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  • xxx, L'Enfer vert

    wapiti, n°7, petit format, bd, enfer vert, amazonieQuand on regarde la couverture du petit format Wapiti n°7 publié par les Editions des Remparts (12 numéros en avril 1963 et mars 1964), on se dit de prime abrod que c'est pour Grand-Sachem-la-brocante et sa tribu d'Indiens du Nord de l'Amérique et non pour les Peuples du Soleil. Je dois pourtant à l'oeil de lynx de Grand-Sachem le repérage d'un récit intitulé L'Enfer Vert (je le remercie une fois encore pour son envoi!).

    Un jeune Français de quinze est victime d'un crash aérien en Amazonie (c'est un classique dans le genre aventures que ces accidents d'avion dans cette zone) et semble y perdre ses parents. Robinson dans l'enfer vert, il s'attache à un Amérindien, qu'il nomme Jeudi, à la manière du Crusoé et de son Vendredi, qui l'aide à survivre dans la jungle inhospitalière parcourue par de féroces Indiens. En échange, le jeune Français apprend à Jeudi à construire un abri sûr, lui offre l'eau courante et lui montre le fonctionnement d'une arme à feu ou encore comment se servir d'un grapin pour franchir une rivière à la manière d'un oiseau.

    Il semble que le récit court sur tous les numéros parus car le premier est intitulé L'Enfer vert et l'on voit sur la couverture du numéro 12 un jeune homme blond aux prises avec un serpent qui apparaît comme sortant tout droit de la forêt amazonienne. Comme souvent, le dessin n'est pas signé.

    wapiti, n°7, petit format, bd, enfer vert, amazonie

     xxx, L'Enfer vert, épisode n° 7 (?),
    in Wapiti, n°7,
    Editions des Remparts, octobre 1963

  • XXX, La Terreur dans le Matto-Grosso

    La bande dessinée en petit format, celle à couverture souple vendue dans les kiosques, a été très à la mode. Si aujourd'hui bien peu de titres sortent encore régulièrement, certaines séries connaissent des éditions en volumes, les passionnés se regroupent autour de fanzines ( comme la revue PIMPF qui a son portail sur le net), de sites Internet (comme celui de Prof TNJ consacré à Météor) ou de forums comme justement celui de PIMPF ou le Wiki des Petits formats, source inépuisable de découvertes.

    Mais j'ai aussi d'autres sources d'informations...

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  • xxx, Captain Hornet, Les Condors

    Captain Hornet est une série de bande dessinée publiée dans les collections Courage Exploit et Héroïc des éditions Arédit. La série compterait une cinquantaine d’épisodes publiés entre novembre 1975 et avril 1981.

    Dans l’épisode qui nous intéresse, qui a pour titre "Les Condors", Captain Hornet doit affronter un génie du crime utilisant des oiseaux pour mener à bien ses projets scélérats. Il a dressé des pies pour qu’elles volent : des pies voleuses, pas volantes bien sûr (quoiqu’elles volent aussi de leurs propres ailes) et des condors pour se défendre contre le maître des justiciers, j'ai nommé le Captain Hornet. Mais qui s’y frotte s’y pique au Captain Hornet (qui signifie Capitaine Frelon en français) !

    Tout d’abord Captain Hornet sait lire et ça c’est très dangereux pour les super-méchants qui veulent faire le mal.

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    Et puis Captain Hornet réfléchit et ça aussi c’est super dangereux pour les très-méchants qui veulent faire le mal.

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    Alors Captain Hornet gagne à la fin et les méchants vont en prison. Ce que l'on ne comprend pas bien c'est pourquoi le méchant Bertrand Dee, citoyen du comté de Monkton, arbore cette superbe coiffe indienne:

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    capitaine hornet.jpg

     

    Captain Hornet, n° 21, Les Condors,
    Collection Héroïc, Editions Arédit, 1978, p. 3 à 15.

  • XXX, Mister No, Make-Make

    Les lecteurs de ce blog ont déjà rencontré le personnage de Mister No. Si la plupart de ses aventures se déroulent en Amazonie , le pilote ne s'interdit pas d'en franchir les frontières. Nous le retrouvons sur l'Ile de Pâques confronté à la survivance de pratiques pascuanes un peu barbares certes  mais le sacrifice humain est parfois nécessaire.

     

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    Les coiffes, tout comme le cérémonial d'ailleurs, rappelle furieusement les civilisations précolombiennes. Et si le mystère du peuplement de cette île isolée du monde était enfin résolu?

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    XXX, Make-Make, Mister No,n° 75,
    Editions Aventures et Voyages, mars 1982


    Consultez les autres billets consacrés à Mister No

  • Félix Molinari, Le dernier Inca ( Super Boy )

    Super boy 1.jpgSuper Boy est le nom d’un périodique de bande dessinée, ceux que l’on appelle les petits formats (à cause de leur format… plus petit que les bandes dessinées traditionnelles), publié par Impéria de 1949 à 1986 (soit pendant près de 40 ans). Il y eut deux séries, la première de 1949 à 1958 (n°1 à 111), la seconde de 1958 à 1986 (n°112 à 402). Dans la seconde, le héros Super Boy, dessiné par Félix Molinari, apparaît au n° 112 (1958). Super Boy possède des fusées qui lui permettent de voler et lutte souvent contre des savants fous.
    Félix Molinari est né en 1930  à Lyon et publie dès 1947 sa première bande dessinée aux éditions du Siècle (qui deviendront les éditions Impéria). Il est plus tard l'un des dirigeants d'Impéria. Il a aussi éé illustrateur publicitaire et a publié plusieurs albums de bandes dessinées.

    L’aventure "Le dernier Inca" est publiée pour la première fois dans les numéros 205 (Le dernier inca 1, septembre 1966) et 206 (Le dernier inca 2, Les émeraudes, octobre 1966). "Le dernier Inca" fut réédité dans le n° 311 (juillet 1975) puis 390 (1983). Je ne possède que la dernière édition, dans un recueil sous forme d’album qui m’a été envoyé par Cirroco Jones (que les Hucas veillent sur elle !).

    Dans la forêt amazonienne, deux blancs, Semon et Eklin, fuient. Semon possède une carte permettant de retourner chez les adorateurs de Huiracocha dont ils étaient les prisonniers depuis cinq ans après le crash de leur avion. Cet ethnologue, atteint de fièvre, a fait confiance à un vil aventurier qui prend la poudre d’escampette, espérant mettre la main sur les émeraudes du dernier Inca et laissant Semon à son triste sort. Heureusement, il est recueilli par un missionnaire pour être soigné. Les adorateurs de Huiracocha l’ont pris en chasse. Entendant l’un de leurs signaux sonores, Smon préfère quitter la mission pour fuir à travers la jungle mais il est repris par ses poursuivants. Il a laissé un nom au missionnaire qui décide de contacter le professeur Natt, oncle de Super Boy. Natt et son neveu arrivent à la mission en même temps que l’aventurier et ses complices dirigés par Stubel qui veulent dérober les émeraudes des Incas. Super Boy a fort à faire avec ces bandits. Il découvre un temple inca au milieu de la jungle sur lequel règne le dernier Inca, Manco Chiaro. Les adorateurs de Huiracocha, fanatisés par les sorciers, ne sont pas des enfants de cœur et donnent du fil à retordre tant aux bandits qu’à Super Boy. Suite à un coup de poing asséné par l’un des bandits, Manco Chiaro, en fait Ramon Tello, capitaine des forces aériennes péruviennes, retrouve la mémoire : 15 ans auparavant son avion a été victime d’une avarie et il a perdu la mémoire suite au crash. Les Indiens l’ont pris pour l’incarnation du dernier inca dont la venue avait été annoncée par leurs sorciers. Les bandits ont réussi leur coup mais Super Boy les rattrape et les met hors d’état de nuire. Notre héros peut remettre les émeraudes à Ramon Tello et le charger de les transmettre à son gouvernement. Semon retrouve le professeur Natt et le capitaine Tello son fils. Quant aux bandits, ils sont mis sous les verrous. Tout est bien qui finit bien : Super Boy peut fièrement rentrer "d’une de ses dynamiques aventures qui [se] termine par le triomphe de la justice" ! (citation extraite du "Dernier Inca")

    Félix Molinari, "Le dernier Inca", série Super Boy, n° 390,
    éditions Impéria, 1983 (première édition 1966)

    L'illustration provient du site WikiPf. N'ayant plus de scanner pour le moment, il faudra s'en contenter (-:

  • XXX, Akéla, La Justice de la jungle

    Après avoir chroniqué quelques BD de qualité, comment dire?, discutable ici ou par exemple, ne reculant devant rien, surtout pas devant l'avidité de connaissance des innombrables et fidèles lectrices et lecteurs de ce blog, je présente aujourd'hui un remarquable épisode d'Akéla.

    marco polo 180002.jpg


    Cet Akéla n'est pas le vieux loup du Livre de la jungle qui commande le Clan de Seeonee.
    Akéla est une série qui a eu une très courte carrière dans le périodique Marco Polo. Marco Polo compte 213 numéros parus entre mars 1960 et septembre 1986. Akéla n'apparaît que dans les numéros 180 et 181. Comme souvent, l'auteur, le scénariste, le dessinateur (que sais-je encore?) sont inconnus.

    Chères lectrices, chers lecteurs, vous allez donc lire la première étude sur ce personnage totalement oublié (et n'ajoutez pas "à juste titre" même si vous êtes sans doute dans le vrai).

    Qui est le jeune Akéla?
    marco polo 180003.jpgC'est un Blanc vivant parmi une tribu amazonienne. Il n'a pas de souvenirs de son passé de civilisé (et pour cause!). Il parle pourtant la langue des Blancs.

    Dans l'épisode La Justice de la jungle (l'un des deux épisodes publiés en français), l'autre ayant pour titre La magie de l'épouvante, deux voyous, voleurs, sombres crétins dérobent des émeraudes, pierres sacrées, à des Kapayos qui avaient demandé hospitalité pour la nuit. On ne vole pas ses invités. Ayant violé la loi de la jungle, ils sont condamnés à être livrés aux bêtes féroces. Au moment où surgit un jaguar, intervient Akela. Naïf, il leur montre ses pierres vertes protégées par l'esprit du dieu Bantou puis les emmène vers le Grand fleuve afin qu'ils rejoignent la civilisation.
    Ne voulant pas partir sans richesses, Lou tente de tuer Akéla mais David ne le laisse pas faire. Furieux, Lou abat David tandis qu'Akéla court jusqu'au village pour raconter à sa mère adoptive ce qui s'est passé et se désoler d'être blanc comme le cruel David. Bakuwa lui raconte l'histoire de son père (celui d'Akéla) qui sacrifia sa vie pour combattre le sorcier Cratzipa rebelle à l'autorité du roi des Bataïs Kakaza, mari de Bukawa. La haine n'est pas bonne conseillère. Akéla décide donc d'aider tout de même David à rejoindre la ville mais trop tard: David sombre dans des sables mouvants.

    Quelques mois plus tard, Bukawa et son peuple reviennent au village d'où les rebelles les ont chassés. Elle accompagne son fils Samori bien décidé à reprendre le trône qui lui appartient. Le vieux sorcier a envoyé deux hommes pour tuer le prétendant mais l'attentat est déjoué.marco polo 180004.jpg
    Au village Bataï, Cratzipa enjoint Nilo d'épouser Arakiwu, fille de Upuwa, roi des Carajas. Il en aime une autre qui se détourne de lui à cause de son ambition.
    Au moment où le mariage va être scellé, Samori arrive.
    Upuwa, désirant que sa fille se marie, tente de faire intervenir ses guerriers mais il en est empêché par Akéla.
    Le conseil des Anciens désigne Samori comme successeur légal de son père. Les Bataïs ont donc deux rois. Un duel mortel doit désigner le seul roi possible. Cratzipa s'apprête à truquer le duel (rien ne faut une bonne flèche bien ajustée) mais Akéla veille et le met en fuite. Samori, vainqueur, revient triomphant au village.

    Décidément les Amérindiens peuvent être aussi calculateurs, avides de pouvoir et fourbes que les Blancs du début de cette histoire étaient cupides.

    Bref, Akéla fait partie des innombrables tarzinades, pâles copies de l'original.

    marco polo 180001.jpg

    XXX, Akéla, La Justice de la Jungle,
    in Marco Polo n°180,
    Editions Mon Journal, décembre 1978.