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  • [Actualités] Un Indien d'Amazonie candidat à la présidence au Pérou / Enquête chez les Mapuches

    Un Indien d'Amazonie candidat à la présidence au Pérou

    Alberto Pizango, principal dirigeant des Indiens de l'Amazonie péruvienne, a annoncé sa candidature à la présidence de la république. Il a notamment déclaré "Je jure par les esprits ancestraux et les peuples amazoniens, andins et côtiers, de faire du Pérou un état plurinational, et de stopper la destruction de la Terre mère face à la civilisation occidentale basée sur le consumérisme". Lors de la cérémonie, il a été symboliquement coiffé d'une "maskaypacha" (coiffe traditionnelle inca). 
    Pour en savoir plus, lisez l'article paru dans le journal suisse Le Matin

    drapeau mapuche.pngEnquête chez les Mapuches

    "Pour la troisième fois cette année, Jean-François Gareyte est reparti enquêter au Chili sur les traces du roi d'Araucanie et sur la situation des Mapuches." Si le président Pinera a acquis une notoriété internationale en assistant au sauvetage des 33 mineurs chiliens, la répression contre les Mapuches se poursuit.
    Pour en savoir plus, lisez l'article paru dans Sud-Ouest

     

    Illustration: Drapeau mapuche.

  • xxx, Captain Hornet, Les Condors

    Captain Hornet est une série de bande dessinée publiée dans les collections Courage Exploit et Héroïc des éditions Arédit. La série compterait une cinquantaine d’épisodes publiés entre novembre 1975 et avril 1981.

    Dans l’épisode qui nous intéresse, qui a pour titre "Les Condors", Captain Hornet doit affronter un génie du crime utilisant des oiseaux pour mener à bien ses projets scélérats. Il a dressé des pies pour qu’elles volent : des pies voleuses, pas volantes bien sûr (quoiqu’elles volent aussi de leurs propres ailes) et des condors pour se défendre contre le maître des justiciers, j'ai nommé le Captain Hornet. Mais qui s’y frotte s’y pique au Captain Hornet (qui signifie Capitaine Frelon en français) !

    Tout d’abord Captain Hornet sait lire et ça c’est très dangereux pour les super-méchants qui veulent faire le mal.

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    Et puis Captain Hornet réfléchit et ça aussi c’est super dangereux pour les très-méchants qui veulent faire le mal.

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    Alors Captain Hornet gagne à la fin et les méchants vont en prison. Ce que l'on ne comprend pas bien c'est pourquoi le méchant Bertrand Dee, citoyen du comté de Monkton, arbore cette superbe coiffe indienne:

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    Captain Hornet, n° 21, Les Condors,
    Collection Héroïc, Editions Arédit, 1978, p. 3 à 15.

  • Des Indiens de papier

    Je m'intéresse de près à l'imagologie, c'est à dire à la représentation de l'altérité dans les oeuvres littéraires. Auto-stéréotypes et hétéro-stérotypes dans les fictions mettant en scène des peuples précolombiens pourrait être un titre de thèse.

    Pyramidal-Temple-Palenque.jpg"L'imagologie s'intéresse à un domaine fondamental de la littérature comparée: les relations entre les écrivains et les pays étrangers telles qu'elles se traduisent dans les oeuvres littéraires. Pour élaborer une image de l'étranger, l'auteur n'a pas copié le réel, il a sélectionné un certain nombre de traits jugés pertinents pour sa représentation de l'altérité. L'imagologie décrit ces éléments, les rapproche des cadres historiques, sociaux et culturels qui en forment le contexte, et détermine ce qui appartient en propre à la création de l'écrivain. Elle contribue ainsi à la connaissance d'auteurs dont la sensibilité s'est particulièrement éveillée au contact d'un pays (l'Italie de Stendhal, le Mexique de Malcolm Lowry), de vogues littéraires typiques d'une période (l'orientalisme des Lumières, la germanophobie française d'avant 1914), ou de représentations de régions, de zones géographiques tenues pour cohérentes (l'Orient des Romantiques, le tiers monde des Écrivains d'après 1945)". (source : DITL, Dictionnaire International des Termes Littéraires, article Imagologie / Social Images).

    Je suis tombé par hasard sur la revue Grandhiva* qui a consacré, en 2006, son numéro 3 à la présentation à Paris en 1845 par George Catlin de son « Musée indien » (Grand-Sachem-la-brocante devrait aller y jeter un oeil). Le numéro a pour titre: Du Far West au Louvre : le musée indien de George Catlin.

    Un article en particulier a retenu mon attention: Frédéric Maguet, "Des Indiens de papier. Entre réception royale et réception populaire". Ce n'est plus tout à fait de l'imagologie, peut-être plutôt de l'anthropologie des arts.

     

    cortes renverse les iconesdes mexicains.jpg

    Références: Frédéric Maguet, « Des Indiens de papier », Gradhiva, 3 | 2006, [En ligne], mis en ligne le 15 mai 2009. URL : http://gradhiva.revues.org/index225.html. Consulté le 22 juin 2009.

     

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    * Fondée en 1986 par Michel Leiris et Jean Jamin, Gradhiva est publiée par le musée du quai Branly pour sa nouvelle série. La revue se veut un lieu de débats sur l'histoire et les développements actuels de l'anthropologie fondés sur des études originales et la publication d'archives ou de témoignages. Gradhiva privilégie aussi l'étude et l'analyse d'objets réels ou symboliques ainsi que des problématiques muséologiques et anthropologiques. Surtout, elle est ouverte à de multiples disciplines : l'ethnologie, l'esthétique, l'histoire, la sociologie, la littérature ou encore la musique. Elle s'attache enfin à développer par une iconographie souvent inédite et singulière une interaction entre le texte et l'image.

  • XXX, La Lionne du Paraguay

    Je vous laisse lire cette histoire assez extraordinaire extraite de l’anthologie Cent-Vingt histoires de bêtes d’ici et d’ailleurs publiée en 1955 aux éditions Gründ sous la direction de René Poirier et illustrée par Jacques Poirier avec une préface du Dr Fernand Méry (ouf).

    la lionne du paraguay005.jpg

    Les histoires d’animaux recueillant ou secourant des humains sont nombreuses : Romulus et Rémus et la louve du Capitole, Mowgli et sa mère adoptive Ralsha,…

    Le plus extraordinaire ici est sans doute la présence au Paraguay d’un lion au XVIe siècle alors que l’espèce Panthera leo atrox semble avoir disparu du continent américain à la fin du pléistocène supérieur ! Il s’agit certainement d’un jaguar.

     

    Anonyme, "La Lionne du Paraguay",
    in
    Cent-Vingt histoires de bêtes d’ici et d’ailleurs,
    Editions Gründ, 1955.

  • Luis Mizon, L’Indien. Témoignages d’une fascination

    Né en 1942 à Valpareiso, Luis Mizon quitte le Chili pour arriver en 1974 en France. Poète mais aussi romancier et anthologiste même peintre, Luis Mizon s’attache à faire (re-) découvrir la culture sud américaine et notamment celle précolombienne.
    Il a écrit au moins une fiction mettant en scène des Précolombiens : La Mort de l’Inca (Seuil 1992, paraît être indisponible chez les libraires).
    L’anthologie L’Indien. Témoignages d’une fascination n’est pas une fiction. Elle est pourtant fort importante car elle permet de suivre le cheminement de l’image de l’Indien (du Nor, du Sud, du Centre avec un intérêt marqué pour les civilisations urbaines méso-américaines et inca) qui fascine et révulse les Européens.
    On y trouve des textes le plus souvent oubliés : Ramon Pané, Marcos de Niza, Juan de Zamarraga, Pedro de Castaneda, Fernando d’Alva, Ixtlilxochilt,… Beaucoup de ces textes avaient été traduits en France au XIXe siècle avant de tomber dans le sommeil des bibliothèques. La découverte de l’Amérique est un moment inouïe : c’est la perception du monde qui change. Dès Montaigne cela est palpable.
    Si l’Indien représente l’autre, il est aussi tous les autres : le fou, le sauvage et aussi celui qui a développé une civilisation originale. Cette anthologie offre un panorama des regards sur l’Indien de la Renaissance jusqu’à notre époque.

    mizon l'indien témoignages d'une fascination001.jpg

    Luis Mizon, L’Indien. Témoignages d’une fascination,
    collection Les Voies du Sud,
    Editions La Différence, 1992