beaucoup de critiques la série semble trop formatée, elle permet pourtant de passer un bon moment (un peu à la manière des blockbusters cinématographiques américains).
L’histoire (source: Neuvième Art ):
XVIeme siècle. Un conquistadore espagnol, capturé par les Incas et transféré dans la forteresse de Machupichu découvre la tombe et le trésor du mythique souverain Atahualpa. Il réussit à s’enfuir, et a le temps de transmettre à des missionnaires, avant de mourir, un parchemin racontant sa découverte.
Plus de quatre siècles plus tard, une jeune et jolie archéologue, le docteur Zoé Bernstein, s’apprête à excaver une mystérieuse sépulture, sur le site même de Machupichu. Elle est secondée pour la circonstance par celui qui fut autrefois son maître d’études : Rafaello – ni plus ni moins que le fondateur et principal animateur de l’Agence.
Mais, contrairement à ce qu’ils pensent, ils ne sont pas seuls à Machupichu…

Agnès et Jean-Claude Bartoll et Thomas Legrain,
Dossier Machu Pichu,
série L'Agence, tome 3,
Casterman, 2008
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| Tags : litterature, bd, pérou, machu pichu, bande dessinée |
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22.08.2009
Baudoin de Ville, Le Secret de Pachacutec
Le Secret de Pachacutec est le deuxième volume de la trilogie L’Inconnu de la Tamise signée par Baudoin de Ville. Publiée en 1985 par Bedescope Distribution s.p.r.l. en Belgique, cette bande dessinée nous entraîne au Pérou sur les traces de la momie de Pachacutec.
Dans le premier volume, L’Inconnu de la Tamise, Juan, César, Julio et Esteban, membres de la redoutable secte péruvienne Mono parvenaient à dérober en juillet 1956 la momie inca de Pachacutec au British Museum avec la complicité de Brian Lewis, publicitaire londonien. Le Norvégien Gunar Nilsson, mêlé au vol, victime d’une tentative d’assassinat de la part de la secte "Mono", est recueilli par rachel Ward, archéologue, ami de Brian Lewis. Brain trahit Rachel.
Le Secret de Pachacutec s’ouvre sur une scène de poursuite au fond de l’Amazonie. Pedro Domingo fuit les indiens Uruku avec qui il vivait jusqu’alors en bonne intelligence. Au cours de sa fuite il découvre un édifice souterrain. Les Uruku cessent leur traque. La nuit passée Pedro trouve la voie libre mais un piège a raison de lui. Il ne laisse qu’un carnet sur lequel est noté sa découverte. A Londres, pendant l’hiver 1957, Rachel réserve une place dans un avion à destination de Lima au départ de Bruxelles. Elle retrouve Gunar qu’elle entraîne au Pérou. Ils sont accueillis à l’aéroport de Lima par le professeur Felipe Barjas qui leur livre le secret de Pachacutec : la momie servirait à accéder à un souterrain recelant d’inestimables richesses. Malheureusement le manuscrit du XVIIe siècle du chroniqueur Montesinos est volé chez le professeur par la secte mono.
Rachel, Guran et Felipe montent une expédition vers le sanctuaire. Un autre groupe, celui des "Mono" s’enfonce aussi dans les jungle : il découvre El Defensor del Inti : le premier repère est atteint. Julio est alors étouffé par un boa, Juan abrège ses souffrances mais le bruit des coups de feu alerte l’expédition de Rachel Ward. Rachel, Gunar et Felipe se contentent désormais de suivre les Mono.
Juan et Esteban atteignent le lac (second repère) mentionné dans le manuscrit de Fernando de Montesinos. Esteban va, conformément aux instructions du manuscrit, déposer sur l’îlot au milieu du lac les attributs de la momie. Une intense lumière indique une voie entre deux proéminences rocheuses. Sans plus s’interroger sur les causes de ce phénomène, les deux hommes s’engagent sur ce chemin.
Dans une clairière, ils rencontrent un village d’Indiens. Plutôt que de contourner l’obstacle, ils massacrent les habitants. Rachel, Gunar et Felipe découvrent horrifiés le village uruku jonché de cadavres.
Nos trois héros et leur guide Benito rattrapent les Mono à proximité du souterrain. Devant un lourd monolithe Juan revêt les attributs de Pachacutec et psalmodie espérant ouvrir le passage. En vain. La dynamite d’Esteban est plus efficace. Surprise : dans le temple il n’y a rien hormis une boîte de conserve sur l’autel. Ils explorent une brèche au fond du temple qui les conduit dans un couloir … équipé d’un éclairage électrique ! Dans un vaste hall, ils entendent des bruits. Ils se cachent. Des individus vêtus d’uniformes nazis finissent par les découvrir. Juan et Esteban fuient le temple au moment où arrivent Rachel, Gunar, Felipe et Benito. Les uniformes noirs se saisissent de nos héros et abattent Juan. L’expédition du professeur Barajas est emmené dans l
e temple.
L’aventure se poursuit à Bruxelles dans Atomium 58, intitulé Dessert 58 sur la quatrième de couverture de Le Secret de Pachacutec. Atomium 58 fut publié en 1986 chez un autre éditeur: Récréabull. On peut admirer les photographies de l’Atomium prises par Melle Ciguë.
Si le motif de la momie inca volée est une réminiscence du fétiche arumbaya de L’Oreille cassée d’Hergé, l’influence de E.P. Jacobs est manifeste (et assumée en quatrième de couverture tout comme celle du créateur de Tintin d’ailleurs) : époque (la guerre froide), atmosphère (Londres du début des années 1950), intrigue (avec ici la présence de Nazis), dessin (certaines vignettes semblent tout droit sorties d’une des bande dessinée par E.P. Jacobs).

Baudoin de Ville, Le Secret de Pachacutec,
L’Inconnu de la Tamise, tome 2,
Bedescope Distribution s.p.r.l ( Bruxelles), 1985,
mise en couleurs par D. de Hollogne
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29.07.2009
Félix Molinari, Le dernier Inca ( Super Boy )
Super Boy est le nom d’un périodique de bande dessinée, ceux que l’on appelle les petits formats (à cause de leur format… plus petit que les bandes dessinées traditionnelles), publié par Impéria de 1949 à 1986 (soit pendant près de 40 ans). Il y eut deux séries, la première de 1949 à 1958 (n°1 à 111), la seconde de 1958 à 1986 (n°112 à 402). Dans la seconde, le héros Super Boy, dessiné par Félix Molinari, apparaît au n° 112 (1958). Super Boy possède des fusées qui lui permettent de voler et lutte souvent contre des savants fous.
Félix Molinari est né en 1930 à Lyon et publie dès 1947 sa première bande dessinée aux éditions du Siècle (qui deviendront les éditions Impéria). Il est plus tard l'un des dirigeants d'Impéria. Il a aussi éé illustrateur publicitaire et a publié plusieurs albums de bandes dessinées.
L’aventure "Le dernier Inca" est publiée pour la première fois dans les numéros 205 (Le dernier inca 1, septembre 1966) et 206 (Le dernier inca 2, Les émeraudes, octobre 1966). "Le dernier Inca" fut réédité dans le n° 311 (juillet 1975) puis 390 (1983). Je ne possède que la dernière édition, dans un recueil sous forme d’album qui m’a été envoyé par Cirroco Jones (que les Hucas veillent sur elle !).
Dans la forêt amazonienne, deux blancs, Semon et Eklin, fuient. Semon possède une carte permettant de retourner chez les adorateurs de Huiracocha dont ils étaient les prisonniers depuis cinq ans après le crash de leur avion. Cet ethnologue, atteint de fièvre, a fait confiance à un vil aventurier qui prend la poudre d’escampette, espérant mettre la main sur les émeraudes du dernier Inca et laissant Semon à son triste sort. Heureusement, il est recueilli par un missionnaire pour être soigné. Les adorateurs de Huiracocha l’ont pris en chasse. Entendant l’un de leurs signaux sonores, Smon préfère quitter la mission pour fuir à travers la jungle mais il est repris par ses poursuivants. Il a laissé un nom au missionnaire qui décide de contacter le professeur Natt, oncle de Super Boy. Natt et son neveu arrivent à la mission en même temps que l’aventurier et ses complices dirigés par Stubel qui veulent dérober les émeraudes des Incas. Super Boy a fort à faire avec ces bandits. Il découvre un temple inca au milieu de la jungle sur lequel règne le dernier Inca, Manco Chiaro. Les adorateurs de Huiracocha, fanatisés par les sorciers, ne sont pas des enfants de cœur et donnent du fil à retordre tant aux bandits qu’à Super Boy. Suite à un coup de poing asséné par l’un des bandits, Manco Chiaro, en fait Ramon Tello, capitaine des forces aériennes péruviennes, retrouve la mémoire : 15 ans auparavant son avion a été victime d’une avarie et il a perdu la mémoire suite au crash. Les Indiens l’ont pris pour l’incarnation du dernier inca dont la venue avait été annoncée par leurs sorciers. Les bandits ont réussi leur coup mais Super Boy les rattrape et les met hors d’état de nuire. Notre héros peut remettre les émeraudes à Ramon Tello et le charger de les transmettre à son gouvernement. Semon retrouve le professeur Natt et le capitaine Tello son fils. Quant aux bandits, ils sont mis sous les verrous. Tout est bien qui finit bien : Super Boy peut fièrement rentrer "d’une de ses dynamiques aventures qui [se] termine par le triomphe de la justice" ! (citation extraite du "Dernier Inca")
Félix Molinari, "Le dernier Inca", série Super Boy, n° 390,
éditions Impéria, 1983 (première édition 1966)
L'illustration provient du site WikiPf. N'ayant plus de scanner pour le moment, il faudra s'en contenter (-:
08:10 Publié dans Aventures, BD, Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
24.07.2009
Gérald Forton & Jean-Michel Charlier, Le Peuple en dehors du temps (5ème épisode)
Voici le cinquième et dernier épisode de notre second feuilleton de l'été Le Peuple en dehors du temps!
Résumé des épisodes précédents:
En pleine Amazonie, le chasseur professionnel Kim Devil et son équipe sont partis à la recherche d'une cité inca oubliée: Oyatlaxa. Mais le chemin est périlleux. Ils approchent de la vallée perdue où doit se trouver la ville secrète des Incas mais Luis et Hernandez préparent un plan abject ! Nos héros ont découvert la cité perdue d'Oyatlaxa peuplée de quelques descendants des Incas. Dans le temple du soleil, ils ont trouvé le trésor, un monceau d'or, mais il s'avère piégé.
Alors même que Butch se remet de son émotion, les hurlements d'agonie des porteurs leur parviennent tandis que la porte du temple se referme les mettant à la merci des Incas.
Après cet attentat mené sournoisement, les explorateurs sont capturés et enfermés près de l'immense salle sacrée.
Tandis que se prépare leur sort funeste, le professeur Sanders ne peut s'empêcher de poursuivre ses réflexions. La solution lui apparaît alors lumineuse, les Incas fuyant les hauteurs fraîches et pures lors de l'invasion occidentale se sont installés dans cette vallée de la jungle chaude et moite et ils ont été décimés par la maladie et l'air vicié. Ce sont donc les descendants dégénérés qui peuplent à présent la splendide dernière cité inca.

C'est alors que cette révélation ébranle leur petite équipe qu'ils voient les malingres Incas préparer plusieurs grands foyers autour desquels ils entament des danses rituelles. Quand les danseurs s'emparent des paquets restants et les projettent dans le feu, Kim et ses amis tentent sans résultat de les mettre en garde en hurlant et gesticulant mais voient leurs efforts ignorés. Aplatis au sol dans le coin le plus reculé de leur prison, ils assistent à la déflagration de la dynamite qui anéantit le temple inca.


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