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arlequin

  • Ann Cooper, La Longue route du bonheur

    La mention de la collection Harlequin sur un blog littéraire fait toujours sourire. C'est un tort. Les tirages de cet éditeur canadien font pâlir d'envie nombre d'écrivains. Sans doute les intrigues sont-elles très stéréotypées mais elles fonctionnent et tiennent en haleine des millions de lectrices (et pas seulement des lectrices d'ailleurs d'après les études qui ont été réalisées). J'ai retrouvé un article publié dans le Figaro: 200.000.000 d'exemplaires dont 12.000.000 en France, écoulés chaque année, 550 titres publiés en France chaque année. 1.000 auteurs pour alimenter cette machine infernale. Les critiques s'arrêtent souvent là, aux chiffres je veux dire. Ils oublient le rêve et le divertissement que cetet collection apporte.
    Ce n'est pas a première fois que je l'évoque. Puisant dans l'ensemble des tropes de l'imaginaire exotique, Harlequin se nourrit de Mayas, Aztèques, Incas, jungle amazonienne délivrant un exotique en carton pâte mais qui entraîne le lecteur qui veut bien s'y laisser prendre.

    Ann Cooper nous emmène avec La Longue route du bonheur chez les Indiens Takuma dont le territoire est menacé par la construction d'une route. On en apprend très peu sur les Améridiens et, évidemment, l'amour triomphe. A ceux qui décochent un vague sourire amusé, je renvoie au premier paragraphe de ce billet ;) (bon, j'avoue, je souris avec eux tout de même :-)  mais je persiste à croire que ce type de littérature dévalorisée mérite qu'on l'étudie car, si l'aspect littéraire peut être mis en question, c'est un phénomène social qui permet l'accès à et la pratique de la lecture).

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    Ann Cooper, La Longue route du bonheur (VO: Maclean's Woman),
    Collection Harlequin, n° 454, 1984