Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amerique du sud

  • Tintin en Amérique du Sud

    tintin en amérique du sud 1.PNG

    Le site Tintin.com propose une exploration de l'univers du petit reporter qui prend la forme de peits livres numériques. Parmi les dossiers, on en peut trouver plusieurs qui ont trait au sujet de ce blog. Citons l'Amérique du sud, le Pérou et l'Amazonie.

    Lire la suite

  • [Jeu video] Legend of the golden Mask

    Les petits jeux en flash sont extrêmement nombreux. Une multitude de sites les proposent. J'en ai déjà chroniqué quelques-uns (voir toutes les chroniques "Jeux"). Notre choix s'arrêtera aujourd'hui sur Legend of the golden mask. Contrairement à d'autres de ces petits jeux, le lieu de l'action n'est pas la jungle ou une cité perdue (au moins dans les premiers niveaux mais je n'ai pas cherché à aller au-delà du second niveau).

    Lire la suite

  • Capitaine Ricardo, Le Jardin des supplices

    Sous ce titre qui semble emprunté à Octave Mirbeau, le Capitaine Ricardo nous conte la vie politique agitée et sanglante de la petite République de San José (capitale San José), île assez grande, peuplée de 20.000 habitants, située dans le Pacifique entre l’Amérique centrale et les Iles Galapagos.

    Du temps de sa prospérité, San José était dirigée par le bon président élu (ce qui pas si courant) Felipe Armaro jusqu’à ce que deux riches planteurs décident de le renverser en l’assassinant lui et sa famille afin de mettre la main sur les richesses du pays. La fille aînée, Carmen, parvient à s’échapper et promet de se venger.

    Jaime Bribato et Esteban Querillo souhaitent se débarrasser du général Espirito qui les a conduits au pouvoir mais le complot est éventée par les espions du général qui fait exécuter ses anciens maîtres.

    Au Pérou, Carmen Armoro requiert l’aide de Victor Vincent et de ses amis et grâce à la population de San José, lasse des exactions d’Espirito, ils renversent le dictateur. Guidés par Carmen, les habitants vont pouvoir vivre en paix et retrouver la prospérité.

    Ah ! le charme des révolutions sud-américaines ! Mais nulle trace de peuples précolombiens là dedans!

    Plus j'en lis et plus je trouve cette collection de fascicules confondante de médiocrité. Et dans le cas qui nous intéresse même le dessin est raté (regardez bien le visage de celui qui est étranglé).

    Notons tout de même que ces illustrations sont de Fred Funcken qui travailla pour les périodiques Spirou et Tintin. Il n'était pas dans un bon jour.

     

    capitaine ricardo le jardin des supplices.jpg

    Capitaine Ricardo, Le Jardin des supplices,
    collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 221,
    Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

  • L'Amérique du Sud dans Le Petit Français illustré 1890

    petit écolier001.jpgComme je l'indiquais il y a quelques jours en signalant un entrefilet consacré à la grippe, j'ai dépouillé l'année 1890 de Le Petit Français illustré, journal des écoliers et des écolières, publié par Armand Colin & Cie. Destiné aux écoliers et écolières de la fin du XIXe siècle, le ton est férocement anti-allemand et aussi anti-britannique (l'Entente cordiale entre la France et le Royaume-Unine sera signée qu'en 1904, les historiens savent cela). Espérant glaner quelque mention de peuples précolombiens, j'ai été déçu: la récolte a été très maigre. Sur les 630 pages environ qui constituent la collection des numéros 45 à 96, je n'ai pu extraire qu'un représentant des habitants d'Amérique du Sud et encore ne s'agit-il que d'un nandou (dans une série d'articles qui court sur plusieurs numéros consacrée à l'autruche et aux autres grands oiseaux in numéro 89):

     

    petit français amérique du sud001.jpg

     

    Il y a bien cette courte question géographique dans la page Variétés du n° 91 (22 novembre 1890): Quel est le marin français qui a découvert le Brésil, et en quelle année?*

    Les mentions les plus longues de la partie sud du continent américain se trouvent dans le feuilleton Voyage du matelot Jean-Paul en Australie (anonyme: signé H. de V. ). Le jeune Jean-Paul, à peine revenu de la France d'Amérique (malheureusement l'épisode se trouve dans le tome I, année 1889 et je ne le possède pas, peut-être y-a-t'il mention des possessions françaises aux Antilles et en Amérique du Sud) s'embarque pour l'Australie. Pour cela, il doit doubler le Cap Horn. Après la traversée de l'Océan Atlantique, il arrive dans la baie de Rio de Janeiro, cabote le long de la côte argentine, fait relache à Buenos-Ayres et longe la Terre de Feu. Quelques gravures témoignent de ce périple.

    Une du numéro 62 (3 mai 1890):

     

    petit français amérique du sud002.jpg

    Détail de l'image, vue de Buenos-Ayres:

     

    petit français amérique du sud004.jpg

    La Terre de Feu, Ile du roi George:

     

    petit français amérique du sud003.jpg

    Pour finir un petit clin d'oeil à Grand-Sachem-la-brocante avec cette gravure illustrant le feuilleton Les Frères d'armes qui nous narre les exploits de deux Français participant à la guerre d'Indépendance des Etats-Unis contre la Grande Bretagne et dans lequel apparaissent quelques Indiens du Nord. Les fourbes Anglais (sujets de la perfide Albion) utilisent des Indiens (dont la tribu n'est pas mentionnée) pour s'emparer de nos deux héros pendant leur sommeil. En présence d'un capitaine anglais, M. d'Aubrac ne peut que protester:
    "- C'est un guet-apens, Monsieur! Vos alliés les Indiens doivent leurs succès à la trahison."


    Au final, le plus intéressant est une fantaisie intitulée Jadis chez Aujourd'hui qui n'a rien à voir avec les peuples précolombiens et dont je parlerai sur le forum de BDFI.

    petit français jadis chez aujourd'hui001.jpg

     


    * réponse dans le numéro 92: Le Brésil fut découvert suivant la tradition la plus répandue par un Dieppois, Paulmier de Gonneville, en janvier 1504.
    Cependant si l'on en croit une autre tradition qui semble appuyée d'assez bonnes preuves, le Brésil aurait été découvert dès 1488 par un autre Dieppois, Jean Cousin, qui aurait ainsi vu l'Amérique quatre avant Christophe Colomb.

     

    PS genre private joke et excuses tout ça tout ça: des liens, bordel, des liens car j'ai omis de signaler que mes essais de publication sur le Post.fr m'ont été inspiré par Nicolas J.

  • Jules Verne, Le Superbe Orénoque

    Ce n'est pas la première fois que j'évoque Le Superbe Orénoque (écrit en 1894 et publié en 1898) de Jules Verne. Si le rôle des Amérindiens est relativement faible dans le roman qui narre les expéditions parallèles de deux équipes d'explorateurs. Les Indiens servent d'obstacles ou d'adjuvants. Quelques illustrations extraites de deux éditions de l'ouvrage:

    La page de garde de l'édition Hetzel (la première en volume, 1898):

    verne superbe orenoque hetzel.jpg

    Quelques illustrations extraites de l'édition dans la collection la Bibliothèque Verte de 1942 (illustrations de Henri Faivre):

     

    verne le superbe orenoque002.jpg
    verne le superbe orenoque003.jpg
    verne le superbe orenoque004.jpg

     

    Jules Verne, Le Superbe Orénoque, nombreuses rééditions.

  • Johann Ludwig Gottfried, Le Livre des Antipodes

    Il ne s’agit pas exactement d’une fiction qui est aujourd’hui chroniquée. Le Livre des Antipodes (Historia Antipodum) est une imposante compilation de textes regroupant l'ensemble des connaissances de l'époque (1630) sur les Indes Occidentales (Amérique). Le graveur Matthaüs Merian (aussi cartographe et éditeur) demanda à Johann Ludwig Gottfried d'établir le texte qui est un panorama de ce qui a été publié dans toutes les langues européennes.

    On ne peut tenir rigueur à l'auteur des erreurs que comporte l'ouvrage à la lumière des connaissances actuelles. Ces erreurs sont d'ailleurs intéressantes car elles expriment les fantasmes projetés sur des civilisations qui restent alors méconnues. En cela, Le Livre des Antipodes et les autres sommes de connaissances parues dans le premier siècle, grosso modo, après la conquête de l'Amérique, participent à la construction de l'imaginaire européen.

     

    gottfried le livre des antipodes002.jpg

    Le cannibalisme, qu'il ne s'agit nullement de contester, est souvent mis en avant, notamment par l'église catholique, pour justifier la conquête européenne. Dès , Montaigne démonte cet argument en critiquant l'européocentrisme et en relevant la relativité des jugements (les Indiens - du Brésil - tuent puis mangent leurs adversaires alors que pendant les Guerres de Religion, les Français torturent avant du tuer: qui est le barbare?). Certes une forme d'horreur naît à observer ces scènes de festins humains auquel tous participent (hommes, femmes, enfants) mais aussi une forme de fascination bien connue: les Européens agissent avec la même forme de brutalité, de sauvagerie et nombre de fictions chroniquées sur ce site montrent cette confrontation permanente entre le violence, la sauvagerie de l'autre et de soi.

     

    gottfried le livre des antipodes003.jpg

    Le bestiaire présenté dans cet ouvrage est souvent fantastique. Une fois encore, redisons-le, il ne s'agit pas de tenir rigueur à Johann Ludwig Gottfried et Matthaüs Merian d'avoir déformé une réalité (en tout cas pour nous, relisons Montaigne). Ces bestiaires fantastiques mettent en avant une monstruosité, une étrangeté fascinantes. Parfois les Indiens possèdent eux-aussi des traits d'animaux. Cette animalisation de l'autre se veut l'affirmation de sa propre humanité.

     

    gottfried le livre des antipodes004.jpg

    Pour finir une image sur nos frères du Nord :)

     

    gottfried le livre des antipodes001.jpg

    Johann Ludwig Gottfried, Le Livre des Antipodes, 1630, FM/La Découverte, 1981

  • Claude Moliterni, Mission de la mort

    Le titre de ce billet n'est pas une erreur. Ou plutôt, il s'agit d'une erreur volontaire mais pas d'une provocation ou d'un jeu de mots débile. Après la mort de Francis Lacassin c'est un autre de ceux qui ont contribué à la reconnaissance de la bande dessinée qui nous quitte.

    La nouvelle a largement fait le tour des forums consacrés à la bande dessinée : Claude Moliterni l’un des fondateurs du festival d’Angoulême est mort le 21 janvier 2009.
    Depuis 1967, il avait publié de nombreuses études sur la bande dessinée. Il fut le premier à faire entrer le neuvième art au musée avec l’exposition « Bande dessinée et figuration narrative» en 1967 au musée des Arts Décoratifs.
    Les biographies qui circulent ici et là, mentionnent souvent que Charles Moliterni écrivit une centaine de polars sous divers pseudonymes.
    Tout le monde oublie (mais Cirroco, non, et ici non plus d’ailleurs la preuve) qu’il écrivit aussi le texte d’un fascicule dont l'action se déroule en Amazonie publié par Ferenczi en 1957 (je repique l'image postée par Cirroco car je ne sais pas trop où est mon exemplaire):

    molitarikraft.jpg

    Karl von Kraft (pseudonyme de Claude Moliterni), Mission de la mort ,
    Mon Roman d'Aventure, n°460, Ferenczi, 1957