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mars

  • Fabrice Colin, Projet oXatan (3)

    Colin.JPGProjet oXatan est le premier roman de science-fiction de Fabrice Colin. Je l'ai chroniqué il y a un petit moment ainsi que la réédition dans la collection Etonnants Classiques. Depuis, on a retrouvé Fabrice Colin sur ce blogue pour sa collaboration à La Brigade Chimérique et à la résurgence de l'auteur presque totalement oublié qui signait sous le pseudonyme de George Spad.

    J'ai eu le plaisir de voir l'ouvrage (la réédition) sur une table au côté des autres oeuvres de Fabrice Colin aujourd'hui.Je ne suis pas resté à la table ronde à laquelle il participait.

    Il faudra bien un jour que je lui demande une interview sur le thème des Précolombiens entre autres sujets...

     

    Illustration: Fabrice Colin aux Imaginales 2009

    Pour aller plus loin: la revue de presse de Noosfere sur Projet oXatan

  • Arnauld Pontier, Sur Mars, récit de voyage

    Il est l'heure de s'enivrer!
    Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
    enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse!
    De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

    Baudelaire, Envivrez-vous.


    Je vais faire une confidence, qui n'étonnera sans doute personne: je lis tous les jours. Pas un jour sans ouvrir un livre, en tourner les pages, à m'abreuver de mots. Il y a un côté baudelairien à cet enivrement permanent mais ce n'est pas la question.

    Mes lectures présentées sur ce blog sont retenues pour leur thématique (je suis loin de ne lire que des fictions mettant en scène des peuples précolombiens, je ne suis pas à ce point monomaniaque). Les livres que je lis proviennent le plus souvent de rencontres, de hasard. Pour ce qui concerne les fictions mettant en scène des peuples précolombiens mon esprit est constamment en éveil que j'arpente une brocante, rende visite à un ami bouquiniste, flâne dans une librairie,... Quelques amis nourrissent aussi par leurs envois ma manie de collectionneur.

    Ce n'est pourtant pas d'une fiction précolombienne que je vais vous entretenir aujourd'hui mais d'un récit de voyage vers Mars. Ah!, se dit l'amateur de science-fiction (pensant peut-être au trajet de L'Inca de Mars), Mouef se dit l'amateur de récit de voyage, encore des élucubrations, Bof se dit l'amateur de Littérature (la vraie de vraie avec un grand L) encore de la littérature de gare.

    Eh bien tout le monde a faux.

    Je pourrais bien sûr souligner combien le thème de ce blog est développé dans le roman d'Arnauld Pontier, relevant les passages où le narrateur parle des pistes de Nazca, du cosmonaute maya de Palenque (p. 14, ça vous fait deux références d'un coup), ou bien quand il mentionne les sphères précolombiennes du delta du Diquis découvertes dans la forêt du Costa Rica en 1930 (p. 117) ou encore quand il contemple sur Mars la sonde Viking I et se sent comme l'explorateur découvrant "un temple inca dans une jungle impénétrable" (p. 129).

    Dans ce cas, le tour de la question serait fait et le principal passé sous silence. Car le sujet de ce récit de voyage est assez éloigné du thème de ce blog.


    Dans une interview donnée au site Mars & Sf , Arnaul Pontier explique pourquoi il a écrit cet ouvrage. L'auteur est un globe-trotter, dès son plus jeune âge il a vécu au Laos, en Algérie. Les éditions Nicolas Chaudun lui proposèrent d'écrire un récit de voyage: c'est donc un récit de voyage vers et sur Mars en 2016-2017. Pas de méchants Martiens, pas d'extraodinaire aventaure mais le récit de la première expédition humaine (tout à fait humaine) vers la planète rouge qui hante notre inconscient collectif depuis que le rêve lunaire a été brisé réalisé. Et c'est bien à cela que le narrateur est confronté: il a rêvé enfant, adolescent, jeune adulte de ce voyage vers Mars. La réalité est autre. Il n'est pas dans ces fascicules populaires dans lesquels apparaît Tintin,  le vrai le premier, pas celui d'Hergé, celui de RM Nizerolles né dans une première série en 1911-1913 et repris en 1935 dans Voyages extraordinaires d'un Petit Parisien dans la stratosphére, la lune et les planétes ni dans ces bandes dessinées petit format Météor, Aventures Fiction, Sidéral ou Atom Kid. Non il est sur Mars et il travaille comme géologue. Et que l'on imagine pas ces multinationales que l'on trouve dans Moon 44. Non, un scientifique. De l'anticipation. Pas de la science-fiction au sens populaire du terme, pas du merveilleux scientifique. Le rêve de Mars, de ses habitants, de ses canaux, de ses satellites-bibliothèques meurt avec l'exploration comme la route de l'ouest vers les Indes est mort avec l'Amérique. Mais si du merveilleux: les paysages martiens, la rêverie de la possibilité du voyage, de l'exploration, la frontière de l'humanité repoussée. Et de la science, cette science qui a quelque chose de Jules Verne (qu'un essayiste qualifie de Poète de la science). "Regarde de tous tes yeux, regarde!"

    Et puis il y a le poids du scaphandre, des autres dans le monde confiné de Mars, le poids d'avoir à personnifier toute l'humanité qui pèse sur le narrateur. Et dans un phare du bout du système solaire, il découvre l'amour. Humain, profondément humain, le premier qui posa maladroitement le pied sur Mars... Le rêve n'est plus de parvenir sur Mars mais d'y installer une part de l'humanité. "La science-fiction précède souvent la science" (p.57)

     

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    Arnauld Pontier, Sur Mars, récit de voyage (en terre rouge),
    Editions Nicolas Chaudun, Mars 2009.

  • Fabrice Colin, Projet oXatan

    Avec ce roman de science-fiction, Fabrice Colin nous entraîne sur Mars. Quatre enfants sont élevés dans un cratère martien par MG leur gouvernante. Roman sur le thème de la perte de l'enfance et des manipulations génétiques, Projet oXatan nous intéresse aussi par la présence d'une mystérieuse pyramide maya que l'on voit dès la couverture.

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    Malheureusement, mais c'est une habitude :oD, le tirage est annoncé comme épuisé...

     

    Fabrice Colin, Projet oXatan,
    Autres Mondes, Mango Jeunesse, 2002
    Illustrations de Manchu

  • L'Inca de Mars

    Les Incas et Mars ! Rien de moins ! La science-fiction nous réserve toujours de bonnes surprises !

    La 4e de couverture de ce beau roman écrit par Ian Watson :
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    Le germe martien est parmi nous.
    Un engin soviétique en perdition l'a répandu sur le village des Andes où il s'est échoué.
    Une seule poignée de sable rouge de Mars peut-elle changer le cours de l'histoire humaine ?
    La plupart des Indiens contaminés meurent au bout de quelques jours. Julio connaît une seconde naissance : en lui se réincarne l'Inca, mi-homme mi-dieu, investi de nouveaux pouvoirs et d'une perception accrue de la réalité, qui va restaurer la dignité de son peuple exploité.
    Les trois cosmonautes américains qui s'apprêtent à débarquer sur Mars connaîtront-ils semblable métamorphose ?
    Car les plus-qu'humains existent désormais : ils naissent du sable martien. Comment ? Combien dureront-ils ?

    C'est le secret de ce nouveau roman où Ian Watson montre, comme il le fait depuis l'Enchâssement, qu'il n'existe pas de domaine fermé à la science-fiction.
    Ian Watson est né en 1943 à North Shields, en Angleterre. Après des études de littérature à Oxford, il a beaucoup vécu à l'étranger (Japon, Egypte), avant d'enseigner à Birmingham. Il écrit depuis 1969. Son premier roman, l'Enchâssement, a obtenu le Prix Apollo 1975. Il habite aujourd'hui Oxford, et il se consacre entièrement à la littérature.
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    Ian Waston, L’Inca de Mars,
    Collection Dimension SF, n°30, Calmann-Lévy, 1978
    (Titre original : The Martian Inca – 1977)