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conquistadores

  • José-Maria de Heredia, Les Conquérants de l'or

    Sur ce blogue, les lectrices et lecteurs rencontrent souvent des auteurs aux bibliographies pléthoriques: Marcel Allain et ses plus de 400 titres, Yves DermèzeMaurice Limat et bien d'autres qui ont écrit des centaines de livres, fascicules, contes et nouvelles, ...

    jose maria de heredia par.jpgAvec José-Maria de Heredia nous entrons dans un autre domaine. Il s'agit tout d'abord de poésie, genre peu abordé encore sur ces pages mais encore d'un auteur rare. Finalement sa bibliographie se résume à quelques traductions en français comme celle de la Véridique histoire de la conquête de la Nouvelle-Espagne, de l'Espagnol Diaz del Castillo ( 3 volumes 1877-1878); deux discours (Discours de réception à l'Académie française, 1895 et Inauguration du monument élévé à la mémoire de Leconte de Lisle à Paris le 10 juillet 1898); et d'un poème de circonstances (comme Salut à l'Empereur, lu par Paul Mounet de la Comédie Française lors de la pose de la première pierre du pont Alexandre III à Paris). Il reste pourtant célèbre pour Les Trophées (1893) qui est un recueil de 118 poèmes publiés à l'origine dans des revues à faible tirage.

    Cette faible production ne l'empêcha pas d'être une figure reconnue du mouvement parnassien. Les Peuples du Soleil vous proposent en cinq épisodes de lire ou relire le dernier grand ensemble du recueil Les Trophées, Les Conquérants de l'or.

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  • Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio, Helldorado, tome 1, La Santa Maladria

    helldorado vignette.jpgUne île inconnue, dans l’Atlantique au large des côtes de l’actuel Mexique. Sans pitié, les matadors, qui ont tous les attributs des conquisatdores, massacrent toute la population d’un village. Après leur passage, deux Syyanas de classe inférieure, Hutatsu et Dathcino se servent allègrement dans les habitations et prennent du bon temps. Au petit matin, des soldats Syyanas surprennent les pillards et les emmènent en ville.

    Le grand prêtre au cours d’un jeu cruel condamne ceux qui ont été capturés à être immédiatement tués, à servir de soldats de première ligne, à être sacrifiés aux dieux ou encore à soigner les victimes d’une terrible épidémie qui ravage l’île. Hutatsu et Dathcino rejoignent la maladrerie où ils rencontrent Initsiii jeunes méso-américaine qui tente de soulager les malheureux malades.

    De l’autre côté, les nouvelles recrues des matadors écoutent le discours de leur supérieur qui promet la mort pour un tiers d’entre eux et la fortune pour la gloire de Dieu pour les autres avec un retour en Espagne au bout de deux ans.
    Une offensive est lancée contre la ville. Les Méso-américains utilisent des malades comme boucliers humains. Hutatsu et Dathcino suivent donc sur le champ de bataille. El Capitan, le chef des Espagnols, demande à ses hommes de capturer les moins malades pour qu’ils servent de cobayes. Parmi les prisonniers se trouve Datchino. Son ami demande aussi à être capturé pour ne pas rester seul.L’album se clôt sur une vue d’ensemble de l’île.

     

    Je ne suis aucunement spécialiste de bande dessinée. L’histoire me semble un peu mécanique : les deux protagonistes indiens passent leur temps à être capturés, fuir pour mieux être de nouveau pris. L’emploi de vocabulaire et d’expressions contemporains « Bouffe donc au lieu de me prendre la tête » ( page 12 par exemple) surprend un peu.
    En revanche l’expressivité du dessin est forte et parfois elle suffit, le lecteur oubliant qu’il n’y a pas de bulles pendant plusieurs pages tant il est entraîné dans la narration dessinée.

    L’œuvre est violente, le trait dur. Les sacrifices humains, les massacres, les scènes de bataille sont dessinées à grand renfort d’hémoglobine et de corps exp(l)osés. De même les ravages de la maladie que l’on ne nomme pas sont représentés crûment. Le thème de la conquête espagnole a largement été traité par les auteurs de bande dessinée. La singularité de cette série réside non pas dans la lutte entre Précolombiens et Espagnols mais dans la présence d’un troisième protagoniste, la maladie qui ne doit absolument quitter l’île, qui a transformé cet Eldorado en enfer.


    La série est annoncée complète en trois tomes. Pour le moment les tomes 1 & 2 ont été publiés.

    Helldorado01.jpg

    Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio Noé,
    Helldorado, tome 1, La Santa Maladria,
    Collection Ligne d’horizon, Casterman, 2007