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chilam balam

  • Livre de Chilam Balam de Chumayel

    Un livre qui semble rare (si j'en crois les cotes trouvées sur différents sites de vente):

    Wikipedia indique:
    "Les livres de Chilam Balam sont des manuscrits mayas rédigés au Yucatan au cours des deux siècles qui ont suivi la conquête espagnole. Ils sont écrits en yucatèque, mais en caractères latins. Leur nom leur vient des mots «chilan» (le n se change en m devan la lettre b) qui signifie «prophète, devin» et de «balam» qui signifie «jaguar». «Chilam Balam» désignerait un individu, prêtre, prophète, chamane, qui aurait annoncé la venue des Espagnols. Pour les distinguer on les nomme d'après la ville où ils ont été rédigés : on parle donc de Livre du Chilam Balam de Chumayel, de Tizimin , de Mani, de Kaua ou encore d'Ixil. Il existe également un recueil du XIXe siècle appelé codex Pérez, qui reprend des textes disparus. Ces écrits traitent du calendrier maya, de chroniques historiques, de prophéties et de mythes traditionnels comme le mythe de la création. Ils contiennent aussi des conseils et des recettes médicinales. On y trouve un mélange de concepts précolombiens et d'emprunts à la culture européenne."

    Il est bien sûr un peu en dehors des limites du corpus habituellement décrit sur ce blog mais sa présence dans ces pages rappelle que les fictions (légendes, mythologies,...) ne sont pas seulement occidentales pour le domaine qui nous intéresse. De nombreux textes mayas furent détruits par les Espagnols lors de et après la conquête. En effet, en 1562, Diego de Luncan, évêque du Yucatan, organisa un autodafé au cours duquel furent brûlés de très nombreux livres mayas au prétexte que ces ouvrages "ne contenaient rien d'autre que les mensonges du Diable".  La destructin des codex préhispaniques ne fut pas seulement conduite par les Espagnols. les Aztèques déjà, afin de réécrire une histoire qui leur soit plus favorable, brûlèrent de nombreux livres rédigés par les puissances dominant le Mexique précédemment.

    "Avant la conquête espagnole, il existait de véritables bibliothèques de codex. De nombreux ouvrages ont été détruits avant la conquête. L'empereur aztèque Itzcoatl aurait fait brûler de nombreux ouvrages, pour pouvoir réécrire l'histoire mexicaine sous un jour plus favorable aux Aztèques. Certaines bibliothèques furent détruites pendant la conquête espagnole au cours des combats. Les codex préhispaniques étaient intimement liés à la religion mésoaméricaine, si bien que les conquérants espagnols, pour qui il s'agissait de manifestations de paganisme, s'appliquèrent à les détruire. S'il existait bien une distinction entre «reprobados» (ceux qui traitaient de divination et de religion) et «no reprobados», elle était toute théorique : au début de la colonisation, dans le doute, tout ouvrage suspect d'idolâtrie finissait brûlé. Le premier évêque de Mexico, Juan de Zumárraga, se distingua par son zèle dans cette activité. Une illustration célèbre de la « Description de Tlaxcala » représente des moines en train de brûler des images d'idoles. L'acharnement des Espagnols se manifesta entre autres en 1539, lorsqu'un seigneur indigène Don Carlos Chicihimecatecatl fut jugé pour sorcellerie et condamné au bûcher : lors du procès, un « tonalamatl » qui était en sa possession fut présenté comme élément de preuve. On peut comprendre que de nombreux indigènes, soucieux de ne pas s'attirer les foudres de l'Inquisition, aient détruit eux-mêmes les codex compromettants qu'ils détenaient." (source: wikipedia)

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     Livre de Chilam Balam de Chumayel, Denoël, 1955
    (traduit de l'espagnol et présenté par Benjamin Péret)