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lucien biart

  • Lucien Biart, Les Voyages involontaires

    Ce qu'il y a d'extraodiniare avec Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France, c'est que l'on effectue des recherches et que l'on tombe sur des ouvrages qu'on ne cherchait pas. Ce fut le cas pour moi avec l'ouvrage Les Voyages involontaires de Lucien Biart déniché aujourd'hui.

    J'ai aussi découvert sur le site Persée la nécrologie de Lucien Biart paru dans le volume 2 n°2, année 1898 du Journal de la Société des Américanistes:

    NÉCROLOGIE

    LUCIEN BIART

    Lucien Biart, qui est mort lе 18 mars 1897, à l'âge de soixante-huit ans, n'avait pas toujours été l'homme de lettres laborieux et paisible, que nous avons connu dans sa modeste retraite des Batignolles. Il avait vécu une partie de sa jeunesse au Mexique, où il était allé fonder une pharmacie à Orizaba, et s'était fait recevoir docteur en médecine de la faculté de Puebla.

    Pendant l'occupation française il rendit à nos colonnes des services inestimables, qui devaient tout naturellement le désigner aux représailles des juaristes ; ses biens furent confisqués en 1867, et lui-même, proscrit, dut gagner la côte où se rembarquaient nos derniers bataillons.

    Il avait employé son séjour à étudier, en savant et en artiste, ces contrées alors encore si mal connues chez nous, et commençait, dès 1862, cette merveilleuse série de petits tableaux (La Terre chaude, Paris, 1862, 1 vol. in-18; La Terre tempérée, Paris, 1866, 1 vol. in-8, etc., etc.), dans lesquels il a si bien dépeint la nature et les mœurs mexicaines.

    Lucien Biart était correspondant national de la Société d'anthropologie depuis 1862. Il avait été nommé membre correspondant de la Commission scientifique, créée au ministère de l'Instruction publique pour l'étude du Mexique en 1864. Il a pratiqué des fouilles dans la grotte d'Escamala et rassemblé divers morceaux d'antiquités, et en particulier plusieurs statues de pierre qui sont aujourd'hui déposées au Musée du Trocadéro. Lucien Biart a résumé, dans un livre spécial, intitulé Les Aztèques, paru en 1885 (Bibliothèque ethnologique de Hennuyer), ses études d'ethnographie et d'archéologie mexicaines. Ce volume est, avant tout, comme l'auteur a pris soin de nous en prévenir, une œuvre de vulgarisation. C'est en effet, pour les personnes étrangères à l'histoire des peuples primitifs de l'Amérique que l'auteur "a essayé, dit-il, de faire revivre le passé d'un peuple « dont les descendants, courbés sous l'autorité des fils de ses anciens vainqueurs, ont eux-mêmes oublié non seulement l'histoire, mais le nom »".

    E.-T. Hamy.

    Comme vous vous en doutez sans doute, l'homme de lettres laborieux et paisible m'intéresse plus que le scientifique. En 1892, dans la Bibliothèque d'Education et de Récréation publiée aux Editions J. Hetzel et Cie, fut édité le livre Les Voyages involontaires. Le troisième voyage, intitulé La Frontière indienne, qui fut tout d'abord publié seul (déjà chez Hetzel) en 1880, fait intervenir des Toltèques. L'apparition de Toltèques est plutôt rare dans les fictions mettant en scène des peuples précolombiens. J'ai commencé à retravailler le document afin de peut-être en faire un prochain feuilleton du blog Les Peuples du Soleil.

     

    biart les voyages involontaires de monsieur pinson.JPG

     

    Lucien Biart, La Frontière indienne, in Les Voyages involontaires,
    Bibliothèque d'Education et de Récréation ,

    Editions J. Hetzel et Cie,1892,
    illustrations de Henry Meyer