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  • L'Aventure mystérieuse

    Dans ma boîte aux lettres aujourd’hui, un autre livre : Lauric Guillaud, L’Aventure mystérieuse. De Poe à Merritt ou les orphelins de Gilgamesh, collection « Paralittérature* », n°3, Editions du CEFAL, 1993.

    Quelques œuvres à relever, toutes du domaine anglo-saxon :

    * Henry Rider Haggard évidemment (le créateur d’Allan Quatermain) qui livra une sorte de trilogie aztèque : La Fille de Montézuma (1893), Cœur du Monde (1894) et La Vierge du soleil (1922).

    * Francis Stevens avec La Citadelle de la peur (1918) met aussi en scène des Aztèques.

    * A. Hyatt Verril, véritable explorateur converti à la littérature, quant à lui, donne Le Pont de Lumière où l’on découvre une société maya cachée depuis 2000 ans.

    * Cette dénomination – « paralittérature » – me semble toujours aussi détestable…

    Les éditions NéO ont publié dans les années 80 les trois Haggard mentionnés ci-dessus:

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  • Hergé, la bibliothèque imaginaire

    Je viens de recevoir ce matin l’essai de Bob Garcia intitulé Hergé, la bibliothèque imaginaire. Trois aventures de Tintin retiennent particulièrement mon attention : L’Oreille cassée (1ère édition en N/B : 1937 ; 1ère édition en couleur : 1943), Le Temple du Soleil (1949) et Tintin et les Picaros (1976).

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    Quelques œuvres qui ont inspiré chacun des albums :

    L’Oreille cassée

    Jules Verne, Les Cinq-cents millions de la Bégum (1878).

    Paul d’Ivoi & Henri Chabrillat, Les Cinq sous de Lavarède (1894).

    Le Temple du Soleil

    Fritz Lang, Les Araignées, (1920), trad. Française, éditions du Rocher, 2002 (le roman du célèbre cinéaste).

    Paul d’Ivoi, Massiliague de Marseille / Les semeurs de glace

    Gaston Leroux, L’Epouse du Soleil, 1912

    Tintin et les Picaros est surtout marquant pour les décors utilisés avec une très belle pyramide précolombienne sur la couverture.

  • Les cités perdues incas font toujours rêver...

    "Païtiti est la plus fascinante histoire de la mythologie inca. Selon la légende, cette ville immense se trouverait perdue dans la forêt amazonienne péruvienne et recèlerait des montagnes d'or caché par les Incas. Depuis quinze ans, Thierry Jamin enquête, arpentant le Madre de Dios pour percer le secret de mystérieuses pyramides et de Païtiti. Quinze années de rencontres avec des personnages incroyables – chamane, aventurière à la gâchette facile, archéologues baroudeurs –, quinze années de face à face avec les animaux de la jungle, de naufrages en pirogue, de fausses routes et de vrais amis, qu'ils soient natifs de Toulouse, de Cusco ou de Llactapampa… Quinze années d'aventure.

    Dans cet ouvrage, écrit avec son ami Pierre-Albert Ruquier, il nous raconte ses expéditions. Il y révèle ses joies : la découverte des premiers géoglyphes jamais observés en Amazonie, le décryptage de la carte mémoire de Pusharo et de la quellcca – l'écriture des Incas –, mais aussi ses découragements et ses peurs, sans cesse surmontés."

    Voici ce que l'on peut lire sur la quatrième de couverture de A la recherche de Paititi, l'eldorado inca co-écrit par Pierre Albert Ruquier et Thierry Jamin. Sans doute le rêve de découvrir une cité perdue inca, et pourquoi pas le fameux - et fabuleux - trésor qui aurait été caché à la cupidité des Conquistadors, n'est-il pas prêt de s'éteindre.

    Sur les expéditions de Thierry Jamin et leurs résultats, on peut visiter le site: http://www.granpaititi.com/

  • Le modèle inca et pourquoi Fawcett a disparu

    Outre-temps, le modèle inca d’aménagement du territoire peut constituer une référence (même si le continent américain continue sa dangereuse course au progrès alors que l’Eurafricasie lui a tourné le dos préférant cultiver son jardin) qui surprend un auteur de science-fiction entraîné dans un futur où les Zed ont développé une société rétrograde et malthusienne. Seules quelques villes administratives existent comme Point Zéro ou Lhassa. « Pourquoi Point Zéro a-t-il été condensé en hauteur ? Pour occuper le moins de place possible. Plus les villes s’étendent, plus elles réduisent les surfaces cultivables. Ce n’est pas une idée nouvelle : déjà les Incas avaient compris cela ; ils ne construisaient leurs villes, et même leurs villages, qu’en des endroits rocailleux où la culture se révélait difficile. »

    12485c0583470394a09efa2e22c7ea08.jpgLe livre permet aussi d’éclaircir la mystérieuse disparition du colonel Fawcett*. Les Zed expliquent à celui qu’ils viennent de translater du passé :

     

    « Vous êtes la seconde personne […]. Notre première expérience s’est hélas soldée par un échec. Tout d’abord, un réglage défectueux nous avait fait tromper d’année et d’endroit. De ce fait, nous sommes tombés, au milieu de 1925, en pleine Amazonie. Dans la jungle du Xingu, notre commando a intercepté par hasard – fort mal en point – une sorte d’explorateur d’une soixante d’année qui se disait colonel. Le transfert du passé au présent a bien fonctionné, mais lorsque, après plusieurs mois de séjour chez nous, le voyageur nous a demandé de le rapatrier chez lui, le continuum s’était resserré et le colonel, ainsi que ses escorteurs, ont malheureusement péri.

    – Il ne s’appelait pas Fawcett, par hasard ? Je comprends maintenant pourquoi on ne l’a jamais retrouvé…

    Bernard Villaret, Visa pour l’outre-temps, Présence du futur n°213, Editions Denoël, 1976.

    * Ceux qui ne connaîtraient pas le colonel Fawcett peuvent aller visiter la page: http://www.imaginaire.ca/BobMorane/DS-Fawcett.htm

  • Les précolombiens? Ca n'existe pas!

    Sur certaines lignes temporelles différentes de la nôtre, les peuples du Soleil n’ont pas eu la possibilité de croître et se multiplier. C’est le cas dans Kalvan d’Outre-temps de H. Beam Piper. Calvin Morisson est transporté bien malgré lui sur une autre ligne temporelle et découvre une carte universelle : « Le monde était apparemment rond mais plat comme une galette. Il y avait la baie d’Hudson, l’Amérique du Nord avait la forme de l’Inde, la Floride s’allongeait à l’est et Cuba était orientée nord-sud. L’Asie était reliée à l’Amérique du Nord mais c’était un territoire totalement inconnu. Un océan sans limites entourait les terres. L’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud brillaient par leur absence ». Nulle trace de Méso-américains ou de Sud-américains et pour cause : ils ont été massacrés bien avant de pouvoir développer une civilisation comme le savent les agents de la police paratemporelle :

     

    « Il y avait […] le secteur est-aryen : trois mille ans auparavant, la migration aryenne s’était déplacée vers l’est et avait gagné la Chine au lieu de descendre vers l’ouest et vers le sud comme dans la plupart des autres secteurs.  Il y avait le secteur aryano-transpacifique qui n’était qu’un surgeon : dans ce secteur, des groupes avaient construit des bateaux, étaient partis vers le nord et vers l’est en longeant les îles Kouriles et Aléoutiennes pour s’installer en Amérique du Nord ; ils avaient emmené des chevaux, du bétail et leur science de métallurgistes ; ils avaient exterminés les Amérindiens, s’étaient entre-tués et avaient éclaté en une poussière de peuplades et de cultures différentes. »

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    H. Beam Piper, Kalvan d’Outre-temps,
    ( Lord Kalvan of Otherwhen, Ace Books Inc., New York, 1964) Galaxie bis, n°94, Editions Opta, 1972

  • Candy aussi!

    Sans doute que tout le monde se souvient de cet air entêtant :

    Au pays de Candy
    Comme dans tous les pays
    On s'amuse, on pleure, on rit,
    Il y a des méchants et des gentils
    Et pour sortir des moments difficiles
    Avoir des amis, c'est très utile,
    Un peu d'astuce, d'espièglerie,
    C'est la vie de Candy

    Mais elle rêve et elle imagine,
    Tous les soirs en s'endormant,
    Que le petit Prince des Collines,
    Vient lui parler doucement,

    Pour chasser sa tristesse,
    Elle cherche la tendresse,
    Câline et taquine, toujours jolie,
    C'est Candy, Candy

     

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    Devenue infirmière, Candy se rend au Pérou où des malotrus tentent de s’emparer du trésor des Incas. Non mais, voyons ! C’en est trop pour la charmante jeune fille. Mais les méchants sont punis, un éboulement dérobe définitivement les précieux objets incas à la cupidité des hommes.

     

  • Le pillage du passé

    L’année de la célébration du quatrième centenaire de la victoire de l’Invincible Armada sur la marine anglaise, le licencié de la Société du Temps Don Miguel de Navarro est invité chez une aristocrate. Quand son hôte, la Marquesa di Jorque, affirme : « … je suis captivée par les ancienne civilisations, celle de Mexico, par exemple, qui a produit de tels chefs-d’œuvre d’or et de plumes ! » – Sans oublier cette amusante habitude de sacrifier des êtres humains en leur arrachant le cœur pour le leur montrer qaund ils sont encore vivant ! … ajouta Don Miguel d’un ton amer. » (p. 20-21)
    Pour prouver que tout ne pouvait être mauvais chez les Aztèques, elle lui présente un splendide masque dans un exceptionnel état de conservation : « C’était un magnifique buste de guerrier aztèque en feuilles d’or repoussées. Le visage carré et grimaçant faisait vingt bons centimètres de large, la coiffure était deux fois aussi haute, et, sur les côtés, les plaques d’épaules dépassaient d’au moins trente-cinq centimètres. » (p. 22-23)
    Malheureusement pour sa propriétaire, il s’agit d’un objet de contrebande temporelle qu’il convient de confisquer. Au terme de son enquête, Don Miguel remet en place le précieux masque dans l’atelier du artiste Nezahualcoyotl. A son retour, « en lui, vibrait encore le souvenir de cette vaste cité de Texcoco écrasée par la lumière des Tropiques, où il s’était retrouvé, vêtu de des culottes effrangées de l’époque » (p. 61-62). Encore a-t-il pu assister à une immolation Tezactlipoca. Ce voyage temporel lui inspire cette réflexion : « Malgré tous leurs talents, leur maîtrise de l’architecture, et leur organisation sociale, ces gens-là étaient des sauvages, habitués aux sacrifices humains les plus barbares. Ils comprenaient peut-être les mouvements des planètes, mais ils n’ont jamais utilisé la roue, excepté pour les jouets d’enfants. Nous leur sommes largement supérieurs, pourtant nous avons aussi nos défauts. […] nous gaspillons peut-être des merveilles. » (p. 63-64)

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    John Brunner, « Le pillage du passé » in A Perte de temps (Titre original : Times without number, 1969), collection Galaxie-bis n° 106, OPTA, 1984