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pêcherais

  • Jules Verne, Le Phare du bout du monde

    verne le phare du bout du monde 2.jpgL’intrigue du roman Le Phare du bout du monde se déroule… au bout du monde. Plus précisément sur « L’Île des États, nommée aussi Terre des États, […] située à l’extrémité sud-est du nouveau continent » (chapitre II). Mais où est-ce ? Jules Verne, toujours très didactique, nous renseigne: « C’est le dernier et le plus oriental fragment de cet archipel magellanique que les convulsions de l’époque plutonienne ont lancé sur ces parages du cinquante-cinquième parallèle, à moins de sept degrés du cercle polaire antarctique. ».

    "Malgré les dangers très sérieux que courent leurs embarcations, en traversant le détroit de Lemaire, les Fuégiens y viennent quelquefois faire de fructueuses pêches" On apprend encore que "pendant la belle saison, les Fuégiens ou Pécherais y font de rares apparitions, lorsque le gros temps les oblige à y relâcher."

    Ces peuples sont présentés comme tout à fait pacifiques : "Il n’est pas inutile de répéter que la sécurité des trois gardiens paraissait être complète, si isolée que fût l’Île des États, à quinze cents milles de Buenos-Ayres, d’où pouvaient seulement venir le ravitaillement et les secours. Les quelques Fuégiens ou Pécherais qui s’y transportaient parfois pendant la belle saison n’y faisaient point un long séjour, et ces pauvres gens sont, au surplus, tout à fait inoffensifs. La pêche achevée, ils avaient hâte de retraverser le détroit de Lemaire et de regagner le littoral de la Terre de Feu ou les îles de l’archipel."

    L’île n’est pas si tranquille : elle abrite aussi des pilleurs d’épaves (qui sont aussi des naufrageurs) : "Ce n’était qu’un ramassis de gens originaires du Sud-Amérique. Cinq d’entre eux étaient de nationalité argentine ou chilienne. Quant aux autres, vraisemblablement des natifs de la Fuégie, recrutés par Kongre, ils n’avaient eu qu’à traverser le détroit de Lemaire pour compléter la bande, sur cette île qu’ils connaissaient déjà pour y être venus pêcher pendant la belle saison. "(chapitre IV)

     

    La récolte précolombien est très faible comme souvent chez Jules Verne qui s'est peu intéressé à ces peuples.

     

    Jules Verne, Le Phare du bout du monde, nombreuses éditions.