Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lab24

  • Nicolas Ancion relève le défi d'écrire un roman en 24 heures

    Les lecteurs assidus de ce blogue savent que j'apprécie l'écriture de Nicolas Ancion.
    Il y a quelques jours, il a relevé le défi d'écrire un roman en 24 heures. Bien sûr, ce n'est pas une oeuvre de la taille de la Comédie humaine mais l'ouvrage a la dimension d'une novella (83 pages sur le document PDF).

    On peut lire Une très petite surface en cliquant ICI.
    Apparemment, je ne suis pas le seul à être curieux car il ne pas être loin des 10.000 téléchargements et/ou lectures complets ou partiels maintenant. J'ai vu qu'_Arf_ faisait parti des lecteurs d'ailleurs ;).

    J'ai suivi Nicolas Ancion pendant la rédaction, nous avons un peu discuté par les réseaux sociaux (bon je ne suis pas dans les remerciements mais que voulez-vous... (-: ), j'ai fait la promo sur Twitter. Son nombre de followers a explosé au passage: la première fois que j'ai retwitté une de ses remarques, Nicolas Ancion avait 72 followers, il en est à 122 (non je ne vais pas faire de stats :) ). On a pu lire les commentaires, souvent mesquins je trouve, sur la page consacrée à l'aventure sur le site du Soir (journal belge). J'ai gardé quelques passages en copie avant le toilettage. Je vais faire des comparaisons pour disséquer un peu ce travail.

    Bon alors qu'est ce que cela donne?
    Sur le défi: il est remporté: le texte est publié (après avoir été "toiletté"). Sur le défi toujours: nombre d'auteurs populaires ont fait et font encore de même il faut bien le dire. On parlait de Simenon et de sa vitesse d'écriture (son premier fascicule, qui doit sensiblement faire le même nombre de signes, a été écrit à une table de bistro en quelques heures), je ne pense pas que Nicolas Ancion ait fait mieux mais ce n'était pas le but.

    Pour ma part, je lis cela comme un défi, une expérience. Il est malheureux de constater qu'une fois de plus Nicolas Ancion ose oublier de citer ne serait-ce qu'une fois nos chers Précolombiens. Le texte est de bonne facture, un bon petit polar. Il est étonnant de voir d'ailleurs comme la littérature de genre se prète bien à ce type de jeu littéraire. Je citais il y a peu du numéro Spécial de Géante Rouge (en science-fiction) reposant sur une forme de contrainte d'écriture (écriture-récriture à plusieurs mains).
    Nicolas Ancion est un nouvelliste habile (euh ça veut dire que j'aime bien ses nouvelles ça hein!). Il a du métier et cela se sent. Le défi n'est pas à la portée de tous.

    nicolas ancion.jpgQuelques questions me viennent à l'esprit (et dans le désordre):
    - Le lieu de l'expérience a-t-il eu une influence sur lui? (la mention des 24 heures passées en cellule par exemple).
    - Avait-il un canevas avant de commencer?
    - Comment résiste-t-on physiquement à 24 heures d'écriture?
    - N'est-ce pas se mettre en danger que d'apparaître pour certains comme une bête de foire?
    - Comment gère-t-on le temps qui passe (vite sans doute très vite)?
    - Comment les visiteurs de la foire ont-ils résisté pour ne pas arracher la superbe veste de Nicolas Ancion afin de la porter en triomphe?