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tenochtitlan

  • Fred Bernard & François Roca, Soleil Noir

    Jannick Denis du forum A Propos de Bob Morane me signale l'ouvrage suivant:
    Soleil Noir, album pour la jeunesse, texte de Fred Bernard, illustrations de François Roca.
    Dans cette nouvelle histoire se déroulant au moment de la Conquête par les Espagnols du Mexique, le trait a l'air très soigné.

    La présentation de l'éditeur:
    "Avec ce nouvel album, Fred Bernard et François Roca reviennent sur le passé de « Cheval vêtu », initialement appelé « Soleil Noir »
    .
    À travers le récit rétrospectif d’une grand-mère à sa petite fille, nous plongeons au cœur de l’Amérique au temps des conquêtes espagnoles (vers 1520).
    Soleil Noir appartient à Don Ignacio qui arrive avec ses compagnons dans la cité aztèque de Tenochtitlan où on les accueille comme des dieux.
    Le livre retrace l’histoire de la conquête (accueil généreux, aide des Espagnols pour combattre les cités voisines puis massacre des prêtres, vols des richesses, tutelle de Charles Quint…) au sein de laquelle se noue une histoire d’amour entre Don Ignacio et Siyah Ka’k, la belle aztèque, qui devient sa femme. Lorsque Don Ignacio meurt, Soleil Noir s’échappe et galope devant lui. Et Siyah Ka’k, devenue Isabelle, part en Espagne où va naître leur enfant.
    C’est à sa petite fille qu’elle révèle toute l’histoire racontée dans l’ouvrage."

    L'originalité est que l'histoire est centrée sur le point de vue du cheval.

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    Notons que dans un album précédent, intitulé Cheval vêtu, le cheval se trouve chez les Comanches. Dans la chronologie fictionnelle, Cheval vêtu est antérieur à Soleil Noir.
    "Un album à l'italienne qui raconte l'arrivée d'un cheval de conquistador chez les indiens Comanches. Tout dans ce cheval intrigue les Comanches. Il est grand et noir (leurs critères estiment qu'il est laid : ils préfèrent les petits et les tachetés) et son harnachement de conquistador espagnol les sidèrent, eux qui ne connaissent rien des hommes blancs et de leurs coutumes. Cheval Vêtu comme ils le nomment, les intrigue aussi car il ne s'enfuit pas et reste près de la jument Trois Myrtilles. Le chef Grand Corbeau choisit ce cheval au détriment de son habituel Cheval Sacré. Les Comanches partent combattre les indiens Paunees, fêtent la victoire, chassent les bisons et assistent, impuissants, au combat mortel des deux chevaux Cheval Vêtu et Cheval Sacré. Cheval Vêtu partira avec Trois Myrtille, enceinte.
    Nature, monde des indiens, rituels, batailles, chasse, univers des chevaux, amour animalière, jalousie et rivalité... sont les thèmes forts qui parcourent cette aventure. Roca a peint de somptueux tableaux évocateurs, grâce à des points de vue différents : la puissance des animaux, l'immensité de la nature, le mouvement de la chasse et des combats et la belle présence du groupe de Comanches."

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    Un coffret rassemblant les deux albums est paru en même temps que Soleil Noir (24 septembre 2008).

    Fred Bernard & François Roca, Soleil Noir,
    collection Déjà grands (Albums illustrés de 7 à 11 ans),
    Albin Michel Jeunesse, 24 septembre 2008

  • Alain Gerber, Le Jade et l'obsidienne

    4e de couverture de ce roman historique:

    "Comment expliquer la fascination qu'exerce, sur ceux d'entre nous qui viennent à le connaître, l'ancien monde aztèque de Tenochtitlàn, la capitale mexicaine qui devait tomber aux mains de Cortés ?
    Exotisme? Bien sûr. Masques de jade, coiffures de plumes, femmes semblables à de précieux oiseaux des Tropiques, pyramides aiguës et terrasses couronnées de fleurs, rythme lancinant des flûtes et des teponaztli : autant de philtres, qui nous entraînent, comme jadis les champignons sacrés et le peyotl, dans un univers de rêve à jamais disparu. Mais ce n'est pas tout. Attrait un peu trouble que ressent le civilisé occidental face à une autre civilisation, à une autre conception de la vie ? Oui, certes. Comment ne pas nous interroger face à une culture qui juxtapose la poésie la plus délicate et une éthique raffinée avec le vertige de la mort, le sang répandu à profusion dans les sanctuaires, le symbolisme macabre de l'art religieux ? De cette confrontation naît une réflexion plus profonde sur nous-mêmes, si différents de ces hommes-là qui pourtant sont nos frères et, d'une certaine façon, nous aident à nous révéler à nous-mêmes. Mais ce n'est pas tout.
    Ce qu'apporte le récit d'Alain Gerber, si pénétré d'une intime connaissance, c'est sans doute la clef, ou en tout cas une des clefs, de ce monde si gracieux et si violent : la tension permanente entre les deux pôles que symbolisent le Serpent à Plumes, héros civilisateur, inventeur des arts et de la sagesse, et le ténébreux Tezcatlipoca, divinité astrale et guerrière. A travers mille incidents conformes à ce que nous savons de la vie quotidienne des anciens Mexicains, c'est cette structure fondamentale qui sous-tend l'existence du principal personnage. Avec une sûreté étonnante, Alain Gerber a su faire revivre pour nous ces hommes et ces femmes de la lointaine Amérique indienne."

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    Alain Gerber, Le Jade et l'obsidienne,
    Le Livre de Poche, n°5744, 1983
     

  • Et si vous vous mettiez au Nathualt?

    Sur internet, on trouve beaucoup de choses.
    Voici par exemple un dictionnaire de la langue nathualt classique (le nathualt était la langue des Aztèques).

    Le préambule du site nous apprend : "La langue nahuatl était la langue parlée par les Aztèques. Elle appartient à la famille des langues uto-aztèques. Cette famille de langues comporte au nord, sur le territoire des Etats-Unis, des langues telles que les langues shoshones, parlées par les Hopis et les Comanches et au Sud, principalement au Mexique, à côté du Nahuatl, des langues comme le Cora, le Huichol, le Yaqui ou le Tarahumara et à l'extrème sud, au Salvador, le Pipil.
    On appelle Nahuatl classique la langue parlée au XVIème siècle dans la région de Tenochtitlan-Mexico, telle qu'elle a été transmise et enseignée à des Espagnols par des informateurs mexicains. C'est aujourd'hui une langue morte même si les dialectes qui en sont issus sont aujourd'hui parlés par plus d'un million de personnes au
    Mexique. "