Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

daric

  • Georges Ramaïoli, La Tribu du dauphin blanc

    A la fin du Xe siècle de notre ère, sur les bords du Golfe du Mexique, la paisible tribu maya des Otomis vaque à ses occupations. Les Toltèques attaquent la tribu, s’emparent de la ville, réduisent la tribu en esclave et s’installent sur place sous le règne de Mixcoatl. Yakin est recruté comme sculpteur alors que Michol est destiné au sacrifice. Il se rebelle et est remarqué par la princesse toltèque Tecuma qui lui indique qu’il peut échapper au sacrifice s’il parvient à vaincre trois guerriers toltèques. Il réussit l’épreuve grâce à sa ruse et est mis au service de la princesse qui lui fait promettre de l’aider à s’échapper pour éviter un mariage qui ne lui convient pas. Les Mayas, esclaves des Toltèques, travaillent aux champs, bâtissent la ville, construisent le temple, sculptent des ornements pour leurs maîtres. Le prince toltèque escompte faire de sa ville la rivale de Tula.
    Alors que Yakin part chercher des galets et des coquillages sur la plage , il rencontre Humac, le devin d’un village de pêcheurs dont la fille Ixtla a été enlevée par les Toltèques pour être sacrifiée lors de l’inauguration du temple. Cette rencontre permet de mettre au point un plan afin de fuir : les Mayas fourniront les guerriers et les pêcheurs les bateaux. Ilom, un Toltèque amoureux de Ixtla, leur apporte son aide. Yakin présente le plan à l’assemblée des guerriers. Il se heurte une nouvelle fois au prêtre Tlazec.

    Les femmes mayas cachent des armes dans les greniers à maïs et tous préparent des vivres pour le grand soir. La veille de la cérémonie, les Mayas passent à l’action. Les greniers sont incendiés, les pêcheurs libérés. Ilom est tué par un garde. Michol pénètre dans le palais, frappe le prince et le marque à vie. Il n’emmène pas la princesse Tecuma. Elle lui voue dès lors une haine implacable.
    Poursuivis par les Toltèques, les derniers Mayas parviennent aux embarcations des pêcheurs et prennent le large. Humac propose de les guider jusqu’aux pays des Grands Mayas. Tlazec ne l’entend pas de cette oreille mais doit céder. Une tempête les détourne de leur route.
    Tlazec donne sept jours à Humac pour retrouver le bon cap sans quoi sa fille sera sacrifiée aux dieux. Les jours passent et les vivres s’épuisent… Le jour fatidique, l’apparition d’un dauphin blanc sauve la jeune fille. Il les guide vers la terre. Ce n’est pas le Yucatan que découvrent les Mayas. Ils édifient une petite cité et en hommage au cétacé, Yakin réalise une sculpture à son effigie. Les Mayas ont trouvé une terre de paix et de joie.

    ramaioli tribu 1.jpg

    Avec La Tribu du dauphin blanc, Georges Ramaïoli nous offre de belles reconstitutions tant des costumes, que du mode de vie ou de l'architecture. Les caractères des personnages sont définis avec rigueur. Le premier tome ayant été prépublié dans Okapi en 1984, revue pour adolescents, un certain manichéisme pointe entre les gentils Mayas et les méchants Toltèques. Pourtant, l'auteur échappe au simplisme en montrant aussi la lutte entre Yakin qui aspire à la paix et refuse les sacrifices humains et le prêtre Tlazec qui veut que perdurent les traditions. Le scénario est simple mais efficace tout en posant les bases de la suite de la série (deux autres tomes sont parus, un quatrième est annoncé).

    ramaioli tribu.jpg

    Georges Ramaïlo (dessin et scénario) , La Tribu du dauphin blanc,
    série Mayas, n°1, éditions Daric, 2003
    Couleurs: Faro - Dialogues en collaboration avec René Durand