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  • Prix littéraires du domaine SF

    steampunk.jpgRSF Blog, le Blog du Répertoire de la Science-Fiction, présente les finalistes pour le prix Rosny aîné et les nominés pour le prix Hugo.

  • Choco Poursuite Aztèque

    J’évoquais hier un Inca amateur de chocolat noir. Voici la deuxième partie du triptyque publicitaire Choco Poursuite avec l’Aztèque amateur de chocolat au lait. On admirera la superbe coiffe indienne qui trône sur son chef.

    chocopubazteque.jpg

  • Choco Poursuite Inca

    Cirroco a non seulement eu la gentillesse de m'envoyer un joli triptyque publicitaire consacré au chocolat mais en plus elle supplée l'absence de scanner de votre serviteur pour vous offrir cette première image, celle d'un Inca amateur de chocolat noir:

     

    chocopubinca.jpg

    Je reviendrai sur Choco Poursuite dans les prochains jours.

     

  • Félix Molinari, Le dernier Inca ( Super Boy )

    Super boy 1.jpgSuper Boy est le nom d’un périodique de bande dessinée, ceux que l’on appelle les petits formats (à cause de leur format… plus petit que les bandes dessinées traditionnelles), publié par Impéria de 1949 à 1986 (soit pendant près de 40 ans). Il y eut deux séries, la première de 1949 à 1958 (n°1 à 111), la seconde de 1958 à 1986 (n°112 à 402). Dans la seconde, le héros Super Boy, dessiné par Félix Molinari, apparaît au n° 112 (1958). Super Boy possède des fusées qui lui permettent de voler et lutte souvent contre des savants fous.
    Félix Molinari est né en 1930  à Lyon et publie dès 1947 sa première bande dessinée aux éditions du Siècle (qui deviendront les éditions Impéria). Il est plus tard l'un des dirigeants d'Impéria. Il a aussi éé illustrateur publicitaire et a publié plusieurs albums de bandes dessinées.

    L’aventure "Le dernier Inca" est publiée pour la première fois dans les numéros 205 (Le dernier inca 1, septembre 1966) et 206 (Le dernier inca 2, Les émeraudes, octobre 1966). "Le dernier Inca" fut réédité dans le n° 311 (juillet 1975) puis 390 (1983). Je ne possède que la dernière édition, dans un recueil sous forme d’album qui m’a été envoyé par Cirroco Jones (que les Hucas veillent sur elle !).

    Dans la forêt amazonienne, deux blancs, Semon et Eklin, fuient. Semon possède une carte permettant de retourner chez les adorateurs de Huiracocha dont ils étaient les prisonniers depuis cinq ans après le crash de leur avion. Cet ethnologue, atteint de fièvre, a fait confiance à un vil aventurier qui prend la poudre d’escampette, espérant mettre la main sur les émeraudes du dernier Inca et laissant Semon à son triste sort. Heureusement, il est recueilli par un missionnaire pour être soigné. Les adorateurs de Huiracocha l’ont pris en chasse. Entendant l’un de leurs signaux sonores, Smon préfère quitter la mission pour fuir à travers la jungle mais il est repris par ses poursuivants. Il a laissé un nom au missionnaire qui décide de contacter le professeur Natt, oncle de Super Boy. Natt et son neveu arrivent à la mission en même temps que l’aventurier et ses complices dirigés par Stubel qui veulent dérober les émeraudes des Incas. Super Boy a fort à faire avec ces bandits. Il découvre un temple inca au milieu de la jungle sur lequel règne le dernier Inca, Manco Chiaro. Les adorateurs de Huiracocha, fanatisés par les sorciers, ne sont pas des enfants de cœur et donnent du fil à retordre tant aux bandits qu’à Super Boy. Suite à un coup de poing asséné par l’un des bandits, Manco Chiaro, en fait Ramon Tello, capitaine des forces aériennes péruviennes, retrouve la mémoire : 15 ans auparavant son avion a été victime d’une avarie et il a perdu la mémoire suite au crash. Les Indiens l’ont pris pour l’incarnation du dernier inca dont la venue avait été annoncée par leurs sorciers. Les bandits ont réussi leur coup mais Super Boy les rattrape et les met hors d’état de nuire. Notre héros peut remettre les émeraudes à Ramon Tello et le charger de les transmettre à son gouvernement. Semon retrouve le professeur Natt et le capitaine Tello son fils. Quant aux bandits, ils sont mis sous les verrous. Tout est bien qui finit bien : Super Boy peut fièrement rentrer "d’une de ses dynamiques aventures qui [se] termine par le triomphe de la justice" ! (citation extraite du "Dernier Inca")

    Félix Molinari, "Le dernier Inca", série Super Boy, n° 390,
    éditions Impéria, 1983 (première édition 1966)

    L'illustration provient du site WikiPf. N'ayant plus de scanner pour le moment, il faudra s'en contenter (-:

  • Où il est encore question de Wikio et de la blogosphère

    Hautetfort me prévient:

    Problème technique :

    Les nouvelles notes saisies aujourd'hui ne remontent pas automatiquement sur votre page d'accueil. Nous réglons ce problème de cache dans les plus brefs délais et vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

    Ca craint!

    et 33 liens sortants pour 9 liens entrants pour le mois de juillet
    Je suis trop généreux (o: (pour le Wikio)

     

    EDIT: Hop c'est réparé, merci à l'équipe HautetFort (mais que cela ne se reproduise plus sous peine de sacrifices dans le puits aux âmes!)

     

     

  • En attendant le classement Wikio du mois d' août 2009

    Chaque début de mois voit la publication de classements des blogs. Le plus important est celui publié par Wikio. Personnellement, je préfère celui de Blogonet car j’y suis mieux classé mais Wikio reste la référence. Chaque début de mois est aussi l’occasion pour Wikio de proposer de nouvelles catégories et pour les blogueurs de se moquer, de faire des billets de complaisance pour les cop-a-in-es, de polémiquer sans fin.
    Il y a quelques mois, eut lieu un tremblement de terre avec l’arrivée massive de blogs de filles. Ces filles parlent de leur famille, de futilités diverses, de leurs envies, publient des photos de famille et d’amis, de leurs créations artisanales, proposent des braderies de fringues et d’objets vintage (et des tas d’autres choses)… Peu d’engagement politique*, peu de nouvelles technologies**. Il n’en fallut pas plus pour que divers blogueurs tapent dessus (à la fois sur le classement Wikio nouveau et sur ces blogs en leur déniant tout intérêt).
    Bien sûr, ce ne sont pas des blogs féministes mais ils prouvent que les femmes ont massivement investi la sphère technologique (longtemps réservée aux hommes). Il y a donc aussi un enjeu de pouvoir. Je ne vois pas en quoi partager la vie de sa famille est moins honorable que de traquer les nouveautés des serveurs mysqlhtml 2.03 version béta.
    A l’époque, j’avais commenté quelques billets sur ce sujet brûlant. J’indiquais que c’était la vraie vie qui entrait dans les classements. Il ne faut pas se leurrer : les gens lisent plus facilement Le Parisien (ou n’importe quel journal régional) que la revue Esprit. Ce n’est pas une défaite de la pensée. Pour moi aussi la vie de famille est plus importante que les tribulations ouébiennes et bloguesques. Je ne condamne absolument pas les blogs qui présentent ces vies familiales. La presse écrite couvre aussi ces thématiques (et avec succès me semble-t-il) : combien d’abonné-e-s à Infobébé, Parents, Famili par rapport aux revues politiques (je parle des vraies revues politiques, pas du Nouvel Obs ou de L’Express) ? Pour ma part, je suis abonné aux deux types de publication sans trop souffrir de schizophrénie.

    Il y a eu une forme de méchanceté dans les attaques contre le Wikio nouveau. Etrangement, quand des catégories considérées comme sérieuses sont créées (emploi par exemple), les polémiques se taisent. Je crois y discerner une forme d’élitisme idiot (peut-être même de sexisme, les mâles perdent le pouvoir, personnellement je m’en moque, les jeunes filles sont sacrifiées au sommet de la pyramide du Soleil, la concurrence féminine est ainsi éliminée dès son plus jeune âge). Zoloma avait répondu intelligemment aux critiques, demandant à ne pas être jugée et défendant sa manière de bloguer. Sans doute à l’aune de certain-e-s son blog est-il futile. Franchement, le mien l’est tout autant comme à peu près tout le reste de la blogosphère. Au moins, ont-elles la lucidité de le savoir et de ne bloguer que pour le plaisir et motivées par l’envie de partager. En cela, elles sont comme Grand Sachem, les collectionneurs en Titanicologie, les atteints de Warhammerite aiguë ou les Mulhousiens : "ça ne va pas changer le monde" (comme le disait ce grand philosophe méconnu du XXe siècle que fut Joe Dassin) mais au moins on aura rigolé, partagé, on se sera amusé ou réconforté, on se sera informé ou étonné.

    Nous ne sommes pas des écrivains avec une œuvre en construction comme Nicolas Ancion (et en plus, Nicolas A. a de l’humour) ni même éditeurs . Nous sommes futiles et c’est bon la futilité. Grand Sachem pourrait sans doute nous donner une leçon de sagesse indienne sur la salvatrice humilité.

    La blogosphère est trop large pour que l’on perde son temps à discourir sur ce qui est bien ou mal pour les classements. Je ne crois pas que les rédacteurs de Vendredi se prennent la tête pour savoir si Elle Décoration est un sérieux concurrent ou non : ce n’est pas la même sphère.
    Je pense aussi que certains blogueurs ont espéré un moment gagner de l’argent - pardon monétiser leur blog - (beaucoup d’argent, pas juste de quoi payer leur hébergement ou arrondir leurs fins de mois) – ce en quoi ils se trompaient, nous ne sommes pas, pas encore du moins, au niveau de ce qui se passe outre-atlantique. Dans l’espace francophone, ça tient encore science-fiction ou de la Fantasy. L’arrivée massive de ces blogs les détrônant du classement a pu avoir des conséquences financières en grignotant l’audience et donc les possibilités de gagner quelques sous-sous avec Google Adsense ou autre.
    Aux blogueurs qui se prennent au sérieux de se demander pourquoi Nicolas truste la première place du classement politique : la seule bonne réponse est le ton et la sympathie du taulier ; là est son talent (et il le travaille) Nicolas ne singe pas les publications sérieuses type revues ou quotidiens, il partage ses idées sur un ton de bistro : c’est le blogueur avec qui on se voit bien boire un coup au comptoir. Gaël, autre star de la blogosphère, est le copain avec qui on va voir un concert. Tous deux sont sympathiques comme tout et pas méprisant pour un sou. Ils savent qu’ils n’oeuvrent pas pour l’avenir de l’humanité mais qu’ils vont offrir un peu de réflexion, un peu de sourire, un peu de plaisir à leurs lecteurs. Et c’est déjà pas mal !

    Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher vraiment de mourir (Louis-Ferdinand Céline).

    Alors En avant, chevalier, en avant !

    * Loin de moi l’idée que les auteures de ces blogs n’ont pas d’engagement politique personnel, disons qu’elles en font peu état dans leurs écrits
    ** Loin de moi l’idée que les auteures de ces blogs sont des brêles en technologie : en grillant pas mal de blogueurs – masculins – aguerris aux nouvelles technologies dans les divers classements, elles prouvent au contraire qu’elles ont tout compris.

     

    (ça ne se voit pas trop qu'il s'agit aussi d'un billet préparant le Wikio? hein, ça ne se voit pas trop? Et n'ai-je oublié personne hein? si? non?)

  • Bertrand Houette, Titikaka

    Le nouveau roman de Bertrand Houette!

    Le jour même de la parution officielle, j’annonçais la sortie de Titikaka, le nouveau roman de Bertrand Houette aux éditions Timée. Je me suis imaginé le lire sur la plage, mais la méridienne du salon est tout aussi confortable ! (si ce n’est plus).

    Quelques mots sur l’auteur

    J’ai échangé plusieurs courriers avec Bertrand Houette. Pas assez pour satisfaire toute ma curiosité (ah ces soucis avec les messageries hotmail )-:  ). Sans doute reviendrai-je un jour sur l’intéressante conversation que nous tenons de temps en temps. Sa réflexion sur la place des Précolombiens dans l’imaginaire occidental est très stimulante. Bertrand Houette possède de plus l’avantage sur moi d’une parfaite connaissance de l’histoire inca, je dois me contenter de mes connaissances sur le roman populaire.
    Bertrand Houette est l’un des trois auteurs de la trilogie Inca (XO éditions, puis reprise en format de poche), Antoine B. Daniels étant le pseudonyme collectif de Antoine Audouard, Bertrand Houette (B.) et Jean Daniel Baltassat.

    Bertrand Houette a publié en 2007 Punchao dont l’action se déroule plus tard que Titikaka. J’avais apprécié Punchao pour un fait qui semble avoir déstabilisé certains lecteurs : le roman historique ne se déroule pas à la période attendue, c'est-à-dire celle de la Conquête, mais plus tard, en 1572. Punchao rappelle ainsi que la conquête de l’Empire inca ne fut pas une simple partie de campagne (militaire) mais une œuvre de longue haleine (40 ans, ce n’est pas rien).
    Le lieu de l’action, le lac Titicaca, est important dans la vie de l’auteur : sa découverte en 1978 fut un véritable coup de foudre.

    A propos de Titikaka

    Avec Titikaka, Bertrand Houette renoue avec un épisode plus classique des romans historiques mettant en scène la rencontre entre Européens et Précolombiens. L’arrivée des Conquistadors bouleverse un monde déchiré par une guerre entre Atahualpa au Nord et Huascar au Sud.
    Le roman s’ouvre sur un prologue permettant de situer l’action. Nous sommes en 1532, en pleine guerre de succession à la tête de l’Empire inca, . Rappelons que si les Conquistadors réussirent à s’emparer de l’empire inca avec ce qui semble une telle facilité c’est que la dynastie était relativement récente, que l’empire était en proie à une guerre civile qui permit aux Espagnols de trouver de précieux soutiens, et aussi que certaines classes sociales servirent avec autant d’efficacité les nouveaux maîtres que les anciens.
    Nous voici donc plongés à ce moment décisif qui voit à la fois les lignages s’opposer et les Espagnols arriver.
    « 1533, Sanctuaire du lac Titicaca : une série d'accidents déciment l'une (et une seule) des quarante-deux ethnies vivant sur ce territoire sacré, les Cayambis. Sur la péninsule de Copacabana, les îles du Soleil et de la Lune, la malédiction qui semble frapper ce peuple est-elle une manifestation du courroux divin ou plutôt un plan concerté par des ennemis ? Entre guerre civile et révolte contre les Espagnols, le jeune Anka, chargé de la protection de Yurak, unique rescapée des Cayambis, découvrira la vérité. »

    Bertrand Houette allie une nouvelle fois une remarquable érudition et un talent de narrateur qui emporte le lecteur dans une aventure haute en couleurs et dépaysante. La reconstitution historique est rigoureuse (et les libertés que l’auteur prend avec l’Histoire sont expliquées en fin de volume) et le roman prenant: le lecteur est immergé dans ce monde disparu.
    Il y a peu une commentatrice demandait un titre de fiction précolombienne à lire : Tititkaka est l’exemple même du roman historique facilement accessible (il n’a pas été édité en 1924 dans une obscure collection), agréable à lire, pédagogique (si, si). On sort de sa lecture en ayant appris beaucoup sur les mœurs, coutumes, traditions, histoire de l’empire des quatre-directions et l’on a lu une bonne histoire.

    J'invite les les blogueurs littéraires à se procurer l'ouvrage (achetez-le, volez-le, empruntez-le), à le lire et à donner leur avis (désolé pas de swap: il reste dans ma collection (-: ). Je cite quelques blogs: Happy Few, Clarabel, Cuneipage, Cathulu, Lily, Mon Coin lecture, Sylire, Kheisha, Caroline, Calepin, pagesàpages et tou-te-s les autres sont convié-e-s!

     

    houette titikaka.jpg

     

    Bertrand Houette, Titikaka, Timée-Editions, 2009