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cicvilisation survivante

  • Jean Ray, Le Temple de fer (Harry Dickson)

    Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain, sous la plume de Jean Ray, connaît des aventures multiples. Certaines nous intéressent directement comme Le Temple de fer.

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    Le Dr Pereiros, vénézuélien, a tenté d'arracher à l'orbe terrestre une fusée afin de rencontrer les Sélénites. Ce fut un échec. Retiré depuis plusieurs années, après avoir essuyé les sarcasmes de ses confrères pour avoir atterri dans un pommier, il réapparaît. Pereiros enlève Harry Dickson afin de lui demander de l'aide.
    Des années auparavant, après des études en Europe, le Dr Pereiros regagna l'Amérique du Sud et choisit "le Brésil comme terre d'expérience" attiré par "la soif des richesses". Il partit "à la recherche des temples disparus, ou plutôt ensevelis, de la région des forêts vierges." (pp. 36-37).
    Un soir, un bolide apparut dans le ciel. Non sans difficulté, Pereiros parvint à extraire l'être semblant être le pilote de l'"énorme olive de métal". La créature humanoïde possdait un "corps amorphe et mal équarri! Sa tête était colossale, ses bras horribles, ses jambes, comme atrophiées, lui permettaient seulement de ramper. Le corps avait une consistance flasque et en même temps résistante comme le cuir bouilli. Une continuelle viscosité en suintait, qui permet à l'être de séjourner dans des températures atroces, même dans la flamme, à la façon des salamandres" (p. 38).
    Dans le "vaisseau" se trouvaient "une cale littéralement bondée d'or, et même de lourdes sphères de platine pur!" (p. 40).
    Pourtant pas plus de Sélénites dans cette histoire que de Solariens.

    Il y a de l'Aztèque caché là-dessous! (bouh le mauvais jeu de mots :oD )

    Les derniers des Cricklewell, famille anglaise maudite, échappèrent à la potence et émigrèrent en Amérique du Sud.
    "Il paraît qu'il s'enfoncèrent dans les régions mystérieuses [du Brésil]. Avez-vous entendu dire que des tribus mystérieuses, descendant des Aztèques et héritiers de leur vaste civilisation, y vivaient encore"
    "Je vois les Cricklewell arriver parmi ces survivants des âges fabuleux.
    On les accueille bien, ils y vivent, ils y font souche. Ils sont intelligents, entreprenants, cruels. Saviez-vous que les Aztèques faisaient subir à certains enfants destinés à leurs temples d'étranges mutilations, qui en faisaient des monstres effroyables, destinés à jetter l'effroi dans le coeur et l'esprit des fidèles?
    - Je ne l'ignore pas, et l'histoire en connaît quelques exemples.
    - Mais ces déformations tendaient aussi à développer le volume de leur crâne, à amplifier leurs cerveaux, à en faire de terribles surhommes" [...]
    - Devenus grands et puissants, ils règnent sur les tribus mystérieuses; deux d'entre eux - peut-être même qu'ils ne furent jamais que deux - ont conçu l'idée de quitter leur patrie d'adoption, de regagner leur ancien domaine, peut-être de se venger de l'opprobre de leurs pères. 
    Un appareil volant est construit [...]
    L'un d'eux s'en empare et fuit.[...]
    Il a emporté de l'or dont il connaît la valeur. les Aztèques en possédaient à foison, nous le savons" (p. 60).

    Harry Dickson parvient évidemment à mettre hors d'état de nuire les terribles monstres...
    La déformation des crânes est évoquée par Gaston Leroux dans L'Epouse du soleil, mais cette fois au sujet des Incas.

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    Jean Ray, Le Temple de Fer, Harry Dicskon, fascicule n°93 (1928)
    Plusieurs rééditions
    Les citations renvoient à l'édition Librio, n° 115, 1996