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  • André Fougère, Les Dieux de la Cordillère

    J'ai déjà parlé de la novella d'André Fougère intitulée Les Dieux de la Cordillère. Voici la poignante image de la couverture de la réédition dans le périodique Lisez-moi Aventures édité par Tallandier. Rassurez-vous, le héros, qui est en bien mauvaise posture, sera sauvé du sacrifice auquel il semble condamné.

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    André Fougère, Les Dieux de la Cordillère,
    Lisez-moi Aventures, n° 55,
    Tallandier, Décembre 1950.

  • Franklin W. Dixon, Le mystère du guerrier aztèque

     

    4e de couverture:
    Les frères Hardy sont ici à la recherche d'un " descendant d'un guerrier aztèque ", légataire d'un testament étrange à qui ils doivent remettre son bien " le guerrier aztèque d'une grande valeur ".
    Cette chasse va les conduire dans un marché de Mexico, aux Pyramides de Teotihuacan, aux tombeaux de Gaxaca où leur ami Chet Morton manquera d'être enterré vivant.
    I l faut beaucoup de courage et d'inteIligence aux deux jeunes détectives pour vaincre leurs impitoyables ennemis et pour déchiffrer les énigmes du testament mystérieux.

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    Franklin W. Dixon, Le mystère du guerrier aztèque
    (VO: The mystery of the aztec warrior)
    Lecture et Loisir sous le n°170
    Librairie Charpentier, 1972

  • Odile Weulersse, L'Aigle de Mexico

    Odile Weulersse est une auteure qui a publié plusieurs romans historiques pour la jeunesse. Wikipedia nous apprend notamment:

    "Odile Weulersse est une écrivaine française, née à Neuilly-sur-Seine en 1938.
    À vingt ans, elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris puis agrégée de philosophie en 1969. D'autres intérêts encore la sollicitent : à l'université de Paris IV Sorbonne où elle devient maître de conférences, elle enseigne sur le cinéma et écrit des scénarios pour la télévision. Enfin, quand elle se fait romancière pour conter aux enfants des aventures du passé, c'est sur une documentation sans faille qu'elle bâtit son récit, plein de vie, évocateur comme un film."
     

    La 4e de couverture: 

    A Mexico, Totomitl et Pantli, soumis à la rude discipline des jeunes guerriers aztèques, doivent faire des prisonniers pour les sacrifier aux dieux. Mais le destin leur réserve bien des surprises amoureux, Totomitl fait des folies pour une courtisane fantasque, tandis que Pantli s'emporte devant les provocations d'un tlaxaltèque rusé et moqueur.
    Et soudain, d'étranges hommes vêtus de métal apparaissent sur des « collines flottantes ». Entraînés dans des aventures périlleuses à travers l'empire mexicain, nos héros verront-ils le triomphe du peuple du Soleil ?

    Un avis trouvé sur la toile:

    La vie quotidienne de deux jeunes guerriers aztèques, Totomilt et Pantli, et de leur entourage jusqu'au jour où l'arrivée des soldats espagnols va boulverser leur quotidien et les entraîner dans des aventures périlleuses. Roman historique qui fait vivre le lecteur au temps du dernier empereur aztèque, Moctezuma. On y découvre les traditions, les arts, la religion, l'alimentation...On sillonne avec les héros les canaux de Tenochtilan-Mexico. Un roman très documenté.

    Et mon avis:

    Un roman historique jeunesse de bonne facture. Comme beaucoup d'autres (jeunesse ou non), il se situe au moment de l'arrivée des Européens et montre la confrontation de deux mondes avec des réflexions sur l'altérité (Montaigne déjà...). On trouve le même topos dans Le Secret des Incas de Claude Michelet par exemple. Les romans historiques ne mettant en scène que les Précolombiens (que nous nommerons Romans Précolombiens) sont relativement rares. Un historique de la question serait sans doute intéressant. Les Européens ont sans doute besoin de figures identificatoires y compris négatives...

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    Odile Weulersse, L'Aigle de Mexico
    Le Livre de Poche jeunesse, n°372,
    Hachette-Jeunesse, 1992
    Illustrations de Christian Heinrich

  • Frédéric Valade, L'Araignée verte

    Un bon roman d'aventures,  publié par Tallandier dans sa mythique collection bleue, qui conduit nos héros là où ils n'auraient jamais dû aller!

    - Senor Merville, dit Juan Estebana, ce qui est enseigné par l'Apachecta de la Pierre-Ecrite, c'est le moyen de parvenir jusqu'ici... Le lieu où vous êtes est sacré... Avant que vous y fussiez introduit, il ne s'était ouvert que pour les descendants des Quichuas vaincus... Dans les entrailles de la terre, sous la protection de la forêt sainte et de la montagne divine, c'est en ce liue que fut creusé, dans les siècles de jadis, le Temple souterrain de l'Araignée Verte! (p. 205)

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    Et l'on apprend que les Quichuas vont prendre leur revanche sur les maîtres espagnols:
    - L'heure de la bataille et de la victoire va sonner. Demain, les maîtres du jour seront renversés dans la poussière. Demain le peuple quichua retrouvera sa liberté. (p. 213)

    L'Araignée Verte réunit tous les membres du peuple quichua:
    - Il est vrai, senor Merville, et vous ne l'ignorez pas, qu'un vaste complot s'est organisé au Pérou, parmi les peuples qui furent autrefois les paisibles possesseurs de ce pays, et que des envahisseurs odieux dépouillèrent de leurs biens, en vue de proclamer et de reconquérir leur indépendance. Il est également vrai que les Quichuas obéissent à un maître, descendant de leur plus ancien roi, à Tupac Amaru, que vous connaissez sous le nom de Juan Esteban, et qui a pu, exerçant la profession de guide, nouer peu à peu, dans toutes les provinces péruviennes, les fils de cette immense conspiration, aujourd'hui à la veille d'éclater. (p. 217)

    Pourtant, malgré cet enthousiasme, pas plus que les Mayas dans La Guerre des Mayas ou les Aztèques dans Le Choix des destins, Pour nourrir le soleil 2, la conspiration n'aboutira. Quelque soit l'organisation, toujours secrète, le complot échoue systématiquement. Dans La Guerre des Mayas, un valeureux agent français fait capoter un plan tout à fait incroyable, dans le Le Choix des destins, le statut de ministre du chef de la "conspiration" n'empêche pas son échec. Il n'y a presque que dans Nanotikal que l'on voit des Précolombiens triompher... mais pour combien de temps?

     

    Frédéric Valade, L'Araignée Verte
    Bibliothèque des grandes aventures, n° 101
    Editions Jules Tallandier, 1926

  • Sara Craven, La Malédiction des Mayas

    Je profite de la fin d'année pour présenter une nouvelle catégorie. Il y a bien longtemps (tout est relatif, ce blog ayant ouvert le 26 juin 2007) que j'y pense car le domaine du roman sentimental est très - trop - souvent méprisé, la seule mention de la catégorie prêtant à sourire, à se moquer ou à jeter un regard de dédain sur celui qui ose l'utiliser. Pourtant, parmi les ouvrages à présenter dans cette catégorie, certains raviront les amateurs d'aventures et/ou de SF et/ou de roman policier.

    Commençons par l'éditeur le plus emblématique du roman sentimental contemporain: Harlequin.
    Cet éditeur "appartient au groupe Hachette. Les collections étaient auparavant éditées par l'éditeur Edimail S.A. Créée en 1988, cet éditeur s'est spécialisé dans les romans que l'on qualifie "à l'eau de rose" mais que l'on nomme aussi, roman passion.
    La particularité des livres édités par Harlequin, est qu'une fois le livre mis en vente pendant un certain temps, il est retiré du marché et les invendus sont jetés, exceptées les Aplats qui sont retournés au
    distributeur." (source: www.bibliopoche.com).

    Certains des ouvrages ont connu, parfois à des années de distance, des rééditions. Les grincheux y verront le manque d'originalité d'un éditeur qui puise dans son fonds pour publier des ouvrages à bas prix car déjà amortis (mais il paraît que Gallimard, Seuil, Fayard et consorts publient des oeuvres de Dumas, Proust, Duras,... ). Nul doute qu'un éditeur publie des livres pour gagner de l'argent mais une réédition n'est jamais totalement anodine, elle est le signe que l'oeuvre continue à vivre et à rencontrer un public. On les méprise mais Tallandier et Ferenczi possédaient des collections du même acabit et essayez désormais d'acheter un Georges Simenon sous pseudonyme publié chez ces éditeurs!

    Trêve de réflexions générales, deux petites reproductions de couverture:

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    Sara Craven, La Malédiction des Mayas
    (VO The Temple of Moon),
    Collection Harlequin, 1972, Collection Duo, 2004,
    Editions Harlequin

     

     

  • Joyeux Noël

    Le Blog Les Peuples du Soleil regrette de ne pas vous entretenir des amours présidentielles entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni (ou autres), des cassettes (de la? je ne sais pas trop) de Laure Manaudou (elle a bien raison de s'amuser! et si c'est une vengeance d'ex-petit ami c'est minable), des photos de Miss France (z'avez qu'à acheter le magazine qui les a publiées). Il ne propose pas non plis de gagner votre vie sur Internet, pas de jeux de casino, pas de millions de dollars à récupérer dans une banque du Rwanda, du Paraguay ou du Laos, pas de Viagra (c) à vendre ni d'autres stimulants de quelque nature que ce soit.

    En revanche si vous êtes curieux, si vous aimez ou vous vous intéressez aux peuples sud ou méso-américains, si vous vous interrogez sur l'imaginaire français, si vous appréciez la SF ou les vieilleries populaires, vous êtes chez vous!

    Joyeux Noël à tous et merci pour votre fidélité!

     

  • Jean-Toussaint Samat, Le Mort à la fenêtre

    Jean-Toussaint Samat est un auteur bien connu pour ses œuvres policières. Il a d’ailleurs donné son nom à un prix du roman policier.

    Le livre présenté aujourd’hui a été publié dans la collection La Cagoule. Certes, il est fait mention du fait que Samat fut couronné par le « Grand Prix du roman d’aventures » mais il n’est pas tout à fait évident qu’un roman de cette collection, s’intitulant Le Mort à la fenêtre nous concerne en quoi que ce soit.

    L’illustration propose bien une sorte de pyramide faite de blocs grossiers mais elle est bien basse pour être surmonté d’un temple des sacrifices. Et pourtant, les protagonistes, après diverses péripéties, se trouvent entraînés « dans les ruines de Toum-Toum, en pleine ville maudite où nul ne met les pieds, car c’était une des capitales de ce pays-ci au temps où les Incas en étaient les seigneurs suzerains » (p. 132) Ils y découvrent un temple de la Lune avec la fameuse dalle des sacrifices, décrite bien comme il faut avec force détails (sanguinolents !).

    Il y a aussi cette phrase formidable :  « Tous ces temples Incas, toltèques et Kichuas sont les mêmes ». Ben oui en effet :oD surtout quand dans le roman les Incas font allégenace au Serpent à Plumes!

     

    Jean-Toussaint Samat, Le Mort à la fenêtre,
    La Cagoule, n°25, Editions La Bruyère, 1946