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  • Baudoin de Ville, Le Secret de Pachacutec

    Le Secret de Pachacutec est le deuxième volume de la trilogie L’Inconnu de la Tamise signée par Baudoin de Ville. Publiée en 1985 par Bedescope Distribution s.p.r.l. en Belgique, cette bande dessinée nous entraîne au Pérou sur les traces de la momie de Pachacutec.

    de ville l'inconnu de la Tamise.gifDans le premier volume, L’Inconnu de la Tamise, Juan, César, Julio et Esteban, membres de la redoutable secte péruvienne Mono parvenaient à dérober en juillet 1956 la momie inca de Pachacutec au British Museum avec la complicité de Brian Lewis, publicitaire londonien. Le Norvégien Gunar Nilsson, mêlé au vol, victime d’une tentative d’assassinat de la part de la secte "Mono", est recueilli par rachel Ward, archéologue, ami de Brian Lewis. Brain trahit Rachel.

    Le Secret de Pachacutec s’ouvre sur une scène de poursuite au fond de l’Amazonie. Pedro Domingo fuit les indiens Uruku avec qui il vivait jusqu’alors en bonne intelligence. Au cours de sa fuite il découvre un édifice souterrain. Les Uruku cessent leur traque. La nuit passée Pedro trouve la voie libre mais un piège a raison de lui. Il ne laisse qu’un carnet sur lequel est noté sa découverte. A Londres, pendant l’hiver 1957, Rachel réserve une place dans un avion à destination de Lima au départ de Bruxelles. Elle retrouve Gunar qu’elle entraîne au Pérou. Ils sont accueillis à l’aéroport de Lima par le professeur Felipe Barjas qui leur livre le secret de Pachacutec : la momie servirait à accéder à un souterrain recelant d’inestimables richesses. Malheureusement le manuscrit du XVIIe siècle du chroniqueur Montesinos est volé chez le professeur par la secte mono.
    Rachel, Guran et Felipe montent une expédition vers le sanctuaire. Un autre groupe, celui des "Mono" s’enfonce aussi dans les jungle : il découvre El Defensor del Inti : le premier repère est atteint. Julio est alors étouffé par un boa, Juan abrège ses souffrances mais le bruit des coups de feu alerte l’expédition de Rachel Ward. Rachel, Gunar et Felipe se contentent désormais de suivre les Mono.
    Juan et Esteban atteignent le lac (second repère) mentionné dans le manuscrit de Fernando de Montesinos. Esteban va, conformément aux instructions du manuscrit, déposer sur l’îlot au milieu du lac les attributs de la momie. Une intense lumière indique une voie entre deux proéminences rocheuses. Sans plus s’interroger sur les causes de ce phénomène, les deux hommes s’engagent sur ce chemin.
    Dans une clairière, ils rencontrent un village d’Indiens. Plutôt que de contourner l’obstacle, ils massacrent les habitants. Rachel, Gunar et Felipe découvrent horrifiés le village uruku jonché de cadavres.
    Nos trois héros et leur guide Benito rattrapent les Mono à proximité du souterrain. Devant un lourd monolithe Juan revêt les attributs de Pachacutec et psalmodie espérant ouvrir le passage. En vain. La dynamite d’Esteban est plus efficace. Surprise : dans le temple il n’y a rien hormis une boîte de conserve sur l’autel. Ils explorent une brèche au fond du temple qui les conduit dans un couloir … équipé d’un éclairage électrique ! Dans un vaste hall, ils entendent des bruits. Ils se cachent. Des individus vêtus d’uniformes nazis finissent par les découvrir. Juan et Esteban fuient le temple au moment où arrivent Rachel, Gunar, Felipe et Benito. Les uniformes noirs se saisissent de nos héros et abattent Juan. L’expédition du professeur Barajas est emmené dans l
    de ville atomium 58.gife temple.

    L’aventure se poursuit à Bruxelles dans Atomium 58, intitulé Dessert 58 sur la quatrième de couverture de Le Secret de Pachacutec. Atomium 58 fut publié en 1986 chez un autre éditeur: Récréabull. On peut admirer les photographies de l’Atomium prises par Melle Ciguë.

    Si le motif de la momie inca volée est une réminiscence du fétiche arumbaya de L’Oreille cassée d’Hergé, l’influence de E.P. Jacobs est manifeste (et assumée en quatrième de couverture tout comme celle du créateur de Tintin d’ailleurs) : époque (la guerre froide), atmosphère (Londres du début des années 1950), intrigue (avec ici la présence de Nazis), dessin (certaines vignettes semblent tout droit sorties d’une des bande dessinée par E.P. Jacobs).

     

    de ville le secret de pachacutec.gif

    Baudoin de Ville, Le Secret de Pachacutec,
    L’Inconnu de la Tamise
    , tome 2,
    Bedescope Distribution s.p.r.l ( Bruxelles), 1985,
    mise en couleurs par D. de Hollogne

  • Hergé, la bibliothèque imaginaire

    Je viens de recevoir ce matin l’essai de Bob Garcia intitulé Hergé, la bibliothèque imaginaire. Trois aventures de Tintin retiennent particulièrement mon attention : L’Oreille cassée (1ère édition en N/B : 1937 ; 1ère édition en couleur : 1943), Le Temple du Soleil (1949) et Tintin et les Picaros (1976).

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    Quelques œuvres qui ont inspiré chacun des albums :

    L’Oreille cassée

    Jules Verne, Les Cinq-cents millions de la Bégum (1878).

    Paul d’Ivoi & Henri Chabrillat, Les Cinq sous de Lavarède (1894).

    Le Temple du Soleil

    Fritz Lang, Les Araignées, (1920), trad. Française, éditions du Rocher, 2002 (le roman du célèbre cinéaste).

    Paul d’Ivoi, Massiliague de Marseille / Les semeurs de glace

    Gaston Leroux, L’Epouse du Soleil, 1912

    Tintin et les Picaros est surtout marquant pour les décors utilisés avec une très belle pyramide précolombienne sur la couverture.