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conquistador

  • JH Rosny Ainé, Méditations sur l'anéantissement des arts précolombiens

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    En faisant des recherches sur JH Rosny Aîné(auteur de La Guerre du feu mais pas que) pour mon nouveau site ArchéoSF, je suis tombé sur un numéro des Cahiers de la République des Lettres, des sciences et des arts consacré à l'art précolombien avec des articles signés Georges Bataille, Alfred Métraux, Paul Morand ou... JH Rosny Aîné. Je connaissais La rosny, contree aux embuches, incasContrée aux embûches (éditions Albin Michel, 1948) de son frère Rosny Jeune mais je ne savais pas que Rosny Ainé avait traité lui aussi, dans le domaine de l'essai, des peuples précolombiens. 

    Je vous livre donc le texte intégral de l'article (qui est aussi téléchargeable dans la section "Téléchargement" d'ArchéoSF).

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  • [Film] Nicolas Echevarria, Cabeza de Vaca

    Cabeza de Vaca a eu un destin tout à fait particulier. Explorateur espagnol né  1507, il participe en 1527 à une expédition qui tourne au cauchemar. 

    Issu d'une famille noble, il était le fils d'un explorateur natif de Grande Canarie. Sa première expédition vers les Indes se déroula dans ce qui est devenu aujourd'hui le sud des États-Unis et le nord du Mexique : enrôlé comme trésorier dans l'expédition de Pánfilo de Narváez en Floride (1527), il fut l'un des quatre survivants qui, durant huit ans, vécurent parmi les Indiens en exerçant du commerce et du reboutage. Après un long voyage vers l'ouest, ils reprirent contact avec les Espagnols à Sinaloa (Mexique) en 1536. C'est durant ce voyage qu'il réunit les premières observations ethnographiques sur les peuples indigènes du golfe du Mexique. À son retour en Espagne en 1537, il en écrivit un rapport au roi Charles Quint, lequel fut publié en 1542 sous le titre de La Relación (La Relation de voyage), plus tard appelé Naufragios (Naufrages).

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  • Colin Falconer, Aztec

    Dans Aztec, Colin Falconer adopte une stratégie pour ce qui concerne le personnel romanesque tout à fait intéressante du fait des possibilités qu’elle ouvre.

    falconer aztec édition espagnole.jpgNous ne parlerons pas ici de réalité historique ou d’interprétation historiographique mais simplement du système des personnages (en fait, de toute manière, en définitive, parce que – rayez la mention inutile – je ne crois pas à l’objectivité des romanciers – ni des historiens d’ailleurs).

    Plusieurs couples de personnages prennent vie dans Aztec, chaque membre du personnage romanesque représentant une vision du monde et/ou un système de valeur.

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  • Kay Pradier, La princesse aztèque Malinali

    La princesse aztèque Malinali, sous titré "La véritable histoire de la compagne de Cortés et son rôle dans la conquête espagnole du Mexique" est paru en 2001 aux éditions Favre. Il s'agit d'un roman historique. Malinali est plus connue sous le nom de La Malinche.

    Résumé de l'éditeur:

    Au début du XVIe siècle, sous le règne de Montezuma, l'empire aztèque était au faîte de sa richesse et de sa puissance. Et pourtant, quand Hernan Cortés débarqua en 1519, avec 400 soldats et une vingtaine de chevaux, tout s'effondra en quelques mois... L'homme blanc venu de la mer était barbu, coiffé d'un casque étincelant, monté sur un animal fabuleux et son arme jetait des éclairs qui semaient la mort à distance . Les Indiens crurent reconnaître en Cortés le Dieu Quetzacoatl qui devait, selon la légende, venir à la fin des temps reprendre son trône... Leurs illusions engendrèrent leur perte. Dans cette aventure inouïe et cruelle, on a hélas presque oublié le rôle discret et cependant essentiel que joua une jeune princesse aztèque. Elle s'appelait Malinali. Plus tard, les Espagnols la nommèrent Dona Marina, en signe du respect qu'ils lui témoignaient. Choyée jusqu'à la mort de son père, le cacique Tetcozinco, ami et allié de l'empereur Montezuma, elle fut ensuite vendue par sa mère à un marchand d'esclaves. Quand son destin la plaça par hasard sur le chemin de Cortés, qui venait de débarquer et à qui elle fut donnée parmi un tribut de vingt autres serviteurs, elle en tomba follement amoureuse. Elle apprit sa langue et devint sa maîtresse, ainsi que la plus précieuse des alliées. Comment vécut-elle des situations aussi extrêmes, placée entre sa passion pour son amant et sa loyauté envers son empereur et son peuple ? Certains peuvent penser qu'elle fut traîtresse à sa patrie. N'était-elle pas plutôt la victime des circonstances, plongée malgré elle dans un contexte dévoré par la convoitise ? Elle-même ne s'appartenait plus, elle avait été négociée et était devenue la propriété d'un homme, un étranger. Comment aurait-elle pu résister alors que les plus importants enjeux de pouvoir et de richesse dominaient son univers ? Plutôt que de la considérer en partie responsable de la chute inéluctable de l'empire aztèque, cette biographie romancée et très vivante aspire à rendre hommage à celle qui ouvra sincèrement pour favoriser le métissage des peuples et l'avènement du Mexique moderne.

    Kay Pradier a aussi publié, en 2003, Gloire et infortune de Cortés toujours aux éditions Favre.

     

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    Kay Pradier, La princesse aztèque Malinali,
    "La véritable histoire de la compagne de Cortés et son rôle dans la conquête espagnole du Mexique",
    Editions Favre, 2001

  • Fred Bernard & François Roca, Soleil Noir

    Jannick Denis du forum A Propos de Bob Morane me signale l'ouvrage suivant:
    Soleil Noir, album pour la jeunesse, texte de Fred Bernard, illustrations de François Roca.
    Dans cette nouvelle histoire se déroulant au moment de la Conquête par les Espagnols du Mexique, le trait a l'air très soigné.

    La présentation de l'éditeur:
    "Avec ce nouvel album, Fred Bernard et François Roca reviennent sur le passé de « Cheval vêtu », initialement appelé « Soleil Noir »
    .
    À travers le récit rétrospectif d’une grand-mère à sa petite fille, nous plongeons au cœur de l’Amérique au temps des conquêtes espagnoles (vers 1520).
    Soleil Noir appartient à Don Ignacio qui arrive avec ses compagnons dans la cité aztèque de Tenochtitlan où on les accueille comme des dieux.
    Le livre retrace l’histoire de la conquête (accueil généreux, aide des Espagnols pour combattre les cités voisines puis massacre des prêtres, vols des richesses, tutelle de Charles Quint…) au sein de laquelle se noue une histoire d’amour entre Don Ignacio et Siyah Ka’k, la belle aztèque, qui devient sa femme. Lorsque Don Ignacio meurt, Soleil Noir s’échappe et galope devant lui. Et Siyah Ka’k, devenue Isabelle, part en Espagne où va naître leur enfant.
    C’est à sa petite fille qu’elle révèle toute l’histoire racontée dans l’ouvrage."

    L'originalité est que l'histoire est centrée sur le point de vue du cheval.

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    Notons que dans un album précédent, intitulé Cheval vêtu, le cheval se trouve chez les Comanches. Dans la chronologie fictionnelle, Cheval vêtu est antérieur à Soleil Noir.
    "Un album à l'italienne qui raconte l'arrivée d'un cheval de conquistador chez les indiens Comanches. Tout dans ce cheval intrigue les Comanches. Il est grand et noir (leurs critères estiment qu'il est laid : ils préfèrent les petits et les tachetés) et son harnachement de conquistador espagnol les sidèrent, eux qui ne connaissent rien des hommes blancs et de leurs coutumes. Cheval Vêtu comme ils le nomment, les intrigue aussi car il ne s'enfuit pas et reste près de la jument Trois Myrtilles. Le chef Grand Corbeau choisit ce cheval au détriment de son habituel Cheval Sacré. Les Comanches partent combattre les indiens Paunees, fêtent la victoire, chassent les bisons et assistent, impuissants, au combat mortel des deux chevaux Cheval Vêtu et Cheval Sacré. Cheval Vêtu partira avec Trois Myrtille, enceinte.
    Nature, monde des indiens, rituels, batailles, chasse, univers des chevaux, amour animalière, jalousie et rivalité... sont les thèmes forts qui parcourent cette aventure. Roca a peint de somptueux tableaux évocateurs, grâce à des points de vue différents : la puissance des animaux, l'immensité de la nature, le mouvement de la chasse et des combats et la belle présence du groupe de Comanches."

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    Un coffret rassemblant les deux albums est paru en même temps que Soleil Noir (24 septembre 2008).

    Fred Bernard & François Roca, Soleil Noir,
    collection Déjà grands (Albums illustrés de 7 à 11 ans),
    Albin Michel Jeunesse, 24 septembre 2008

  • Jean-Claude Martin, L'Inconquistador

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    J'aime assez les défis littéraires. Pérec, l'Oulipo, Queneau, les surréalistes sont aussi parmi mes références littéraires. Je suis tombé, tout à fait par hasard, sur un roman en alexandrins (6.000 alexandrins!) de Jean-Claude Martin. L'ouvrage est intitulé L'Inconquistador. Le site de l'auteur présente ainsi l'ouvrage:

    "L'Inconquistador" de Jean-Claude MARTIN : un livre étonnant de près de 6000 alexandrins, qui renouvelle le genre délaissé du poème épique et révèle aux Français Alvar NUNEZ CABEZA de VACA, héros fascinant de la Découverte de l'Amérique. A Contre-Pied , Editeur.

    L'ENIGME HISTORIQUE des CITES de l’OR

    CABEZA de VACA a-t-il découvert, dans les années 1530, la troisième civilisation indienne de l'Or dans le Sud des actuels Etats-Unis, alors que Cortés pillait celle des Aztèques et Pizarro celle des Incas ?
    A-t-il protégé les Sept Cités mystérieuses, dont on rapportait qu'elles enserraient ses richesses, de la destruction par les Conquistadors ?
    Est-ce pour mystifier ces cruels aventuriers qu'il a passé sous silence, dans sa "Relation" à Charles-Quint, l'essentiel des huit années de son cheminement de 8000 km entre Floride et Californie ?
    Aurait-il, à la fin de sa vie, décrit ses véritables aventures dans une ultime Relation cachée ? Dans son magistral ouvrage "El largo atardecer del caminante", le grand écrivain argentin Abel Posse l’a suggéré.

    Jean-Claude MARTIN l'aurait-il trouvée ? Dans "L'Inconquistador", il reconstitue l'épopée de Cabeza de Vaca, en rajoutant des "révélations" inédites au premier rapport fait à l'empereur - traduit ici en français et en vers avec précision et fidélité historique.

    Cette idée d'errance et de découvertes de lieux tout à fait extraordinaires est récurrentes dans le domaine qui nous intéresse. J'ai déjà cité Laurent Breton (avec une nouvelle intitulée Coke que l'on peut lire en ligne) et beaucoup d'autres.
    Ici, s'ajoute la performance que constitute l'écriture, au XXIe siècle, d'un ambitieux poème épique qui couvre plus de 230 pages.

  • Andreas, Aztèques

    Que ce soit Jean-Yves Mitton avec Quetzacoalt, Jeronaton avec Champakou ou Princesse Maya, Valérie Mangin avec Luxley, les oeuvres de bande dessinée mettant en scène des peuples précolombiens sont relativement nombreuses.

    Andreas propose avec Aztèques un "one-shot" intéressant. Le scénario: "A travers le cheminement de cinq personnages, Andréas compose une mosaïque où se reflète la civilisation aztèque , depuis la vie quotidienne du peuple jusqu'aux rites sacrés des prêtres. Avec en toile de fond, la tragédie d'un monde condamné à disparaître, pour qui ''même les empires ne sont que jouets du destin''. Narration, graphisme et couleurs se conjuguent en un ensemble étonnant et envoûtant, comme seul Andréas a le secret."

    Ce qui est aussi intéressant dans cette bande dessinée c'est qu'elle met en scène les contacts entre les différents peuples précolombiens. Les cinq protagonistes principaux sont ainsi: Malinalli (servante aztèque chez les Incas), Xiquipilli (marchand inca), Ollin (prisonnier inca destiné aux sacrifices aztèques), Tolpizin et Chimalhuatl (aztèque préparant le retour du serpent à plumes). Cette dimension est souvent éludée dans les fictions "précolombiennes", les différents peuples étant généralement renvoyé à leur auguste solitude.

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    Andreas, Aztèques, collection Conquistador,
    Editions Delcourt, 1992.