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voyage dans le temps

  • Histoires de voyages dans le temps (swap Explorateurs du temps 2)

    Stephen Hawking a suggéré que l’absence de
    touristes venant du futur constitue
    un argument solide contre l’existence du
    voyage temporel dans le sens rétrograde.

    (wikipédia)


    Le voyage dans le temps est l’un des thèmes de la science-fiction que j’affectionne particulièrement. J’ai donc participé avec beaucoup de plaisir swap proposé par Lhisbei.

    A tort sans doute, j’aime la science-fiction d’idées plutôt que la hard SF, tout comme je préfère de loin la SF ancienne désormais un peu naïve du point de vue scientifique. Je n’insisterai pas sur mon plaisir à lire des récits dans lesquels de courageux explorateurs découvrent des mondes perdus et des civilisations cachées (et n’ont pas de problème pour expliquer leur souci d’ascenseur), surtout quand apparaissent des Aztèques, Incas et autres Mayas.

    Parmi les ouvrages envoyés par Isil se trouvait Histoires de voyages dans le temps de la collection La Grande anthologie de la science fiction (sans trait d’union et c’est important).

     

    histoires de voyages dans le temps.jpg

     

    Je possédais déjà cet ouvrage (stocké quelque part avec ses congénères de cette collection au fond d’un carton), cependant je l’ai relu avec intérêt. Les 19 nouvelles qui composent le recueil sont de qualité et permettent d’explorer nombre de paradoxes temporels. Je ne vais pas résumer chacune des nouvelles mais me contenter de donner un avis (qui paraîtra franchouillard) qui dépasse ce seul volume.

    Un constat me contrarie à chaque fois que j’ouvre ces anthologies tout comme quand je lis l’histoire de la science-fiction qui ouvre les cinq volumes d’une anthologie parue chez Librio (je pourrais donner des tas d’autres références qui m’énervent par moment mais bon on s’éloignerait du sujet).

    robida jadis chez aujourd'hui.jpgDans l’introduction, les anthologistes indiquent "cette anthologie a […] été établie méthodiquement dans l’intention de donner un aperçu aussi varié que possible de la science fiction anglo-saxonne de la fin des années 30 au début des années 60" et apportent cette justification à ce choix : "C’est aux Etats-Unis, accessoirement en Angleterre […] que se joue le deuxième acte de la constitution de la science fiction après l’ère, souvent européenne, des fondateurs". Certes. Mais alors que l’un des objectifs est de "construire une histoire dialectique du thème en ordonnant ses variations" pourquoi avoir totalement écarté des textes qui ne sont pas inconnus des anthologistes? Jacques Goimard note de nombreuses œuvres francophones qui relèvent du thème (et qui en sont même à la base !) : L’an 2440 de Sébastien Mercier (1770), Hurlubleu de Charles Nodier (1833), Le Club des Hachichins de Théophile Gautier (1846), Jadis chez aujourd’hui de Robida (1890), Le Règne du bonheur d’Alexandre Arnoux (1922), La Belle Valence de Théo Varlet et André Blandin (1923),… près de la moitié des références indiquées dans l’introduction sont de cet acabit. Il est bien dommage que les anthologistes n’aient pas cru bon de reprendre au moins un texte en guise de témoignage littéraire des inspirations anglo-saxons.

    Il est toujours regrettable de faire croire que la SF n’est qu’une littérature spécifiquement (ou presque) américaine et de voir les mêmes souvent s’étonner ensuite du peu d’auteurs européens qui s’y livrent.

    Il n’empêche que le niveau des nouvelles est excellent, que les styles sont variés tout comme le traitement du thème : du sérieux à l’humour, du voyage dans le passé à celui vers le futur, du voyageur du futur arrivant dans notre temps à celui de notre époque (au moins celle du milieu des années 1950) qui parcourt le temps. Les paradoxes sont souvent éclairants et sources de réflexion pour le lecteur (lisez "Comment fut découvert Morniel Mathaway" (1) de William Tenn et vous comprendrez pourquoi Frédéric Beigbeder n’a aucune chance de passer à la postérité).

     

     

     

     

    (1) J'ai relu ce texte en juin dernier dans le recueil Trésors et pièges du temps, Marginal, n° 2, Opta, 1974 sous le titre "La Soudaine gloire de Morniel Mathaway" et avec une autre traduction.

     

  • Frédéric Delmeulle, Nec Deleatur

    J'ai déjà parlé du livre de Frédéric Delmeulle ICI. Evidemment ça n'a toujours rien à voir avec mes chers Précolombiens mais on nous apprend sur le forum de BDFI que Célia Chazel de Mnemos a aussi apprécié le roman:

    "J’ai également beaucoup apprécié la fantasy subtile et littéraire de Janua Vera de Jean-Philippe JAWORSKI aux Moutons Electriques et la science-fiction limpide et inspirée de Nec Deleatur de Frédéric DELMEULLE chez Editeur Indépendant. Je dois avoir un faible pour les titres en latin... Plus sérieusement, il s’agit de deux romans que j’avais reçus et appréciés en lecture et que Mnémos n’avait pu publier pour différentes raisons à l’époque. Je le regrette en partie, même si je suis heureuse que ces titres aient trouvé éditeurs."

    Parlez-en autour de vous, mettez des liens sur vos blogs!

    Nec Deleatur n'aura que le bouche-à-oreille pour assurer son succès (et puis démontrer à quelques éditeurs qui furent trop frileux qu'un livre de qualité peut avoir un certain écho, ça peut être sympathique et réjouissant non? ;-D ).