25.09.2009

Monique Davot & François Davot, Taliko, indien de Guyane

Taliko, indien de Guyane, est un album du père Castor écrit par Monique Davot et illustré par François Davot que m’a envoyé Grand Sachem la Brocante. L’album nous narre la vie d’un petit indien wayana.

 

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Les illustrations sur la vie quotidienne avec la cuisine, la pêche, les jeux, la construction des carbets (les maisons), les activités collectives, l’artisanat y côtoient celle sur la faune et la flore guyanaise.

 

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Taliko grandit et c’est le moment de se soumettre au maraké, une suite d’épreuves parfois douloureuses, qui le transforme en homme.

Abondamment illustré, l’album est agréable à lire et permet de partager la vie de ces Amérindiens que la civilisation moderne fait disparaître plus sûrement que les maladies, les privations ou la jungle.

 

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Monique Davot (texte) & François Davot (dessins), Taliko, indien de Guyane,
Albums du Père Castor, Flammarion, 1978

 

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22.01.2009

Jean Normand, La Reine du Tumu-Chumac

Une petite page de publicité pour le n°34 de la collection Coq Hardi:

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Jean Normand, La Reine de Tumu-Chumac,
Collection Coq-Hardi, n° 34, Editions SELPA, 1949

23.12.2008

Malo Louarn, Rona: L'Or du Macho-Fichu

Gaël m'a fait l'amitié de déposer un commentaire il y a peu. Dans un questionnaire, il avouait ne lire presque que de la bande dessinée. Pour ne pas trop le décontenancer à la lecture de ce blog, voici donc une bande dessinée!

Dans cette bande dessinée publiée par Ouest France, Rona, journaliste au Pavé, se rend, sur l’ordre de son directeur, au Macho-Fichu, étrange pays d’Amérique du Sud, afin de mettre fin à la détention de son collègue Robert Coquille.

Le Macho-Fichu est une enclave indépendante du fait d’une erreur dans le tracé de la frontière entre la Guyane française et le Brésil. Les Indiens du cru se nomment les Ptikoutsèques et Yspéyainboques.

Désireux de favoriser le tourisme, le général Ossissoulo, qui remet son mandat en jeu tous les 75 ans, a décrété qu’il faisait toujours beau au Macho-Fichu (alors qu’il pleut sans cesse). Il rencontre une charmante ethnologue et remonte le fleuve. Un attentat fait couler leur navire et ils sont recueillis par des Yspéyainboques, illettrés mais grands admirateurs de Karl Marx. Ils sont conduits à la base de la guerilla où ils retrouvent Robert Coquille. Les prisonniers parviennent à s’échapper et découvrent une belle statue en or du dieu Passmwatonhamac ainsi qu’un extraordinaire filon aurifère dont le secret finit par s’éventer. Alors que les guerillos se disputent la fortune, nos amis recouvrent la liberté.

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Malo Louarn, Rona : L’or du Macho-Fichu,
Série Rona, n°1
Editions Ouest-France, 1985

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08.12.2008

Jean Normand, Arika, fleur des tropiques

Jean Normand a écrit nombre de romans d’aventures se déroulant en Guyane où il fut en poste.

Arika, fleur des tropiques est l’avant dernier volume de la collection "La Belle aventure".

Maurice Lambrac est un placérien (c.à.d. un prospecteur d’or) aisé qui vit six mois sur son exploitation aurifère du Haut-Maroni et six mois à Saint-Laurent. Sur son placer arrive Jane Frainel, jeune et jolie jeune femme envoyée du journal « Le Monde » dont l’objectif est d’ « aller là où l’on rencontre le Peau-Rouge qui n’a point encore pris contact avec la civilisation » (p. 5). Il rencontre en cela le projet de Michel Lambrac (euh mais c’est qui est ce Michel ? en fait c’est Maurice, il a juste changé de prénom entre la page 3 et la page 4) qui souhaite aller explorer le territoire des Oyaricoulais.

Quinze jours après nous retrouverons nos héros à la crique Araoua, frontière du pays des Oyaricoulais. Michel et Jane discutent des causes de l’hostilité des Oyaricoulais envers les Blancs. S’ils méprisent ou méconnaissent la valeur du précieux métal, vivant de pêche et de cueillette, ce n’est pas le secret de l’or qu’ils protègent. Pour Michel, les raisons sont claires : « je pense que le secret dont ces Peaux-Rouges veulent garder l’intégrité n’est autre que de la tradition, le secret des rites ancestraux » (p. 9).
Lambrac émet même une hypothèse : « il ne faut pas oublier que les Peaux-Rouges de l’Amérique du Sud sont les descendants des Incas qui eurent tant à souffrir de la domination espagnole. Certains d’entre eux, qui purent s’échapper, virent se réfugier dans les immenses solitudes des forêts de la Guyane, où ils auraient construits des temples en tout semblables à ceux du Pérou » (p. 9).

Si le sable de la crique dévoile un bel espoir de richesse, il faut se protéger du danger immédiat que constitue la menace Oyaricoulais. Le camp est fortifié et les Indiens rapidement mis en déroute laissant un jeune homme blessé et sa fiancée sur le terrain. La jeune Indienne, Arika, se laisse apprivoiser et conduit les Français son village.
Elle pâlit quand, après cette étape, Michel décide d’aller vers les monts Tumuc-Humac qui semblent cacher un mystère. Sur les flancs de la montagne, ils découvrent, stupéfaits, des ruines: un temple inca dont la plus grande partie est sous terre !

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Jean Normand, Arika, fleur des tropiques,
La Belle aventure, n° 27,
Editions S.E.P.I.A., 1938

29.11.2008

Jean Normand, Arika, fleur des tropiques

Une nouvelle petite aventure guyanaise de Jean Normand

 

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Jean Normand, Arika, feur des tropiques,
Collection La Belle Aventure, n° 27,
Editions S.E.P.I.A., 1938

 

17.11.2008

Jean Normand, La Reine du Maroni

La Guyane est une source d'inspiration inépuisable pour Jean Normand! Nous nous trouvons sur le grand fleuve guyanais le Maroni.

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Jean Normand, La Reine du Maroni,
Grandes Aventures - Voyages excentriques, n° 550
Editions Jules Tallandier.

05.11.2008

Louis Boussenard, Les Robinsons de la Guyane

Louis Boussenard (1847-1911) est presque tombé dans l'oubli. Certes Jean-Paul Sartre le cite dans Les Mots mais les oeuvres de Boussenard ne sont guère rééditées. Il connut pourtant son heure de gloire de la fin du XIXe aux années 1930. Il fut même surnommé le Rider Haggard français. Il nous intéresse particulièrement car plusieurs de ses ouvrages ont pour cadre l'Amérique du Sud. C'est le cas de Les Robinsons de la Guyane (3 volumes publiés en 1882). Il est parfois un peu difficile de s'y retrouver dans la bibliographie de l'auteur. On pourra lire la magistrale étude de Thierry Chevrier: Le Globe Trotteur de la Beauce, Louis Boussenard, Hors série numéro 3 des Cahiers pour la littérature populaire, 1997 qui comprend une bibliographie complète. En effet, des éditeurs comme Tallandier ont découpé ses oeuvres pour fournir plusieurs volumes (ce fut aussi le cas pour des auteurs comme Paul d'Ivoi).

Ainsi  Les Robinsons de la Guyane comprennent-ils trois volumes:
Les Robinsons de la Guyane : Le Tigre blanc (1882)
Les Robinsons de la Guyane : Le Secret de l'or (1882)
Les Robinsons de la Guyane : Les Mystères de la forêt vierge (1882)

Les volumes 6,7,8 et 9 de la Bibliothèque des Grandes aventures (éditions Jules Tallandier) reprennent ce texte (en 4 volumes donc) sous les titres:
6. Les Robinsons de la Guyane (15 novembre 1923)
7. Le Secret de l’or (29 novembre 1923)
8. Les Mystères de la forêt vierge (13 décembre 1923)
9. Les Mystères de la Guyane (27 décembre 1923)
L'ensemble est imposant, chaque volume comptant environ 220 pages (soit 880 pages environ)

Les couvertures de H. Thiriet sont très évocatrices.
Comme souvent la sauvagerie n'est pas forcément du côté que l'on croit. je me permets de citer ces quelques mots de Matthieu Letourneux sur son site consacré au roman d'aventures: " Car derrière la vision impérialiste, morale et didactique du monde, c'est toujours cette même fascination pour le Wild, cette sauvagerie ancrée en nous, que l'on devine dans les romans d'aventures. Boussenard est sans doute l'un des auteurs qui, par les excès d'un discours oscillant constamment entre vulgarisation pédagogique et goût pour une aventure violente, témoigne le mieux de cette ambiguïté profonde du genre."

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Louis Boussenard, Les Robinsons de la Guyane,
Bibliothèque des Grandes Aventures, n° 6,
Editions Jules Tallandier, 1923
Illustration de H. Thiriet

17.05.2008

Jean Normand, Pirogues sur la Mana

Jean Normand, auteur plusieurs fois rencontrés dans les pages de ce blog, est originaire de Cherbourg et vécu plusieurs années en Guyane. Je me permets de recopier la courte biographie trouvée dans la présentation de Pirogues sur la Mana aux éditions Roger Saban indiquée par Cirroco Jones de BDFI:

"Originaire de Cherbourg, Jean Normand devaient fatalement un jour "partir en voyage".
Elève au collège de Bayeux, étudiant en Droit à la faculté de Caen, il passe ses vacances à bourlinguer dans la Manche avec ses amis, les marins chalutiers de Port en Bessin.
Après la guerre, Jean Norman part en Guyane où il fait un long séjour. Ses fonctions au deuxième bureau de l'Administration Pénitentiaire et au Tribunal Maritime, lui ouvrent les dossiers, les archives, ce qui lui permet de rapporter ce livre puissant et documenté: Les mystères du bagne.
Resté en France, Jean Normand continue d'écrire. Il est demeuré un passionné de la Guyane française qu'il connaît admirablement.
C'est du souvenir de cette belle colonie qu'il a tiré le sujet de ses romans: Le trésor des Oyampis, La vallée des gymnotes, La reine du Manori, Les évadés du Sinnamary, Matricule 2806." 

Pour cet ouvrage, on appréciera la belle illustration de René Brantonne qui oeuvra notamment pour la célèbre collection de science-fiction Anticipation (éditions Fleuve Noir).

Sur Brantonne, on consultera avec profit le site que construit mdubois, contributeur aux fora A Propos de Littérature Populaire et BDFI. Pour cela, il suffit de cliquer ICI.

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Jean Normand, Pirogues sur la Mana,
collection Aventure, n°1, Editions Roger Seban, 1953
Couvertre illustrée par Brantonne.

04.01.2008

Jean Normand, La Reine captive

L’imaginaire lié au bagne est important. Forçats évadés, bagnards innocents, évasion, jungle, lèpre, rencontre avec des Indiens plus ou moins amicaux, plus ou moins farouches, plus ou moins hostiles, foisonnent dans les collections d’aventures.

Jean Normand, auteur de fort nombreuses œuvres relevant de la littérature populaire, prend souvent pour cadre l’Amérique du Sud et en particulier la Guyane. Deux fascicules signés par cet auteur ont déjà été chroniqués sur ce blog: Le Secret du lac et Le Vengeur des Incas.

Dans La Reine captive, une tribu guyanaise d’Indiens, les Oyaricoulets, échangent des pépites d’or contre une jeune fille à des aventuriers peu scrupuleux. Melle Lingèvres est destinée à remplacer leur reine (blanche déjà et ancienne « bagnarde »). L’inspecteur Doublet veille, délivre la jeune fille et punit les méchants.

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Jean Normand, La Reine captive,
série L’inspecteur Doublet à travers le monde, n°2,
Editions S.E.C.M., 1945/1946