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collection printemps

  • Michel Dorlys, Forêt perfide et mer douce

    Le jeune Landais René Dubos, orphelin depuis peu, doit se résoudre à vendre la pinède familiale. Janouet Bordenave, son ami, lui rappelle le souvenir d’Emilio Diaz, cousin de la mer de René devenu le roi du caoutchouc au Brésil.
    Accompagnés de Dominica, jeune sœur de Janouet, les deux amis s’embarquent pour le Brésil afin d’y exercer leurs talents de sylviculteur auprès de l’oncle Diaz.
    Nos héros se retrouvent à Maranjo où l’oncle d’Amérique a surveillé des fouilles archéologiques. Le majordome apprend aux deux jeunes Français :
    « Au point de vue de la préhistoire, Marajo est une contrée très intéressante, paraît-il. Moi, je n’y connais pas grand-chose… Seulement, je regarde et j’écoute le senor [sic sans accentuation]. Il y a quelques années, il est allé camper sur les bords du lac Arary, et là il a trouvé des inscriptions, des idoles, des fétiches, des statuettes en terre cuite ou en pierre, des objets d’ornementation, des haches, des points en silex, enfin toutes sortes de débris du temps avant que les Portugais aient découvert le Brésil. Du reste, à Marajo, vous verrez son musée. Il en est très fier. Vous pourrez l’en féléciter en arrivant à Santa-Emilia où il a transporté aussi quelques pièces rares… » (p. 9)

    Alléché par la perspective de visiter cet extraordinaire musée, le lecteur poursuit le récit. Malheureusement, un bagnard évadé a usurpé l’identité d’Emilio Diaz et est plus sensible aux charmes de l’or et de la boisson qu’à l’art précolombien. Le reste est un récit amazonien classique avec bagnard repenti, méchant bagnard, parties de chasse, pépites d’or, serpents caïmans et autres pumas. Quelques indigènes apparaissent – surtout des métis d’ailleurs – mais n’ont qu’un rôle subalterne.

    Tout finit bien par le mariage entre René Dubos et Dominica Bordenave. L’heure est donc au bonheur et personne n’aura le loisir, l’envie ou l’idée de visiter le musée d’Emilio Diaz qui a retrouvé son identité.

     

    Michel Dorlys, Forêt perfide et mer douce,
    collection Printemps, n° 276,
    éditions de Montsouris, sans date,
    illustration de H. Ferran, 96 pages.