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Poésie

  • Dimanche poétique] "Le néant des choses"

    « Bannis les soucis. Si le plaisir a des bornes, la plus triste vie aura aussi une fin. Tresse donc la guirlande de fleurs et chante les louanges du Dieu tout puissant. La gloire de ce monde se fane vite. Réjouis-toi donc dans la verte fraîcheur de ton printemps. Le souvenir de ces joies t'arrachera d'inutiles soupirs. Lorsque le sceptre passera dans d'autres mains, on verra tes serviteurs désolés errer dans les cours de tes palais. Tes fils et ceux des nobles boiront la lie de l'infortune. Toute la pompe de tes victoires, de tes triomphes ne vivra plus que dans leurs souvenirs. Mais la mémoire du juste ne sera pas effacée du milieu des nations; le bien que tu as fait sera toujours un titre d'honneur. Les grandeurs de cette vie, ses gloires et ses honneurs ne nous sont que prêtés; sa substance est une ombre illusoire les choses d'aujourd'hui changeront demain. Cueille donc les plus belles fleurs de tes jardins pour en couronner ton front et saisis les joies du présent avant qu'elles périssent ». (Manuscrit de Ixtlixochitl).

     

     Extrait de L'Evolution littéraire dans les diverses races humaines par Charles Letourneau.

     

    Sur une Idée de Celsmoon.

     

    Avec:DF,  AbeilleAlexAmosAnjelicaAnkyaArmandeAzilisBookwormCagire,Caro[line]CelsmoonChrestomanciChrysClaudialuciaEdelweEmmaEmmyne,EsmeraldaeFerociasFleurGeorgeHambreHerisson08HildeJulienKatellL'or des chambresLa plume et la pageLaurenceLystigMaggieMangoMarie,MarielMathildeMyrtilleDNaolouRestlingRoseauSaphooSatyaSchlabaya,SevSéverineSoieTinusiaUhbnjiVioletteYueyinZik

     

     Et comprenne qui pourra le choix de ce texte...

  • [Dimanche poétique] Auguste Génin, Poèmes aztèques (2)

    En septembre 2010, j'avais présenté un extrait des Poèmes Aztèques d'Auguste Génin

    Dans l'extrait suivant, Auguste Génin décrit la vallée de Ténuchtitlan en 1519, soit juste avant l'arrivée de Cortes et de ses conquistadors. Un monde va mourir...

    Au front d'une hauteur, la montagne aux cigales 
    Chapoltepetl, étend son palais dont les salles 
    Ont logé déjà plusieurs rois 
    Au-dessus de son parc où des cyprès énormes 
    Se dressent par milliers, chevelus, uniformes 
    Mêlant leurs branches et leurs voix. 
    A l'Est, un point brillant : Tezcuco, la savante 
    Capitale des rois Acolhüas ; vivante 
    Et gaie au bord de son lac bleu 
    Avec ses aqueducs, sa bibliothèque ample, 
    Ses places, ses jardins et son superbe temple 
    «  A l'Inconnu, le plus grand dieu . » 
    Là-bas, près d'un torrent roulant ses ondes claires, 
    Au coeur d'une forêt de cèdres séculaires 
    Dort un palais : Tetzcutzinco. 
    Là, Netzahualcoyotl chanta sous les grands arbres; 
    Les nids et le torrent, la forêt et les marbres, 
    De ses vers ont gardé l'écho  Ah ! chère Tezcuco, Ténuchtitlan aimée, 
    Voici vos derniers jours; une puissante armée 
    D'étrangers, cruels ignorants, 
    Va saper vos vieux murs, votre gloire, et, dans l'ombre, 
    Nous allons voir crouler vos merveilles sans nombre 
    Sous le pas lourd des Conquérants ! 

    Mexico, Novembre 1885.

  • [Dimanche poétique] Elégie inca

    ELEGIE

    Belle princesse,
    Ta cruche,
    Ton propre frère
    La brise en morceaux.
    De telle sorte
    Par les espaces
    Résonnent les tonnerres
    Et croisent les éclairs.

    Et toi qui as
    Pouvoir sur les pluies
    A nous fais pleuvoir
    En doux torrents.

    Mais d’autres fois
    Grêle glacée
    Ou froid de neige
    Verse ta main.

    Car Viracocha,
    Dieu souverain,
    Qui fit le monde
    Et règne sage,

    A toi Princesse,
    Pour fin si haute
    Te donna siège
    En son palais.

    (Poésie publiée par l’inca Garcilaso de la Vega dans : « Los Comentarios reales de los Incas », tome I, livre II, chap 27. Trad. Par le père Beltran « Anthologia Quechua ») (traduction P .G. et A.P.)

    Source: Franco Semailles

  • [Cinéma] Michel Zimbacca et Jean-Louis Bédouin, L'Invention du Monde

    l'invention du monde.jpg

    Du côté du Mexique, il se passe parfois des choses surréalistes. L'activité sacrificielle aztèque peut y faire penser, tout comme les multiples soubresauts de la Méso-Amérique. De plus les anciennes civilisations précolombiennes ont laissé des oeuvres qui interrogent. Les surréalistes se sont emparés de ces oeuvres, on le sait moins que pour le cas de l'Art Nègre, mais c'est un fait.

    Un DVD qui vient de paraître rappelle cet apport précolombien au surréalisme.

     

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  • [Dimanche poétique] Octavio Paz, Dame Huaxtèque

     

    Octavio Paz est un poète mexicain né en 1914 et mort en 1998. Son père avocat représentait Emiliano Zapata aux Etats-Unis. Bon sang ne saurait mentir et nous retrouvons Octavio Paz auprès des Républicains espagnols en 1937. Mêlant activités politique et littéraire, Octavio Paz a notamment écrit le Labyrinthe de la solitude dans lequel il interroge la "mexicanité". Sa vision de la poésie se résume dans cette phrase: "la poésie est une expérience capable de transformer l'homme et le monde. Le poème est un acte essentiellement révolutionnaire".

    Il reçut le prix Nobel de littérature en 1990.

     

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  • [Dimanche poétique] Nezahualcoyotl, Dialogue avec le prince Yohyotzin

    Nezahualcoyotl (environ 1402-1472) était un roi de la province de Tezcoco  et l'un des rares noms d'auteurs de poésie nahualt qui nous soient connus. Féru de poésie, il organisa de nombreux concours, auxquels il ne dédaignait pas de participer.

    - Je suis venue ici, moi, Yohyotzin.
    Anxieux, je respire les fleurs
    sur cette terre où se fanent les fleurs.

    Je cueille les fleurs de cacao, j'effeuille les fleurs de l'amitié.
    Tu es, ô seigneur, tu es le roi Nezahualcoyolt!

    Moi, prince Yohyotzin, je suis venu chercher tes chants;
    tes chants sont beaux, je suis venu les chercher.

    - Ainsi qu'émeraudes, que colliers, que plumages de riches plumes,
    j'estime tes chants, je les aime et je les danse 
    près des tambourins, dans la Maison du Printemps.
    Je suis Yohyotzin, mon coeur les savoure.
    Prends ton tambourin fleuri à l'odeur de maïs,
    que se répandent les fleurs à l'odeur de cacao!
    Réjouissons-nous près des tambourins!

    Là, où se dresse l'Arbre Fleuri,
    Là vit le bel oiseau de pourpre:
    voici qu'en cet oiseau Nezahualcoyolt s'est changé
    et que s'élèvent les chants fleuris
    qui apporte la joie aux fleurs! 

    Sur une Idée de Celsmoon.

     

    Avec:DF,  AbeilleAlexAmosAnjelicaAnkyaArmandeAzilisBookwormCagire,Caro[line]CelsmoonChrestomanciChrysClaudialuciaEdelweEmmaEmmyne,EsmeraldaeFerociasFleurGeorgeHambreHerisson08HildeJulienKatellL'or des chambresLa plume et la pageLaurenceLystigMaggieMangoMarie,MarielMathildeMyrtilleDNaolouRestlingRoseauSaphooSatyaSchlabaya,SevSéverineSoieTinusiaUhbnjiVioletteYueyinZik

     


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  • [Dimanche poétique] Epigrammes Otomis

     

    Les Otomis sont un peuple méso américain peu étudié. La page que Wikipedia leur consacre est pour le moins pauvre et l'on se reportera aux ouvrages de Jacques Soustelle et de Jacques Galinier pour en savoir plus.

    Les Otomis ont laissé quelques oeuvres poétiques dont de singulières poésies épigrammiques (c'est à dire très brèves, un peu à la manière des haïkus japonais).


    Dans le ciel une lune,
    à ton visage une bouche.
    Dans le ciel mainte étoile,
    à ton visage des yeux.

    Une goutte de rosée fait briller le soleil:
    une goutte qui va sécher.
    Dans mes yeux, mon regard, toi tu brilles:
    et moi je suis vivant.

     

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