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western

  • xxx, Slim de l'ouest, Les Malles vides de Picwik

    don z album 12 1.jpgLa sérendipité vous vous souvenez ? non ? eh bien, jetez un coup d’œil ici.

    Me voici donc face à un album de Don Z. Mais qu’est ce donc que Don Z ? Il s’agit d’une série de bandes dessinées petit format (celles qui étaient vendues dans les kiosques, les gares,…) publiée entre avril 1968 et décembre 1979 par les éditions Jeunesse et vacances comme Jingo ou Atoll. Don Z est une sorte de clone de Zorro.

    Certes mais là on a du mal à trouver un rapport avec des peuples précolombiens. Détrompez-vous !

    A l’intérieur de l’album nous trouvons trois numéros (34, 35 et 36) reliés ensemble (un moyen pour l’éditeur de se débarrasser des invendus et pour le lecteur d’en avoir plus pour moins cher, chaque numéro coûte 3 francs à l’époque et la reliure des trois ne coûte que 7 francs). Feuilletons. Tiens, et c’est cela la sérendipité, une histoire (ce que l’on appelle le « rédactionnel » dans ces petites BD) : Les Malles vides de Picwik. Qui pourrait imaginer qu’un récit mettant en scène des peuples du soleil puisse se trouver sous la couverture de l’album ou bien même du numéro 35 de la série ?

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  • J.Lee Thompson, Les Rois du Soleil

     

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    Le cinéma hollywodien a mis en scène de nombreuses époques historiques, péplums, western ou films de cape et d’épée sont légions. En revanche, l’imaginaire précolombien d’avant la conquête est bien moins souvent traité. On peut s’en étonner car en définitive les Précolombiens aztèques, mayas ou incas développèrent de grandes civilisations et l’on ne rencontre pratiquement que des Indiens du nord. Si les reconstitutions pharaoniques ressortissant de égyptomonanie sont abondantes, les représentations des pyramides méso et sud-américaines sont bien plus rares.
    Signalons donc Les Rois du Soleil de J. Lee Thompson. Le film, distribué par United Artists, est sorti en 1963 aux Etats-Unis (la même année en France). Il a été réédité en DVD en 2008. Le scénario est de Eliott Arnold et James R. Webb. Parmi les acteurs relevons les noms de Yul Brynner, Georges Chakiris (celui de West Side Story), Shirley Anne Field ou encore Richard Basehart.

     

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    Le texte de la jaquette : Venus du nord, Hunac Ceel et ses barbares envahissent les territoires des Mayas au Mexique. Le roi est tué et Balam, son fils, lui succède. Contraint de fuir, Balam réquisitionne tous les bateaux disponibles d'un village de pêcheurs et entraîne son peuple vers la mer. Les fugitifs traversent le Golfe du Mexique et abordent une terre inconnue sur la côte des futurs États-Unis. Les Mayas reconstruisent une ville et une pyramide au sommet de laquelle devront avoir lieu les sacrifices humains qui leur permettent d'obtenir la clémence des Dieux. Aigle Noir, chef d'une tribu d'Indiens qui vit à proximité, est fait prisonnier après s'être battu et avoir été blessé par Balam. Il est soigné et destiné à être le premier humain sacrifié au sommet du nouveau temple.

    Aigle Noir sera sauvé et pourra entrer compétition avec Balam pour les beaux yeux de la princesse maya Ixchel. Finalement les Indiens du Nord aideront les Mayas à se défendre contre un terrible envahisseur: belle leçon de tolérance et de rapprochement des peuples.

     

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    On rapprochera aisément Les Rois du Soleil de la série Mayas de Georges Ramaïoli

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  • René de Luc, Woluka l'intrépide

    Woluka l’intrépide est un fascicule publié dans la Collection Pierrot tout comme La Guerre des Mayas de André-F. Boisson

    De prime abord, Woluka l’intrépide ressemble à un western. Le nom Woluka évoque (à raison) les tribus d’Amérique du nord tout comme l’illustration signée Janin. C’est l’un des chapitres, intitulé "Chez les Incas" qui m’a poussé à aller plus loin que cette première impression.

    En feuilletant rapidement Woluka l’intrépide, je me suis dit : "Tiens de beaux exemples d’incohérences" en tombant sur les mentions "d’eau de feu", "le jeune aigle blanc", le calumet,… la lecture de l’ouvrage m’a détrompé.

    Georges Borel part rejoindre son père, ingénieur, au Pérou. Pierre Borel a hérité d'immenses domaines d'un oncle d'Amérique. Aguilar, un Bolivien, accompagne Georges. Après un court périple en train, ils parviennent à Aréquipa: "ici tous les vestiges de l'ancienne domnination des souverains incas, dont Manco-Capac établit la dynastie, apprarurent aux yeux curieux de Georges" (p. 8). ils montent à bord d'une guimabrde sans âge conduite par Ramirez. Plus tard, un personnage surgit sur la route et, alors qu'ils pensent Georges endormi, Muller, Aguilar et Ramirez promettent un avenir périlleux (voire pas d'avenir du tout) au jeune homme qui décide de s'enfuir.

    Il est surpris près d'un campemenet par Woluka, un indien à la peau rouge, "bien différente de celle des Incas" (p. 17), qui le prend pour un espion et l'amène au père Dominique. Woluka est un indien du nord qui accompagne le bon père et M. Grangier qui recherche du vanadium pour le ministère français du commerce. M. Grangier est en concurrence avec l'Allemand Muller, triste sire bien sûr. Ensemble, ils rejoignent l'hacienda où ils découvrent Pierre Borel malade. Il s'avère que le repas de bienvenue est empoisonné mais Woluka connaît les herbes des sorciers et peut préparer un antidote. Pour M. Grangier, il n'y a pas de doute, la tentative de prise de contrôle de l'hacienda résulte de la volonté de Muller de découvrir les gisements de vanadium.

    Un soir, Aguilar et Ramirez se rendent dans un village inca dont je vous laisse goûter la description: "De nombreuses cahutes s'y dressaient, la plupart adossées aux troncs dee palétuviers.
    C'était d'énormes bâtisses de boue séchée, élevées en formes e cônes, ce qui dispensait de leur donner un toit. Une ouverture fermée par une cliae de feuilles séchées, qu'on laissait simplement retomber derrière spoi, permettait d'y pénétrer. A l'intérieur régnait l'obscurité la plus profonde, l'air y était fétide, les murs sans hygiène" ( p. 46). Ils rencontrent un sorcier.

    Le lendemain Muller, surpris en train de s'affairer sur un émetteur de télégraphie sans fil par l'ingénieur Borel et le savant Grangier, lance sans sourciller qu'il "prépare, [lui] aussi un ouvrage sur l'antique civilisation inca. Cette région contient d'inestimables trésors au point de vue archéologique, les ruines d'anciens temples y pullullent." (p 49).

    Les deux Français sont pour le moins sceptiques sur les véritables motivations de Muller d'auatnt plus qu'ils découvrent dans la bicoque de l'Allemand de nombreuses pièces géologiques. Broel expulse Muller de ses terres et ce dernier promet de se venger.

    D'ailleurs plusieurs tribus incas, donnent d'insupportables signes de superstition: le dieu Soleil serait en colère et prometterait un signe prochainement auquel il leur faudrait répondre sous peine de mort. Au village c'est l'effervescence: la tribu est sur le sentier de la guerre. Muller tire les ficelles en coulisse. Aguilar et Ramirez sont faits prisonniers par les occupants de l'hacienda mais refusent de parler. Woluka laisse Aguilar s'échapper pour mieux le suivre jusqu'à un ancien temple woluka l'intrépide002.jpginca (notre illustration) alors que Ramirez semble trahir Muller. Un système d'explosifs doit terroriser les Incas pour laisser Muller et ses hommes exploiter tranquillement le filon de vanadium mais Woluka désamorce le tout.

    A l'hacienda, l'armée péruvienne débarque. Pierre Borel emmène le détachement au ravin de Pantao qu'Aguilar s'apprêtait à faire sauter. Ramirez se dévoile: il est capitaine de l'armée péruvienne. Muller voyant ses plans tourner court tente un dernier coup de poker: enlever le père Dominique pour s'en servir de monnaie d'échange. Woluka l'arrête. Les Français pourront donc couler des jours heureux, les méchants sont mis hors d'état de nuire, Woluka et le père Dominique continuent leur mission pastorale et le jeune Georges a l'avenir d'un grand chef.

     

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    René de Luc, Woluka l'intrépide,
    Collection Pierrot, n° 41,
    Editions de Montsouris, 1947,
    Illustrations de Janin

  • Rodeo n° 618

    Une belle pyramide précolombienne en guise de reprise des activités de ce blog après quelques jours de vacances. Merci à Grand-Sachem-la-Brocante pour les références.

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    Rodeo n° 618, Le magazine de Tex Willer, Editions Semic Pocket

  • Robert Mac Leod, La Vengeance des Aztèques

    Le livre La Vengeance des Aztèques de Robert Mac Leod met en scène Cal Harper, narrateur et voleur de chevaux (même s'il se défend de cette seconde attribution, qui, pour ne pas être dénoncé, est contraint de suivre Frank Baldwin et Ada. Frank Baldwin se présente:
    " - Je suis assistant du conservateur d'un musée de Chicago. Je dirige une expédition dans l'état de Nayarit. La plupart des archéologues et anthropologues acceptent l'idée reçue que la domination aztèque n'est jamais allée plus avant à l'ouest. Moi je prouverai le contraire."
    Cal Harper a cette réponse typique d'un cow boy:
    "- Et après? Tout cela s'est passé il y a des milliers d'années, non?" (p. 13)

    La 4e de couverture:

    Cal Harper était un cow boy, un dresseur de chevaux et... un voleur ! Mais il venait de trouver son maître en la ;personne de la séduisante Ada Baldwin. Elle était bien décidée à s'emparer à tout prix du trésor des Huichols, et ne reculerait devant aucun crime pour arriver à ses fins,
    Cal sera son guide à travers la mystérieuse jungle de Mazatlan au cours d'un voyage plein d'aventures durant lequel il devra se mesurer aux animaux sauvages, aux guérilleros de Zapata, aux indiens Huichols assoiffés de sang et,surtout , au plus dangereux des adversaires : une femme belle, perfide et prête à tout.
    Mais, les dieux veillent…

    Mon exemplaire présente une originalité  (sans doute partagée par beaucoup d'autres d'ailleurs): si sur la couverture le mot "Aztèques" est correctement orthographié, il n'en va pas de même sur le dos où l'on peut lire: "Astèques".

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    Robert mac Leod, La Vengeance des Aztèques,
    Le Masque Western, n° 187, 
    Librairie des Champs Elysées, 1976

  • Michel Darry, Les Hommes de l'aventure

    Bien peu de descendants de Précolombiens dans ce petit roman paru en 1939 chez Ferenczi. Pourtant, il est assez représentatif d'une certaine image de l'Amérique du Sud dans les années 30. Ou quand le Western s'épanche au delà du seul Far West...

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    Ici des prospecteurs sans foi ni loi volent la société qui les emploie, soustraient de nombreuses pierres précieuses aux actionnaires (et l'on sait que les actionnaires sont toujours d'une probité irréprochable), ne reculent pas devant le meurtre des contrôleurs de la société. Si l'action est située dans les contreforts (côté Atlantique) de la Cordillère des Andes, le récit pourrait tout aussi bien se dérouler en Californie. Les mêmes archétypes, les mêmes ficelles narratives sont convoquées: l'attaque des "Indiens" dans des gorges est un des moments fort du roman. Une nouvelle fois l'esthétique Western contamine la représentation de l'Amérique du Sud. Ceci a sans doute une explication historique: comment encore montrer des Indiens d'Amérique du Nord dans les années 1930 sans projection dans le passé? L'Amérique du Sud, nouvelle terre de frontière, prend donc le relais. Saupoudrons de quelques Aïmaras, Incas,... pour donner de la couleur locale et le tour est alors joué.

     

    Michel Darry, Les Hommes de l'Aventure, Le Petit Roman d'aventures, n° 162, Ferenczi, 17/03/1939.