Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

helldorado

  • Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio, Helldorado, tome 2, Esperare la muerte

    Je suis très en retard dans mes chroniques concernant la série Helldorado. J'ai bien parlé du tome 1 annonçant un tome deux et même le troisième tome. Le tome 3 est sorti fin avril et je n'ai pas encore parlé du second tome (tous ces "tome" ça fait rayon fromager).
    Rappelons que l'île d'Helldorado porte bien son nom car elle est ravagée par une maladie mortelle et par la lutte entre Espagnols et Indiens. Tout le monde meurt et quand on ne meurt pas on passe son temps à se massacrer (y compris entre personne de la même engeance: les Indiens conduisent des sacrifices humains, les Espagnols tuent ceux des leurs qui souhaitent quitter l'île).

    Donc pour le tome 2, voici le résumé donné sur le site de la Bédéthèque ( www.bedetheque.com ):

    Résumé de l'album : Une île tropicale où Conquistadors et Indiens se livrent une guerre sanglante. Une terrible maladie qui ravage les deux camps. Le devenir de ce monde de feu et de sang est aujourd’hui entre les mains de deux adolescents et d’une jeune fille ! Alors que Dathcino, le jeune voleur tombé dans les griffes du Capitaine des Conquistadors, découvre l’horreur des camps d’expérimentation, son complice, Hutatsu, erre au coeur de l’île, en quête d’une stratégie pour sauver son ami. Au même instant, dans la cité Syyanas, la jeune Initsiii est prête à tout pour venir en aide aux plus malades. Le destin est en marche pour ces trois caractères hors du commun que la maladie unira contre leur volonté !

     

    Tout ça pour dire que Todos Enfermos, le tome 3, est paru.

  • Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio, Helldorado, tome 1, La Santa Maladria

    helldorado vignette.jpgUne île inconnue, dans l’Atlantique au large des côtes de l’actuel Mexique. Sans pitié, les matadors, qui ont tous les attributs des conquisatdores, massacrent toute la population d’un village. Après leur passage, deux Syyanas de classe inférieure, Hutatsu et Dathcino se servent allègrement dans les habitations et prennent du bon temps. Au petit matin, des soldats Syyanas surprennent les pillards et les emmènent en ville.

    Le grand prêtre au cours d’un jeu cruel condamne ceux qui ont été capturés à être immédiatement tués, à servir de soldats de première ligne, à être sacrifiés aux dieux ou encore à soigner les victimes d’une terrible épidémie qui ravage l’île. Hutatsu et Dathcino rejoignent la maladrerie où ils rencontrent Initsiii jeunes méso-américaine qui tente de soulager les malheureux malades.

    De l’autre côté, les nouvelles recrues des matadors écoutent le discours de leur supérieur qui promet la mort pour un tiers d’entre eux et la fortune pour la gloire de Dieu pour les autres avec un retour en Espagne au bout de deux ans.
    Une offensive est lancée contre la ville. Les Méso-américains utilisent des malades comme boucliers humains. Hutatsu et Dathcino suivent donc sur le champ de bataille. El Capitan, le chef des Espagnols, demande à ses hommes de capturer les moins malades pour qu’ils servent de cobayes. Parmi les prisonniers se trouve Datchino. Son ami demande aussi à être capturé pour ne pas rester seul.L’album se clôt sur une vue d’ensemble de l’île.

     

    Je ne suis aucunement spécialiste de bande dessinée. L’histoire me semble un peu mécanique : les deux protagonistes indiens passent leur temps à être capturés, fuir pour mieux être de nouveau pris. L’emploi de vocabulaire et d’expressions contemporains « Bouffe donc au lieu de me prendre la tête » ( page 12 par exemple) surprend un peu.
    En revanche l’expressivité du dessin est forte et parfois elle suffit, le lecteur oubliant qu’il n’y a pas de bulles pendant plusieurs pages tant il est entraîné dans la narration dessinée.

    L’œuvre est violente, le trait dur. Les sacrifices humains, les massacres, les scènes de bataille sont dessinées à grand renfort d’hémoglobine et de corps exp(l)osés. De même les ravages de la maladie que l’on ne nomme pas sont représentés crûment. Le thème de la conquête espagnole a largement été traité par les auteurs de bande dessinée. La singularité de cette série réside non pas dans la lutte entre Précolombiens et Espagnols mais dans la présence d’un troisième protagoniste, la maladie qui ne doit absolument quitter l’île, qui a transformé cet Eldorado en enfer.


    La série est annoncée complète en trois tomes. Pour le moment les tomes 1 & 2 ont été publiés.

    Helldorado01.jpg

    Miroslav Dragan, Jean-David Morgan & Ignacio Noé,
    Helldorado, tome 1, La Santa Maladria,
    Collection Ligne d’horizon, Casterman, 2007