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belle aventure

  • Jean Normand, Arika, fleur des tropiques

    Jean Normand a écrit nombre de romans d’aventures se déroulant en Guyane où il fut en poste.

    Arika, fleur des tropiques est l’avant dernier volume de la collection "La Belle aventure".

    Maurice Lambrac est un placérien (c.à.d. un prospecteur d’or) aisé qui vit six mois sur son exploitation aurifère du Haut-Maroni et six mois à Saint-Laurent. Sur son placer arrive Jane Frainel, jeune et jolie jeune femme envoyée du journal « Le Monde » dont l’objectif est d’ « aller là où l’on rencontre le Peau-Rouge qui n’a point encore pris contact avec la civilisation » (p. 5). Il rencontre en cela le projet de Michel Lambrac (euh mais c’est qui est ce Michel ? en fait c’est Maurice, il a juste changé de prénom entre la page 3 et la page 4) qui souhaite aller explorer le territoire des Oyaricoulais.

    Quinze jours après nous retrouverons nos héros à la crique Araoua, frontière du pays des Oyaricoulais. Michel et Jane discutent des causes de l’hostilité des Oyaricoulais envers les Blancs. S’ils méprisent ou méconnaissent la valeur du précieux métal, vivant de pêche et de cueillette, ce n’est pas le secret de l’or qu’ils protègent. Pour Michel, les raisons sont claires : « je pense que le secret dont ces Peaux-Rouges veulent garder l’intégrité n’est autre que de la tradition, le secret des rites ancestraux » (p. 9).
    Lambrac émet même une hypothèse : « il ne faut pas oublier que les Peaux-Rouges de l’Amérique du Sud sont les descendants des Incas qui eurent tant à souffrir de la domination espagnole. Certains d’entre eux, qui purent s’échapper, virent se réfugier dans les immenses solitudes des forêts de la Guyane, où ils auraient construits des temples en tout semblables à ceux du Pérou » (p. 9).

    Si le sable de la crique dévoile un bel espoir de richesse, il faut se protéger du danger immédiat que constitue la menace Oyaricoulais. Le camp est fortifié et les Indiens rapidement mis en déroute laissant un jeune homme blessé et sa fiancée sur le terrain. La jeune Indienne, Arika, se laisse apprivoiser et conduit les Français son village.
    Elle pâlit quand, après cette étape, Michel décide d’aller vers les monts Tumuc-Humac qui semblent cacher un mystère. Sur les flancs de la montagne, ils découvrent, stupéfaits, des ruines: un temple inca dont la plus grande partie est sous terre !

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    Jean Normand, Arika, fleur des tropiques,
    La Belle aventure, n° 27,
    Editions S.E.P.I.A., 1938

  • Jean Rosmer, Les Frères du Soleil

    Au Pérou, c’est le jour des fiançailles entre Mercédès de Canalleros et du comte français Vivian de Trêmes.
    Mercédès est inquiète : elle a trouvé quelques jours auparavant d’abord un collier de rubis (ce qui troubla fort son père) puis d’autres bijoux et joyaux.
    Elle explique à son fiancé qu’elle descend des anciens Incas par sa mère. Le jour des fiançailles, Mercédès reçoit un message des Frères du Soleil : […] Tu es destinée à vivre dans le temple de notre Dieu, à le servir, à le vénérer, à être sa prêtresse suprême, à demeurer, seule et sans époux […] (p. 6).
    Les sectateurs du Soleil l’enlèvent et la conduisent Pachacamac.

    Le temple est « un étrange bâtiment de forme octogonale, au toit en coupole, entouré des vestiges d’une haute muraille de pierre dure, couverte de dessins et d’ornements symboliques « (p. 12)

    On y trouve des momies incas, des souterrains, des exaltés et dans le secret du temple une curieuse statue : « Assis sur une gloire de rayons incandescents, le Soleil laissait flotter son regard empreint de la plus grande noblesse. C’était l’image célèbre conservée depuis tant de siècles par les fidèles sectateurs de ses rites. [Mercédès] en avait souvent entendu parler, mais ne se doutait pas de la richesse des pierreries, des perles, des incrustations dont l’idole était constellée » (p. 17)

    Plus curieuse est encore la statue sur la couverture, qui ressemble plus à celle de la Liberté qu'à de l'art inca!

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    Jean Rosmer, Les Frères du Soleil,
    Collection La Belle Aventure, n° 20,
    Editions S.E.P.I.A., 1938