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fascicule

  • Léo Gestelys, Les Naufragés de la Nueva-Espana

    Avec un titre comme celui des Naufragés de la Nueva-Espana, les espoirs de trouver quelques descendants des Incas, Aztèques ou Mayas sont permis. Le début qui se déroule dans un port du Chili renforce encore l’impression. Plus loin on découvrira une pyramide, un autel, de l’or, une grotte recelant un fabuleux filon aurifère et quelques sauvages mal intentionnés.

    Malheureusement, dès le départ, la bateau prend un mauvais itinéraire, faisant route vers le Pacifique, pour une sombre histoire d’arnaque à l’assurance maritime est coulé, le capitaine sauve quelques hommes (dont deux fieffés coquins) et une passagère de dernière minute fuyant une méchante belle famille qui l’accuse d’avoir écourté la vie de son mari. La pyramide est un vestige des anciens cultes maoris (un maraë )et l’or n’a rien d’Inca. Les sauvages sont tout à fait sauvages et ne supportent pas que l’on viole les tabous, les méchants sont punis et l’amour entre le capitaine et sa jolie passagère triomphe.

    A ranger du côté des faux amis.

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    Léo Gestelys, Les Naufragés de la Nueva Espana,
    collection Mon Roman d'aventures, n°180,
    Editions Ferenczi, 1952

  • Capitaine Ricardo, Les Ecumeurs du Napo

    Les Ecumeurs du Napo est un fascicule de la série Victor Vincent et correspond à ce genre que l’on appelle récit de jungle. Le lecteur émerveillé découvre des contrées dans lesquelles la main de l’homme blanc n’a jamais posé le pied. On presque. Parce que pour des forêts vierges, elles sont fort fréquentées. On y trouve des indigènes hostiles, des chercheurs d’or, des métis inquiétants et nos valeureux héros qui ont le chic pour choisir des destinations de vacances plus dangereuses que Koh Lanta.

    Si Victor Vicent est souvent d’un niveau consternant, cet épisode est particulièrement consternifiant (n’ayons pas peur des mots). Passons sur la présence mêlée d’Argentins, de Yumbos et d’Incas dans la forêt amazonienne. C’est la géographie qui est la plus malmenée Dans les fascicules de la collection, se trouvent de nombreuses notes de bas de page (pas moins de 20 pour Les Ecumeurs du Napo, ce qui est beaucoup pour un texte qui ne comporte que 32 pages). Elles traduisent quelques termes espagnols : "Sangre della Madona" : "par le sang de la Madone" ; donnent des indications lexicographiques comme "Chacas : endroit cultivé par les Indiens Yumbos" (des Indiens de l’Equateur)… Pourtant on apprend des choses bizarres : "Quichua : idiome des Quichuas. Indiens du Guatemala qui fondèrent autrefois un empire puissant" et tout ceci pour des paroles par Chito l’Inca. Le Guatemala, rappelons-le, est situé en Amérique Centrale alors que l’Empire Inca s’est étendu du sud de la Colombie jusqu’au sud du Chili actuels soit à 2000 km au bas mot du Guatemala.

    De même le régime du fleuve Amazone est assez farfelu dans le fascicule. Voici donc de l’éducatif qui rate ses effets !

     

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    Capitaine Ricardo, Les Ecumeurs du Napo,
    collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 186,
    Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

     

  • Capitaine Ricardo, Le Fils du Soleil

    Au Pérou, le criminel Huan l’Oriental fuit la police aux abords du lac Titicaca. Alors que tout semble perdu pour lui, i les réfugie dans une crevasse, chute et se retrouve dans une grotte qu’il explore pour finalement découvrir des Incas fanatisés par un Grand Prêtre priant pour le retour du Fils du Soleil qui rendra la liberté au royaume des Incas.

    Grâce à des bombes fumigènes, Huan réalise la première partie de la prophétie (le Fils du Soleil renaîtra du tonnerre et dans un nuage) et avec sa maîtrise de la catalepsie acquise lors d’un voyage en Inde il triomphe facilement de l’épreuve de la mort de trois jours. Il peut rêver du rang de roi et même de celui de maître du Monde ! (rien que cela !)

    Pour fêter ce retour inespéré, le Grand Prêtre exige le sacrifice d’une jeune vierge de pur sang inca.

    Maria, accompagne de sa mère Thérésa, attend le retour de son fiancé Felipe quand elle est enlevée pour le sacrifice. Apprenant le rapt, Felipe se lance à la poursuite des ravisseurs tandis que Thérésa court prévenir la police.

    Felipe découvre le repaire des fanatiques, se glisse parmi eux et grâce aux bombes fumigènes qu’il a subtilisé à Huan, à libérer Maria. Mais ils vont être repris.

    Non loin de là, Victor Vicent, Jenny, Morrison (il s’appelle pour de vrai Jim Morrisson !) et Epervier Volant, nos quatre intrépides héros, font du tourisme. Ils viennent au secours de Thérésa menacée par un jaguar. Ni une ni deux, mis au courant du danger qui menace Maria et Felipe, nos héros s’en vont les secourir. Au moment où les Incas vont reprendre les deux fiancés, ils sauvent Maria mais Felipe reste au pouvoir des fanatiques. Alors qu’ils mettent les femmes à l’abri, ils se retrouvent piégés dans une galerie hermétiquement close qui commence à se remplir d’eau !

    Comment vont-ils se sortir de ce mauvais pas ?

    Je n’en sais rien car le fascicule s’arrête là, annonce une suite ( La Montagne d’argent) que je ne possède pas. C’est un petit peu le problème avec ces interminables collections de fascicules (Les Nouvelles aventures de Victor Vincent en compte près de 400 !) : on les rassemble peu à peu, au petit bonheur la chance, et elles restent longtemps parcellaires.

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    Capitaine Ricardo, Le Fils du Soleil,
    collection Les Nouvelles aventures de Victor Vincent, n° 191,
    Editions G. Van Loo, sans date (années 1945-1950)

  • [Editeur] Le Carnoplaste

    Il y a quelques jours je parlais des Editions Voy[el] dont s'occupe Corinne Guitteaud, auteure de science-fiction (elle m'excusera je l'espère ce raccourci générique), puis de la dernière production de Filaplomb. C'est au tour aujourd'hui d'un autre "petit éditeur" d'être mis à l'honneur: Le Carnoplaste.

     

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    Le Carnoplaste est un éditeur associatif ainsi nommé en hommage au Mystérieux docteur Cornélius, "sculpteur de chair humaine", personnage de littérature populaire créé par Gustave Le Rouge.

    A son actif, depuis 2008, la parution de 6 fascicules du Roi des Détectives Harry Dickson - dont on peut admirer les couvertures ici : www.lecarnoplaste.fr - et acheter dans l'élan ici ou là, ainsi qu'indiqué en page "commande" dudit site.

    A venir : 20 autres fascicules du limier fameux, dont 4 avant fin 2009. Et le lancement de moult collections, dont celle du "Psychagogue" (écrits spirites) ; 16 fascicules contant les aventures de Lady Wicker (l'une des plus étranges criminelles de tous les temps) ; l'étonnante série "Cover to Cover" et ses amusantes Stéréotypies ; et enfin Hebna Calde, dont nous tairons la singularité...

    Au plaisir de vous compter parmi nos lecteurs enthousiastes.

    Cordialement.

    Le Carnoplaste.

     

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  • Max d'Amplaing, Une exécution

    Max d'Amplaing a déjà été cité sur ce blog. Voici la couverture d'un autre fascicule qu'il a signé et dont l'histoire semble se dérouler dans une forêt d'Amérique du Sud.

     

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  • Claude Moliterni, Mission de la mort

    Le titre de ce billet n'est pas une erreur. Ou plutôt, il s'agit d'une erreur volontaire mais pas d'une provocation ou d'un jeu de mots débile. Après la mort de Francis Lacassin c'est un autre de ceux qui ont contribué à la reconnaissance de la bande dessinée qui nous quitte.

    La nouvelle a largement fait le tour des forums consacrés à la bande dessinée : Claude Moliterni l’un des fondateurs du festival d’Angoulême est mort le 21 janvier 2009.
    Depuis 1967, il avait publié de nombreuses études sur la bande dessinée. Il fut le premier à faire entrer le neuvième art au musée avec l’exposition « Bande dessinée et figuration narrative» en 1967 au musée des Arts Décoratifs.
    Les biographies qui circulent ici et là, mentionnent souvent que Charles Moliterni écrivit une centaine de polars sous divers pseudonymes.
    Tout le monde oublie (mais Cirroco, non, et ici non plus d’ailleurs la preuve) qu’il écrivit aussi le texte d’un fascicule dont l'action se déroule en Amazonie publié par Ferenczi en 1957 (je repique l'image postée par Cirroco car je ne sais pas trop où est mon exemplaire):

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    Karl von Kraft (pseudonyme de Claude Moliterni), Mission de la mort ,
    Mon Roman d'Aventure, n°460, Ferenczi, 1957

  • Jean Voussac, Le ballet des incas

    Ignatz Mouse membre du forum A Propos de Littérature Populaire me signale un faux-ami ! Jean Voussac, Le ballet des incas, Ferenczi, Police & Mystère 1ère série, n° 304, 1938 ).

    "Il s'agit d'une histoire de meurtre au sein d'une troupe de théâtre jouant "Le ballet des Incas" à Broadway ( années 30 )".
    L'incaïque a eu son heure de gloire au théâtre sans doute. Quoiqu'on retrouve quelques pièces contemporaines reprenant le thème des Peuples du Soleil comme Aztèques de Michel Azama.

    On trouve régulièrement des fascicules, programmes,... des fêtes incas de Valenciennes par exemple...

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    Jean Voussac, Le ballet des Incas,
    Police & Mystère 1ère série, n° 304,
    Ferenczi, 1938