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uchronie

  • Aliette De Bodard, Le Cinquième Soleil ( Chroniques Aztèques, tome II )

    Après un premier tome intitulé D'Obsidienne et de Sang ( paru en mai 2011, voir la chronique), les éditions Eclipse prépare la sortie du second tome des Chroniques Aztèques d'Aliette de Bodard dont elles présentent le "pitch":

    Nous sommes à la fin du XVe siècle, au coeur de Tenochtitlan, la majestueuse capitale aztèque. L’empire Mexica est au bord du gouffre après la mort de l’empereur. Car sans lui, Huitzilopochtli, le dieu protecteur des Aztèques, ne peut plus agir. Si un nouvel empereur n’est pas choisi rapidement, les démons des étoiles descendront sur terre pour dévorer le peuple Mexica et annoncer la fin du monde. Mais pendant que les intrigues politiques retardent l’arrivée de l’empereur, Acatl, Grand Prêtre des Morts, se retrouve à nouveau au centre d’un complot menaçant le pays. Car il semble que les démons des étoiles soient déjà arrivés…

    La revue Galaxies Science-Fiction a publié deux textes de l'auteur et Angle Mort une autre nouvelle. Ces textes ont en commun la mise en scène d'un univers uchronique / fantastique aztèque (ou aztéco-chinois pour ceux parus dans Galaxies) et ont été présentés par Les Peuples du Soleil.

     

    Pour en savoir plus:

    toutes les chroniques des Peuples du Soleil consacrées à Aliette de Bodard
    Le site d'Aliette de Bodard
    Une chronique D'Obsidienne et de Sang sur le blog Book en Stock
     

    Aliette de Bodard, Le Cinquième soleil,
    Chroniques aztèques 2, Eclipse, 2011

  • Olivier Bidchiren, Les Mémoires émouvantes

    Les Mémoires émouvantes est un ouvrage que je n'ai pas encore lu mais qui est chroniqué sur Uchronies.com

     

    Présentation sur le site de l'auteur:

    21 décembre 2012 : date fatidique d’une catastrophe annoncée ! Pas sûr ! Alors, s’il ne s’agit pas de cela, est-ce une Révélation ?

    Une Apothéose ? Le réveil des consciences ? La métamorphose de notre monde et non sa fin ?

    Ce sont ces voies qu’Olivier Bidchiren a choisi de dépeindre, sous forme de voyage initiatique, de recherche métaphysique et philosophique, de quête spirituelle, par une démarche visuelle et esthétique, en s’inspirant des peintures de Claudine Béhin.

    Et si les Mayas n’avaient jamais disparu en totalité ? S’ils étaient de retour ? Séléna, l’héroïne de cette aventure fantastique, transportée malgré elle auprès d’eux, va découvrir le lien incroyable qui les unit, pour le meilleur et pour le pire. Elle rencontrera des dieux énigmatiques, tout puissants, réfugiés dans un monde parallèle dont le devenir est lié au nôtre.

    Entre épreuves et acceptations, entre expériences mystiques et découverte des merveilles d’une civilisation, saura-t-elle ouvrir les portes d’un futur pour le moins incertain, mais pourtant inéluctable ? Seuls, les dieux le savent.

    « L’uchronie, ce paradoxe qui résulte d’un voyage temporel, Olivier Bidchiren s’y adonne dans ses textes ; contes dans lesquels il use de beaucoup de poésie, comme dans les Mémoires émouvantes où il décrit, si bien, au féminin la vision d’un monde d’Adam qui tend vers sa fin. Un conte qui démarre aussi vite que le temps qui passe, quand l’on avance dans l’âge. Séléna a quarante-deux printemps au compteur. Elle va à l’essentiel, la fin est trop proche pour s’accorder du temps mort.

    Dans les Mémoires émouvantes, l’écrivain remonte le temps autrement, et doublement. Il revisite d’abord la philosophie d’antan, là où le sablier n’était que l’invention de simples mortels, renoue avec la mythologie, s’inspire du monde du Sidh, lieu d’immortalité où le temps n’a pas cours… pas de mesure ; et remonte aussitôt les époques à bord de la plus antique des machines temporelles. La Mémoire.

    Olivier Bidchiren nous refait découvrir la théorie de John William Dunne dans son essai An Experiment With Time (mars 1927) qui soutient que les rêves, composés des images d’un vécu passé ou à venir, permettaient de voyager dans le temps. »

    Extrait de la préface de Kevin Bokeili."

     

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    Olivier Bidchiren, Les Mémoires émouvantes, éditions Lokodomo, 2010

  • Sesshu Foster, Atomik Aztex

    Parmi les nombreux livres mettant en scène des peuples précolombiens parus en anglais et restés inédits en français, on trouve par exemple Atomik Aztex de Sesshu Foster. Publié en 2005, Atomik Aztex nous conte l'histoire d'un empire aztèque qui n'a pas été défait par Cortès et qui participe à la Seconde Guerre Mondiale!

    foster atomik aztec.jpg

     

  • Prix ActuSF de l'Uchronie

    L'Uchronie est un genre apprécié et dont bon nombre de livres et nouvelles peuvent y être rattachés. Elle ne faisait  jusque là pas objet de prix littéraire distinctif. ActuSF comble ce manque en créant le Prix ActuSF de l'Uchronie. Les premiers prix, que l'on annonce annuels, seront remis à Sèvres en décembre 2011.

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  • Interview exclusive d'Eric Holstein (D'or et d'émeraude)

    eldorado,or,colombie,sf,uchronie,eric holsteinLa semaine dernière, j'évoquais la sortie du roman D'Or et d'émeraude d'Eric Holstein.
    J'avais eu le plaisir de discuter avec lui en décembre 2010. Eric Holstein a bien voulu répondre à une série de cinq "Poruquoi?" sur son roman D'Or et d'émeraude.

    Pourquoi D'Or et d'émeraude?

    L'or, parce que la Colombie est le pays qui a vu naître la légende de l'El Dorado. C'est d'ailleurs cet or que l'on retrouve en plus grande proportion sur le drapeau du pays. C'est assez bizarre, d'ailleurs, parce que la Colombie est bien mieux pourvue en d'autres métaux. L'or qu'on y a trouve (et qu'on trouve encore, en ce moment il y a une véritable ruée sur les rivières aurifères du Choco, la bande de forêt pluviale coincée entre la côte Pacifique et la cordillère occidentale) est d'assez médiocre qualité.

    L'émeraude parce que la Colombie est, en revanche, le premier producteur d'émeraude au monde (60% des pierres en circulation proviennent de l'une des quatre mines colombienne). Et puis, à l'époque de la Conquista, l'émeraude était une pierre bien plus précieuse que le diamant, considéré comme vulgaire à l'époque. On lui prêtait tout un tas de vertus, comme celle de soigner l'épilepsie par exemple (le "mal caduque"). Elle était aussi avoir des propriétés surnaturelles, comme chasser les mauvais esprits. Étant donné que les principaux gisements se trouvaient sur des terres encore inexplorés, elle était d'une extrême rareté et tout à fait hors de prix. On sous-estime beaucoup l'impression que l'émeraude a faite sur les conquistadores de l'entrada Quesada. Elle fût bien supérieure à celle de l'or.

    Pourquoi une part de réalisme magique?

    C'est une forme d'hommage à la littérature sud-américaine. Gabriel Garcia-Marquez fait ça très bien dans Cent ans de solitude. Moi, j'essaie de le faire à mon petit niveau...

    Pourquoi les Muiscas?

    muiscas 1.jpgTout simplement parce que ce sont les Indiens qui occupaient l'Altiplano de Bogota. Cela étant, leur civilisation est intéressante parce qu'elle est a connu la colonisation à un moment charnière. Ils en étaient encore au stade du paléolithique supérieur lorsque les Espagnols sont arrivés, mais on a retrouvé, au nord de Bogota, des vestiges d'un temple de pierre en construction. Il semblerait donc qu'ils aient été sur le point de prendre un essor technique majeur et on peut se demander s'il n'aurait pu devenir l'une des civilisations majeures du continent, à l'égal des Incas ou des Aztèques.

    Pourquoi l'Eldorado continue-t-il de fasciner?

    Je ne sais pas s'il fascine encore. L'histoire a tellement été galvaudée qu'elle a perdu toute signification. C'est devenu un pattern. Le mot évoque une sorte de chimère, sans que personne ne sache précisément ce qui se cache derrière. Si tu demandes à la plupart des gens, je suis certain que pas un sur cent te parlera de la Colombie.

    Pourquoi l'uchronie?

    Bonne question.

    Je n'en sais rien. En fait ça s'est imposé assez vite dans le processus créatif, mais je n'avais pas nécessairement envie d'en passer par là, parce que je n'étais pas certain d'être à la hauteur. Et puis, à mesure que je me documentais, se dessinait de plus en plus clairement un contrepoint à notre histoire que j'ai pris beaucoup de plaisir à explorer. Disons que l'uchronie a plus été un outil narratif qu'une fin en soi.

    Merci à Eric Holstein et retrouvez le site officiel du roman D'Or et d'émeraude.

    Source de l'image: Orfèvrerie Muisca

  • Corinne Guitteaud, "Mon empire pour un cheval"

    En juin 2008, Corinne Guitteaud accordait au blog Les Peuples du Soleil une interview exclusive dans laquelle était évoquée la nouvelle "Mon Empire pour un cheval" (une uchronie dont le point de divergence est la maîtrise du cheval - importé par le Détroit de Behring - par les Précolombiens ce qui a pour conséquence un développement très différent de la Méso-Amérique notamment).

    Anudar a lu cette nouvelle et en propose une critique ICI.

  • [Uchronie] Edmond Texier, Les Femmes et la fin du monde

    texier les femmes et la fin du monde.PNGDans son ouvrage Les Femmes et la fin du Monde (1877), Edmond Texier nous donne à lire un cours passage uchronique que je vous livre in extenso:

     

    Il n'est pas douteux que, sans la femme, l'humanité manquât de ce sens tout particulier, indéfinissable, indéfini, qu'on peut appeler vaguement le sens du beau. Il demeurerait tou jours au fond de l'âme, à l'état latent, inutile, ignoré, n'ayant aucune occasion de se révéler.

    Faites une uchronie particulière ; figurez- vous la société humaine soumise, quant à sa reproduction, à des lois plus simples que celles de la Genèse actuelle et privée de ce type primordial, de ce spécimen unique du beau, que la Providence a voulu attacher à la conservation de l'espèce. Le développement de l'esprit masculin se serait produit tout entier dans la direction des appétits matériels, des besoins immédiats ; l'âme serait restée dans le demi-jour des combats quotidiens pour la subsistance : la vie de la brute* supérieure. Elle se serait abîmée à travers le cours des âges, faute de ce rayon sauveur, perçant les ténèbres épaisses. En admettant que l'humanité eût pu vivre et durer au sein d'une atmosphère aussi étouffée, elle concluerait maintenant dans l'abâtardissement définitif d'une civilisation qui serait un simple raffinement de barbarie. (p. 197-198)

    Il est intéressant de voir que cet ouvrage (indispensable à n'en pas douter!) a été publié en 1877 certes  vingt après le livre de Charles Renouvier (1857 pour la première édition) mais un an seulement après la seconde édition (révisée) qui a été un plus grand succès et qui a popularisé le mot.

     

    Rappelons à ce propos le titre exact du livre de Charles Renouvier qui est à lui seul une véritable définition de l'uchronie: Uchronie (l'utopie dans l'histoire) : esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être...