02.11.2009
Utopiales 2009: les conférences
ActuSF propose de (re)écouter les conférences données lors des Utopiales 2009 à Nantes.
Au programme, vous pourrez retrouver :
* Conférence Le monde meilleur est-il en nous ?
* Conférence – La fantasy un désir d’éternité
* Paschal Grousset, André Laurie, utopistes méconnus
* Conférence La SF : le pire ou le meilleur ?
* Conférence Le rêve d’Immortalité
* Peut-on se protéger de tout ?
* Rencontre avec Stephen Baxter
Tous les liens sont chez le Traqueur Stellaire
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27.10.2009
Musique, Utopie et Science-Fiction
Une petite video consacrée à la musique de science-fiction:
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26.10.2009
Histoires de voyages dans le temps (swap Explorateurs du temps 2)
Stephen Hawking a suggéré que l’absence de
touristes venant du futur constitue
un argument solide contre l’existence du
voyage temporel dans le sens rétrograde.
(wikipédia)
Le voyage dans le temps est l’un des thèmes de la science-fiction que j’affectionne particulièrement. J’ai donc participé avec beaucoup de plaisir swap proposé par Lhisbei.
A tort sans doute, j’aime la science-fiction d’idées plutôt que la hard SF, tout comme je préfère de loin la SF ancienne désormais un peu naïve du point de vue scientifique. Je n’insisterai pas sur mon plaisir à lire des récits dans lesquels de courageux explorateurs découvrent des mondes perdus et des civilisations cachées (et n’ont pas de problème pour expliquer leur souci d’ascenseur), surtout quand apparaissent des Aztèques, Incas et autres Mayas.
Parmi les ouvrages envoyés par Isil se trouvait Histoires de voyages dans le temps de la collection La Grande anthologie de la science fiction (sans trait d’union et c’est important).

Je possédais déjà cet ouvrage (stocké quelque part avec ses congénères de cette collection au fond d’un carton), cependant je l’ai relu avec intérêt. Les 19 nouvelles qui composent le recueil sont de qualité et permettent d’explorer nombre de paradoxes temporels. Je ne vais pas résumer chacune des nouvelles mais me contenter de donner un avis (qui paraîtra franchouillard) qui dépasse ce seul volume.
Un constat me contrarie à chaque fois que j’ouvre ces anthologies tout comme quand je lis l’histoire de la science-fiction qui ouvre les cinq volumes d’une anthologie parue chez Librio (je pourrais donner des tas d’autres références qui m’énervent par moment mais bon on s’éloignerait du sujet).
Dans l’introduction, les anthologistes indiquent "cette anthologie a […] été établie méthodiquement dans l’intention de donner un aperçu aussi varié que possible de la science fiction anglo-saxonne de la fin des années 30 au début des années 60" et apportent cette justification à ce choix : "C’est aux Etats-Unis, accessoirement en Angleterre […] que se joue le deuxième acte de la constitution de la science fiction après l’ère, souvent européenne, des fondateurs". Certes. Mais alors que l’un des objectifs est de "construire une histoire dialectique du thème en ordonnant ses variations" pourquoi avoir totalement écarté des textes qui ne sont pas inconnus des anthologistes? Jacques Goimard note de nombreuses œuvres francophones qui relèvent du thème (et qui en sont même à la base !) : L’an 2440 de Sébastien Mercier (1770), Hurlubleu de Charles Nodier (1833), Le Club des Hachichins de Théophile Gautier (1846), Jadis chez aujourd’hui de Robida (1890), Le Règne du bonheur d’Alexandre Arnoux (1922), La Belle Valence de Théo Varlet et André Blandin (1923),… près de la moitié des références indiquées dans l’introduction sont de cet acabit. Il est bien dommage que les anthologistes n’aient pas cru bon de reprendre au moins un texte en guise de témoignage littéraire des inspirations anglo-saxons.
Il est toujours regrettable de faire croire que la SF n’est qu’une littérature spécifiquement (ou presque) américaine et de voir les mêmes souvent s’étonner ensuite du peu d’auteurs européens qui s’y livrent.
Il n’empêche que le niveau des nouvelles est excellent, que les styles sont variés tout comme le traitement du thème : du sérieux à l’humour, du voyage dans le passé à celui vers le futur, du voyageur du futur arrivant dans notre temps à celui de notre époque (au moins celle du milieu des années 1950) qui parcourt le temps. Les paradoxes sont souvent éclairants et sources de réflexion pour le lecteur (lisez "Comment fut découvert Morniel Mathaway" (1) de William Tenn et vous comprendrez pourquoi Frédéric Beigbeder n’a aucune chance de passer à la postérité).
(1) J'ai relu ce texte en juin dernier dans le recueil Trésors et pièges du temps, Marginal, n° 2, Opta, 1974 sous le titre "La Soudaine gloire de Morniel Mathaway" et avec une autre traduction.
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24.10.2009
Gaston Leroux, L'Epouse du Soleil (50ème )
Le Blog Les Peuples du Soleil vous propose aujourd’hui le cinquantième et dernier épisode du grand roman de Gaston Leroux L’Epouse du Soleil.
ÉPILOGUE
Il faut à cette histoire un épilogue, à cause que nous n’avons pas eu l’occasion de reparler, dans le dernier chapitre, d’Oviedo Huaynac Runtu, ex-commis à la banque franco-belge de Lima, dernier roi des Incas.
Après mille aventures mystérieuses dans les Andes, que nous raconterons peut-être un jour et où la police du bon Natividad le traqua, lui et tous les Indiens qui avaient soutenu la révolte de Garcia, Oviedo Runtu demanda à traiter.
Il eut la vie sauve, à condition qu’il incitât les derniers rebelles à faire leur soumission. Condamné par un tribunal militaire à l’exil perpétuel, l’astuce de Natividad lui valut la grâce et ce fut encore l’ancien commissaire de Callao qui lui procura une place à Punho, dans une succursale de la banque franco-belge.
Là, Natividad put surveiller tous ses gestes à loisir et constater qu’il ne faisait plus rien pour ressusciter le merveilleux Raymi. Oviedo Runtu mourut fort bourgeoisement après avoir épousé une dame de Lima qui avait fait le voyage du lac Titicaca pour voir le dernier roi des Incas. Ils se marièrent et les voyageurs qui passaient par Punho et auxquels on montrait le couple royal souriaient quand on leur disait que le roi gagnait, derrière le grillage de son administration, cent cinquante soles par mois.
Un jour que l’on s’amusait du petit train de maison de la veuve du roi, que l’on nommait par dérision la Coya, celle-ci raconta que, s’ils avaient voulu, ils auraient été les époux les plus riches de la terre, mais les trésors des Incas, disait-elle, appartiennent aux morts et aux dieux et il est défendu d’y toucher. Alors on lui demanda si elle les avait vus, ces trésors.
Elle répondit que son mari les lui avait montrés et elle raconta des histoires fabuleuses sur les richesses du Temple de la Mort que personne, naturellement, ne crut (voir note de bas de page : 1).
Ainsi personne ne croyait les soldats de Pizarre quand ils racontaient qu’au Pérou ils ferraient leur cavalerie avec des fers d’argent !
(1) L’auteur anonyme des Antiy y monumentos del Peru, M. S., nous dit textuellement :
« C’est une assertion très avérée et généralement admise qu’il existe une salle secrète dans la forteresse de Cuzco où se trouve caché un immense trésor, composé des statues en or de tous les Incas. Une dame qui a visité cette salle, Dona Maria de Esquivel, femme du dernier Inca, vit encore, et je l’ai entendue raconter comment elle y fut conduite.
« Don Carlos, mari de cette dame, ne vivait pas convenablement à son rang. Dona Maria lui faisait quelquefois des reproches, déclarant qu’elle avait été trompée en épousant un pauvre Indien sous le titre pompeux de seigneur ou d’Inca. Elle le disait si souvent que Don Carlos s’écria une nuit : « Madame, voulez-vous savoir si je suis riche ou pauvre ? Vous verrez qu’aucun seigneur et aucun roi du monde ne possède un plus grand trésor que moi. » Lui couvrant alors les yeux d’un mouchoir, il la fit tourner deux ou trois fois, et, la prenant par la main, il la conduisit à une petite distance avant de retirer le bandeau.
« En ouvrant les yeux, quelle fut sa surprise ! Elle avait fait à peu près deux cents pas, et descendu un étage assez court et elle se trouvait dans une grande salle quadrangulaire où elle vit, rangées sur des bancs autour du mur, les statues des Incas, chacune de la taille d’un enfant de douze ans, toutes en or massif !
« Elle vit aussi beaucoup de vases d’or et d’argent. En effet, dit-elle, c’était un des plus magnifiques trésors du monde entier ! »
FIN
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23.10.2009
Gaston Leroux, L'Epouse du Soleil (49ème épisode)
Le Blog Les Peuples du Soleil vous propose aujourd’hui le quarantième-neuvième épisode du grand roman de Gaston Leroux L’Epouse du Soleil. Il comporte en fait deux épisodes car le cinquantième eut été fort court.Demain sera mis en ligne le dernier épisode de ce grand feuilleton dont la publication a commencé le 6 août dernier.
IMAGINONS QUE NOUS AVONS RÊVÉ
Et maintenant ils riaient, ils pleuraient de surprise et de bonheur, et tout ce monde s’embrassait. En vain, les deux vénérables dames voulurent-elles entraîner Marie-Thérèse et la soustraire à toutes ces démonstrations, Marie-Thérèse leur fit comprendre que la joie générale était encore le meilleur médicament contre de si affreux souvenirs. « C’est un mauvais rêve ! fit-elle… imaginons-nous que nous avons fait un mauvais rêve !… »
– Oui ! il nous faut imaginer cela, appuya le marquis. J’ai vu Veintemilla et je lui ai tout raconté ; il nous prie de nous imaginer que nous avons fait un mauvais rêve ! Il nous le demande patriotiquement. En revanche, il a promis de nous aider dans la liquidation de notre entreprise de guano et dans la vente de nos concessions. Le mariage de Marie-Thérèse et de Raymond aura lieu en France, si personne n’y voit d’inconvénient ; nous ne reviendrons que plus tard essayer le siphon de l’ingénieur Ozoux dans les mines antiques du Cuzco, quand nous serons à peu près sûrs que ceux qui tenteront de les fréquenter ne risqueront plus défaire d’aussi mauvais rêves !
– Ah ! si on m’écoutait, je vous prie de croire que l’on verrait bientôt clair dans les couloirs de la nuit ! s’exclama Natividad… mais non, c’est toujours le même système… on ne veut rien voir, on se bouche les yeux !… même après une aventure aussi effroyable où nous avons failli tous laisser notre peau. Veintemilla, qui devrait mater une bonne fois les Indiens, Veintemilla vous demande de croire que vous avez fait un mauvais rêve !…
Et le pauvre Natividad leva vers le plafond des bras désenchantés.
– Monsieur Natividad, vous êtes un mauvais esprit, déclara le marquis. J’ai, du reste, une triste nouvelle à vous annoncer. Vous n’êtes plus Inspector superior de Callao ! Vous êtes dégommé, mon cher Monsieur Natividad !
Natividad se laissa tomber sur une chaise, la bouche ouverte, ne trouvant pas un mot pour qualifier la joie avec laquelle un homme pour lequel il avait tout risqué lui annonçait son malheur.
Il était si comique ainsi que tout le monde éclata de rire. Il se leva alors, furieux, et se dirigea vers la porte à grands pas. Il suffoquait d’indignation. Ça lui apprendrait à quitter, pendant des semaines, Jenny l’ouvrière !
– Pas si vite ! lui cria le marquis ; pas si vite, mon cher Monsieur Natividad ! Si j’ai une triste nouvelle à vous annoncer, j’en ai également une excellente. Vous êtes nommé Inspector superior de Lima !
Natividad retomba sur une chaise, mais cette fois éperdu de joie.
– C’est un rêve ! gémit le brave homme.
Et, cette fois, il ne savait comment remercier le marquis grâce auquel se trouvait réalisé le plus beau rêve de sa vie.
– Mais enfin ! finit-il par s’écrier… j’aurais pu être mort !…
– Oh ! répliqua en souriant le marquis, la nomination que m’a remise le président de la République n’est valable, évidemment, que dans le cas où vous seriez vivant !… Allons, puisqu’ils ne vous ont pas mangé, vous allez pouvoir les surveiller, vos Indiens !…
– Chut ! fit Natividad en qui renaissaient les qualités prudentes du magistrat. Qu’on n’en sache rien !…
La voix de François-Gaspard se fit entendre :
– Nous allons rentrer en France, mon cher marquis. Est-ce que je pourrai parler dans… mes… conférences ?…
– Vous raconterez que vous avez fait un rêve, mon cher académicien, pendant lequel vous sont apparues toutes les splendeurs et toutes les horreurs des cérémonies du vieux Pérou.
– Et nous ? croirons-nous jamais que nous avons fait un rêve ? demanda tout bas Raymond à Marie-Thérèse en fixant tristement ce pauvre visage qui attestait, lui, que la réalité était encore bien proche.
– Quand les couleurs nous seront revenues… lui répondit Marie-Thérèse qui contemplait, le cœur serré, la pâle figure de son fiancé… Tout de même, continua-t-elle, quand je me retrouve ici, dans ces bureaux, en train de prendre le thé, à côté de ma bonne tante et de la vieille Irène, de me faire gâter par vous tous, quand je revois ces bons registres verts sur lesquels je me suis tant pliée pour aligner des chiffres, et ce copie-de-lettres qui attend encore la réponse au correspondant d’Anvers, tu sais, mon Raymond : « Pour ce prix-là, vous n’aurez que du guano phosphaté à quatre pour cent d’azote, et encore ! »… oui, quand je vois ce cadre domestique, où joue mon petit Christobal, quand je nous revois tous vivants après le Temple de la Mort, je ne puis m’empêcher, par moments, de me dire : « N’ai-je pas rêvé ?… »
TRAGIQUE RÉALITÉ
À ce moment, Natividad prenait congé du marquis et ouvrait la porte du bureau. Il recula soudain avec une exclamation étouffée.
Un corps soutenu par la porte venait de s’allonger sur le carreau du magasin. Et ce corps était le cadavre d’un Indien. Marie-Thérèse, qui le reconnut la première, tomba à genoux : « Non ! Non ! Raymond, s’écria-t-elle, nous n’avons pas fait un rêve !… »
Et elle pleura sur Huascar qui s’était traîné jusqu’à ce seuil d’où elle l’avait chassé et qui mourait, un couteau dans le cœur.
La fin de notre feuilleton sera publié demain!
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22.10.2009
Gaston Leroux, L'Epouse du Soleil (48ème épisode)
Le Blog Les Peuples du Soleil vous propose aujourd’hui le quarantième-huitième épisode du grand roman de Gaston Leroux L’Epouse du Soleil.
UN SERMENT QUI NE COMPTE PLUS
Enfin, il poussa une porte, et deux cris joyeux retentirent. J’étais en face de papa et de Christobal qui me prirent des bras de Huascar et me couvrirent de baisers. L’Indien dit : « Je vous avais promis de vous rendre votre fille et votre fils, senior ! les voici ! Vous ne courez plus maintenant aucun danger ! Un Inca ne manque jamais à sa parole ! »
Sur quoi, il salua, et nous ne l’avons plus revu !… J’ai voulu te dire tout cela, Raymond, pour que, si par hasard tu rencontrais jamais cet homme, tu saches ce que nous lui devons !…
À ces derniers mots, le jeune homme tressaillit et serra nerveusement la main de Marie-Thérèse.
– Oh ! Marie-Thérèse, fit-il, la voix tremblante, je sais ce que je lui dois. Il t’a sauvée, il m’a sauvé… et moi je lui ai juré que, s’il te sauvait, tu ne serais jamais ma femme.
– Mon Raymond !… Mon Raymond ! je sais cela !… Il a dit cela à papa… n’est-ce pas, papa, qu’il t’a dit cela ?… Oh ! papa te le dirai pourquoi trembles-tu ?… c’est un enfantillage…
– Tu n’as peut-être été sauvée qu’à cause de ce serment-là, fit Raymond, lugubre…
– Malgré ce serment-là, voulez-vous dire, interrompit le marquis. Huascar l’a considéré comme une insulte. Lorsque dans l’Île où j’avais été amené prisonnier à la suite du cortège qui emportait Marie-Thérèse, je me trouvai seul, un soir, face à face avec l’homme que j’accusais de nous avoir trahis et d’être la cause de tous nos malheurs, je voulus lui cracher toute ma haine et mon mépris, mais il ne m’en laissa pas le temps. Il arrêta mes premières invectives pour me faire conduire et garder dans une grotte près du rivage, où il me rejoignit bientôt et où je m’attendais à être sa victime. Là, il m’apprit froidement qu’il n’avait jamais cessé de travailler à nous sauver de nous-mêmes et de nos imprudences, et que tout était préparé pour notre fuite, que bientôt il m’amènerait mes enfants et que je n’aurais la nuit suivante qu’à me jeter avec eux dans sa pirogue et qu’à m’en remettre de notre salut aux deux Indiens qu’il m’avait donnés pour gardes et qui lui étaient dévoués jusqu’à la mort.
Son ton était si solennel que je ne mis point sa parole en doute. Rien ne le forçait plus à me mentir, puisque nous étions ses prisonniers. Je lui tendis la main, mais il ne la prit pas. C’est alors qu’il me parla du singulier serment que vous lui aviez fait, un soir, à Arequipa : « Je ne connais point ce jeune homme, me dit-il, j’ignore pourquoi il m’a proposé un pareil marché. La señorita sera libre comme son cœur et je ne suis point le marchand de son cœur. Il ne m’appartient ni de le prendre, ni de le donner, ni de le retenir. Il faut que ce jeune homme sache cela, à qui je n’ai jamais fait de mal et qui m’a insulté. Je lui pardonne. » Il s’apprêtait à partir, je voulus encore le remercier, dans la certitude où sa parole m’avait mise qu’il tenterait tout pour notre salut : « Remerciez celle qui est au ciel et qui fut la señora de la Torre, señor, et ne remerciez point Huascar qui ne vous demande qu’une chose, en échange du service qu’il a pu vous rendre, c’est de n’en parler jamais. Il ne faut point que la mémoire du grand-prêtre de l’Inca soit déshonorée. » Ainsi a parlé Huascar. Vous pourrez épouser Marie-Thérèse, Raymond !… »
Sur ces entrefaites survinrent l’oncle Ozoux et Natividad ! Ils avaient appris en route que le marquis était de retour à Lima, qu’on l’avait vu ce jour-là à Callao, et qu’il y avait ramené, ils ne savaient par quel miracle, Marie-Thérèse et le petit Christobal, et ils accouraient comme des fous !
La suite au prochain épisode!
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21.10.2009
Marsoformation de la Terre!
Le Traqueur Stellaire nous propose une série de billets consacrés à la Terraformation de planètes
(Mars et Vénus seraient candidates, à la vérité rien n'a été demandé ni aux habitants de l'une ni de l'autre, pas un sondgae, rien) et de satellites (Europa et Titan) de notre système solaire.
Pourtant la marsoformation (c'est à dire modifier de manière irréversible l’environnement d’une planète pour la rendre habitable à toutes formes de vie martienne) de la Terre nous permettrait d'avoir enfin accès au célèbre (mais trop rare, et pour cause) chef d'oeuvre sǝןɔıuoɹɥɔ uɐıɹɹǝʇ ǝɥʇ de ʎɹnqpɐɹq ʎɐɹ. Le seul problème est de savoir si notre espèce survivrait à ces changements environnementaux absolument nécessaires pour que le bouleversement ontologique probable apporté par ces oeuvres d'outre-espace.
Malheureusement, si les projets terriens parvenaient à leur but, la terraformation risquerait bel et bien de faire disparaître cette littérature martienne que nous n'avons même pas commençé à explorer.
C'était le billet absurde du jour.
18:19 Publié dans Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Digg
18.10.2009
Swap Explorateurs du Temps (1)
Quand on appartient à la catégoire "Littérature", on est un peu honteux d'avouer qu'il s'agit du premier swap (comprendre "échange"). Je connaissais le procédé bien sûr (pour lire quelques blogs littéraires qui ne parlent même pas de fictions mettant en scène des peuples précolombiens et autres) mais Wikipedia est notre amie et permet de préciser les choses:
Un swap est un échange de cadeaux autour d'un thème donné entre internautes. Le but est de faire plaisir à un inconnu selon ses goûts, et de, peut-être, lier amitié. Le but est aussi de recevoir des cadeaux parmi ses factures dans sa boîte aux lettres. Il ne s'agit surtout pas d'un troc car lors d'un swap, l'effet de surprise est très important.
Les règles du swap sont généralement définies par son organisateur :
- nature de l'envoi : neuf, création personnelle ou objet d'occasion
- nombre d'objets dans le colis
- date de fin d'envoi maximum
- nombre de participants : limité ou illimité
[...]
Les participants d'un swap peuvent être répartis en binôme, ou sous forme de chaîne (A envoie à B qui envoie à C, qui envoie à D etc).
Adonc voici Lhisbei qui m'invita à participer à un swap Explorateurs du Temps et me voilà embarqué à bord du Time Cruiser.
Il y a quelques jours, j'ai reçu un colis de la part d'Isil. Le contenu est savoureux:
Tout commence par une enveloppe (c'est bien pour moi, il y a mon pseudo dessus):

dont le contenu restera secret (je vais déjà dévoiler tout le reste, alors laissez moi le plaisir de conserver une part de mystère).
Bien sûr il y a des livres (un échange entre littéraires sans livres, hein, qu'est-ce que ce serait!) en rapport avec le thème (et hop de la science-fiction!)...


mais aussi quelques petits cadeaux (le plus grand plaisir du swap à mon sens) qui me ramènent en enfance. De quoi jouer:


jouer intelligemment même car il y a une petite explication jointe:


de quoi se sustanter à coup de nostalgie:


Miam miam.
Bon, sinon, je crois que je suis maudit par Inti. En retard pour mon envoi (mais ça sera fait dès lundi), en panne d'appareil photo numérique (d'où des scans qui sont un peu approximatifs),...
J'honorerai bien sûr mes engagements swapiques swapesques swapiens swapithèques d'échanges malgré les contrariétés du sort!
Merci à Lhisbei (à la production) et Isil (à la réalisation) pour cette première expérience!
18:25 Publié dans Blog, Roman historique, Science-fiction, Web | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12.10.2009
Blogweek Science-Fiction
Aujourd'hui commence la 42ème semaine de l'année 2009. 42 est un chiffre important pour le monde de la science-fiction. Vous ne savez pas pourquoi? Allez faire un tour ICI et surtout ne trouvez pas la réponse ^__^.
Je profite de cette semaine pour lancer la BlogWeek SF, à charge pour chacun de recommander cinq blogs consacrés à la science-fiction (en n'oubliant pas de donner une petite description du blog recommandé). A tout seigneur tout honneur, je commence avec cinq blogs recommandés:
Russkaya Fantastika: blog consacré à la littérature russe fantastique et de science fiction. Un domaine que je connais mal mais dans lequel on fait de très intéressantes découvertes. Signalons Dimension URSS, anthologie dirigée par Patrice Lajoye (animateur du blog mentionné) et publiée par Rivière Blanche en 2009.
Monde de la SF présente l'actualité de la science-fiction.
RSF Blog: des nouvelles de la galaxie des littératures de l'imaginaire, critiques de livres, critiques ciné. Au menu: de la SF, de la fantasy et une petite dose de fantastique
Traqueur Stellaire: blog d'un amateur de SF et de Warhammer. On y trouve des critiques de livres (anciens ou récents), des infos sur l'univers de Warhammer (notamment sur les figurines), des critiques ciné et des infos scientifiques. N'oublions pas la vidéo du dimanche.
Génération Science-fiction: blog collaboratif tenu par Sylvie Denis, Claude Ecken, Roland C. Wagner, Ugo Bellagamba, Joseph Altairac, Simon Bréan et quelques autres. Rien que du beau monde pour proposer une réflexion approfondie sur la SF d'hier et d'aujourd'hui.
Tou-te-s les lectrices/lecteurs sont invité-e-s à participer à cette BlogWeek SF jusqu'à dimanche 18 octobre 2009 à minuit!
Merci de faire un lien vers cet article afin que je fasse un récapitulatif lundi prochain (semaine 43 donc beaucoup moins drôle).

08:52 Publié dans Blog, Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24.09.2009
#42 arrive
#42

illustration de Vincent Dutrait
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