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  • Paul Tossel, La Belle de Maracaïbo

    Parmi les fascicules qui constituent la collection Mon Roman d'aventures, La Belle de Maracaïbo de Paul Tossel (pseudonyme de Louis Roger Pelloussat) développe un thème assez particulier: celui d'un retour à la nature dans la forêt amazonienne. On est assez loin de la culture colonialiste que l'on trouve souvent dans la collection. Si les Indiens ont un rôle très limité, le thème du bon sauvage est fort prégnant. Ramon n'est pas Candide mais il trouve dans la vie simple des Indiens son jardin à cultiver.

    A 23 ans la belle Conchita Perillane, née en Andalousie, émigre au Venezuela et se retrouve à Caracas. Alors qu’un trio de jeunes gens l’importune, intervient Ramon Eskualido, beau Basque d’une trentaine d’année qui dénonce les trois hommes comme de fieffés coquins à la solde des trusts pétroliers.
    Comme Conchita, Ramon a des projets mais pas un sou vaillant : il leur faut trouver de l’argent. Le hasard étant bien fait, ils décrochent un emploi elle au dispensaire, lui comme mineur dans une exploitation d’or de Maracaïbo.
    Dans le train qui les emmène, Douglas Sheelk, le meneur du trio du début, apprend à Conchita que Ramon a un secret qu’il est chargé d’acheter. Si Conchita refusait de l’aider, Ramon serait tué. Mais Ramon souhaite que sa découverte aille à ceux qui l’exploiteront dans un dessein purement social et pacifique.
    Petit flashback :
    Ce secret, Ramon le tient de Jean Hussel, ancien bagnard, naufragé en Afrique en compagnie de l’Indien Keewag, qui lui a transmis avant de mourir : sur le territoire d’une tribu amazonienne se trouve le lac de feu ; 300.000 litres de pétrole viennent quotidiennement à la surface auxquels la tribu de Garekeng met le feu.
    Jean Hussel a dû quitter, accompagné de Keewag, le Venezuela précipitamment sans pouvoir faire fortune.

    Ramon quitte la mine sans que Douglas connaisse sa destination. Il enlève Conchita espérant s’en servir comme moyen de pression. Avec l’aide du fidèle Keewag, Ramon parvient à la libérer.
    Ils s’enfoncent tous les trois dans la jungle. Au contact des Indiens, Ramon change d’avis. La vision d’une terre violée par les industriels du pétrole lui est insupportable. Il décide d’aider les Indiens à défendre leurs terres. Conchita accepte bien sûr de partager cette existence, « la vie simple de ceux de la tribu pour lesquels l’argent ne compte pas, qui ignorent les injustices de la vie moderne » (p. 31-32).
    Dans cette vision idyllique proche de celle du bon sauvage, la nature l’emporte contre « les plaisirs factices des grandes villes » (p. 32).

     

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    Paul Tossel, La Belle de Maracaïbo,
    Mon Roman d’Aventures, n° 300, Editions Ferenczi, 1954

  • Claude Moliterni, Mission de la mort

    Le titre de ce billet n'est pas une erreur. Ou plutôt, il s'agit d'une erreur volontaire mais pas d'une provocation ou d'un jeu de mots débile. Après la mort de Francis Lacassin c'est un autre de ceux qui ont contribué à la reconnaissance de la bande dessinée qui nous quitte.

    La nouvelle a largement fait le tour des forums consacrés à la bande dessinée : Claude Moliterni l’un des fondateurs du festival d’Angoulême est mort le 21 janvier 2009.
    Depuis 1967, il avait publié de nombreuses études sur la bande dessinée. Il fut le premier à faire entrer le neuvième art au musée avec l’exposition « Bande dessinée et figuration narrative» en 1967 au musée des Arts Décoratifs.
    Les biographies qui circulent ici et là, mentionnent souvent que Charles Moliterni écrivit une centaine de polars sous divers pseudonymes.
    Tout le monde oublie (mais Cirroco, non, et ici non plus d’ailleurs la preuve) qu’il écrivit aussi le texte d’un fascicule dont l'action se déroule en Amazonie publié par Ferenczi en 1957 (je repique l'image postée par Cirroco car je ne sais pas trop où est mon exemplaire):

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    Karl von Kraft (pseudonyme de Claude Moliterni), Mission de la mort ,
    Mon Roman d'Aventure, n°460, Ferenczi, 1957

  • Jean Voussac, Le ballet des incas

    Ignatz Mouse membre du forum A Propos de Littérature Populaire me signale un faux-ami ! Jean Voussac, Le ballet des incas, Ferenczi, Police & Mystère 1ère série, n° 304, 1938 ).

    "Il s'agit d'une histoire de meurtre au sein d'une troupe de théâtre jouant "Le ballet des Incas" à Broadway ( années 30 )".
    L'incaïque a eu son heure de gloire au théâtre sans doute. Quoiqu'on retrouve quelques pièces contemporaines reprenant le thème des Peuples du Soleil comme Aztèques de Michel Azama.

    On trouve régulièrement des fascicules, programmes,... des fêtes incas de Valenciennes par exemple...

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    Jean Voussac, Le ballet des Incas,
    Police & Mystère 1ère série, n° 304,
    Ferenczi, 1938

     

     

  • Léopold Frachet, Sur la piste des Jivaros

    Par l'intermédiaire de l'un de mes correspondants réguliers, j'ai fait l'acquisition de Sur la piste des Jivaros signé Léopold Frachet. Ce fascicule édité par Ferenczi appartient à ce genre que j'affectionne plus particulièrement que l'on nomme "aventures extraodinaires". On y croise des autogires, des Jivaros et des monstres marins ( sorte d'hybrides de requin-crocodile-serpent). Cette dernière caractéristique ne déplaira pas aux amateurs de cryptozoologie fantastique.

     

    Léopold Frachet, Sur la piste des Jivaros,
    Mon Roman d'aventures, n° 51,
    Editions J. Ferenczi et fils, 1947
    Illustration de R. Houy

     

  • Mon Roman d'Aventures, éditions Ferenczi

    Une petite collection (462 numéros tout de même) que j'apprécie (et pas seulement parce que plusieurs numéros mettent en scène des peuples précolombiens ;) Mon Roman d'aventures éditée par Ferenczi fait l'objet d'une recension des fascicules relevant des littératures de l'imaginaire sur le site BDFI. On peut consulter cet indispensable outil pour tous les amateurs de science-fiction ancienne en cliquant ICI.

    On peut trouver des fascicules de cette collection sur le site Delcampe:

     

  • Michel darry, L'Autel de sang

    Un nouveau fascicule publié par Ferenczi !

    Un groupe de bagnards s'échappe de Cayenne pour aller à la recherche d'un fabuleux trésor inca. Après moultes péripéties, ils découvrent la ville inca ainsi que le temple renfermant le trésor. Les Incas n'entendent pas se faire dépouiller de cette manière.
    Les bagnards gagnent la liberté, l'un d'eux gagne même l'amour d'une jeune blanche égarée dans cette contrée hostile, mais reviennent peu riches.

    Une belle histoire de civilisation cachée qui met en scène, de manière fort classique, une civilisation inca au coeur de l'Amazonie. Michel Darry est un habitué de cette inspiration.
    Regrettons que le sacrifice humain soit arrêté au moment crucial et qu'il faille nous contenter d'un simple sacrifice d'une poule:
    " Cependant, le Grand-Prêtre officie; un de ses servants lui présente une poule dont les plumes sont blanches encore. De la ceinture qui étreint sa taille, le vieillard retire un court poignard d'or. Il élève l'oiseau, le montre à la statue immuable et grimaçante. Et, d'un coup sec, il plonge le poignard dans la gorge de la bête. Par larges mouvements, il asperge l'autel du sang de la victime, tandis qu'il lance vers le ciel des paroles étranges ". (p. 40)

    La couverture est superbement illustrée par le grand Armangol. Je mets aussi la 4e de couverture du fascicule qui présente un bel exemple d'architecture inca.

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    Michel Darry, L'Autel de sang, Voyages et aventures, n° 150,
    J. Ferenczi et fils, couverture illustrée par Armengol

  • Charles Richebourg, Le Vampire des Andes

    Charles Richebourg a publié plusieurs oeuvres qui ressortissent de notre domaine chez Ferenczi. Le Vampire des Andes se déroule dans une cité inca en ruines comme en témoigne la couverture du fascicule. L’endroit est perdu dans les Andes.
    Si les aventuriers sont à la recherche d’un bandit qui boirait le sang de ses victimes, le vampire se révèle être "un chimégaloptère*, dont les fossiles ont jadis été étudiés par Cuvier. On en croyait l'espèce disparue, mais elle a subsisté dans ces régions désolées.
    "En Europe, les chauve-souris cherchent refuge dans les vieux bâtiments ou les granges désaffectées; ici, les ancêtres de ces curieux animaux ont choisi un habitacle à l'échelle de leur taille colossale. On doit en trouver un peu partout dans les villes mortes, il suffira de les tuer et de détruire leurs nids pour débarrasser les Andes de ce fléau
    " (p. 30-31).

    Le thème des chauve-souris "vampires" est récurrent dans les collections fasciculaires d'aventures de Ferenczi. J'ai notamment évoqué La Montagne aux vampires de Maurice Limat paru dans la collection Le Petit Roman d'aventures (n° 1) en 1936.

    * L'orthographe est pour le moins hésitante car à la page suivante le buveur de sang devient le "chiromégaloptère". Aucun de ces deux mots ne semble exister dans la chronique, le Vampire des Andes est donc bien une chimère littéraire.

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    Charles Richebourg, Le Vampire des Andes,
    Mon Roman d'aventures, n° 448, Editions Ferenczi, 1957