30.10.2009

Les dessous des classements de blogs Blogonet et Wikio

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Il est temps que vous sachiez ce que l'on cherche à
vous cacher sur les classements Blogonet (qui paraîtra demain) et
Wikio (à paraître vers le 5 novembre).
On vous cache tout, on vous dit rien.


Les classements de blogs pour le mois vont bientôt paraître. Le 1er du mois, c’est le Blogonet puis, vers le 5 c’est au tour du Wikio. Dénigrés ou encensés, ces classements restent consultés. Certains s’en moquent(1), d’autres s’en moquent(2), d’autres encore prêtent une attention affirmée.

Ce n’est pas le sujet de ce billet, sinon le titre serait mensonger.

Pour les mal-classés, il est de bon ton de dénigrer ces classements. Je suis d’accord avec eux - jusqu’au moment où je serai devant Pierre Assouline dans le classement Blogonet (il est classé 3ème et Les Peuples du Soleil 5ème).
Il faut donc dire la vérité sur ces classements et la façon dont il sont faits.

- On nous cache tout, on nous dit rien. (par Eté 67)

- Comment que ça se fait que des blogs comme ce truc débile sur les fictions mettant en scène des peuples précolombiens (c’est même pas 2.0 ça !) soient devant le mien? hein ! J’suis l’meilleur, ma prose est d’un intérêt supérieur, j’suis commenté à donf’, je parle d’iPhone, je commente partout, je suis repris sur (longue liste): A1 Webmarks AIM Share Amazon Amen Me! AOL Mail Arto Ask Backflip Baidu BallHype Bebo Bit.ly bizSugar Bleetbox Blinklist Blogger Bloggy Blogmarks Bobrdobr Bordom Brainify Bryderi.se BuddyMarks Buzz Care2 CiteULike Connotea Delicious Designmoo Digg Diglog Diigo doMelhor Doower Dosti DotNetKicks Dzone Edelight eKudos Embarkons euCliquei Evernote Fabulously40 Facebook Fark Faves Favorites Favoritus Fnews Folkd Fresqui FriendFeed FunP Gabbr Gacetilla GlobalGrind GluvSnap Gmail Google Google Reader Gravee Grumper Haber.gen.tr HackerNews Hadash Hot Hatena HelloTxt HEMiDEMi Hipstr Hitmarks Hotklix Hotmail Hyves Identi.ca InvestorLinks Jamespot Jumptags Kaboodle Kaevur kIRTSY Kledy Kudos Laaikit Le Post Librerio Link Ninja Link-a-Gogo LinkedIn Live LiveJournal Lunch.com Lynki Memori.ru Menéame Mindbodygreen Mister Wong Mixx Multiply myAOL Mylinkvault MySpace N4G NetLog Netvibes Netvouz NewsTrust Newsvine Nujij OKNOtizie Oneview Osmosus Oyyla PDF Online PhoneFavs PimpThisBlog Ping.fm Planypus Plaxo Plurk Polladium Posterous Print PrintFriendly Propeller Pusha Reddit Segnalo SheToldMe Simpy Slashdot SmakNews SodaHead Sonico Sphinn Squidoo Startaid Strands studiVZ StumbleUpon Stumpedia Stylehive Svejo Symbaloo Tagza Technet Technorati TellMyPolitician ThisNext Tip'd Transferr Translate Tulinq Tumblr Tusul Twitter TypePad Viadeo Virb Webnews WordPress Worio Wovre Wykop Y! Mail Y! Bookmarks Yammer Yardbarker Yigg Yoolink Yorumcuyum YouMob

- Ouf ! Hé bé ! Je ne connais pas 10% des sites et services listés ci-dessus mais je sais une chose qui est valable sur le net comme dans la vraie vie : être original, être soi-même, privilégié le contenu sur le contenant, tisser un réseau, être persévérant, voilà les recettes efficaces.

Et demain quand tombera le Blogonet, on verra bien !

(1) synonyme de : s’en contrebalancer

(2) synonyme de railler

Le secret est aussi ici, dans la liste des blogs qui m'ont fait l'amitié, le plaisir et/ou l'honneur de me citer:

Répertoire de la Science Fiction

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs

Mon Mulhouse

Partageons mon avis

Le coucou de Claviers

La Maison du Faucon

Gularu #Blog

arf

Chez Homer

Le blog de Hypos

Les privilégiés parlent aux Français...

Partageons mes âneries

Rimbus le blog

LES PENSEES DE MANU

Partageons le reste !

Bah !

Unique et commun à la fois

Unhuman

Le blog de Rébus

mtislav

le blog de polluxe

Le Village des NRV

doyoulovewords

Partagez mes vannes

Carnet de notes de Yann Savidan

Mon Mulhouse le blog 100 % BIO

Traqueur Stellaire

Grand-Sachem-la-brocante

Grande Pirogue

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XXX, Mister No, Make-Make

Les lecteurs de ce blog ont déjà rencontré le personnage de Mister No. Si la plupart de ses aventures se déroulent en Amazonie , le pilote ne s'interdit pas d'en franchir les frontières. Nous le retrouvons sur l'Ile de Pâques confronté à la survivance de pratiques pascuanes un peu barbares certes  mais le sacrifice humain est parfois nécessaire.

 

mister no 75 2.jpg

 

Les coiffes, tout comme le cérémonial d'ailleurs, rappelle furieusement les civilisations précolombiennes. Et si le mystère du peuplement de cette île isolée du monde était enfin résolu?

mister no 75 3.jpg
mister no 75 4.jpg

 

mister no 75 1.jpg

 

XXX, Make-Make, Mister No,n° 75,
Editions Aventures et Voyages, mars 1982


Consultez les autres billets consacrés à Mister No

29.10.2009

Astérix a 50 ans par Toutatis!

 

asterix 50 ans.jpg

 

Il nous est rappelé qu'Astérix fête ses cinquante ans. Si vous avez raté la nouvelasterix la grande traversee 1.jpgle c'est que vous débarquez d'un pays lointain ou d'une autre planète.

Astérix a tout de même découvert l'Amérique mais s'est contenté d'ouvrir le chemin pour les Vikings, sans aller plus au sud vers les civilisations Mayas pré-classiques ou les Chibchas.

Il existe deux albums dans lesquels cette traversée inconnue des archéologues les plus experts nous est racontée. Le premier s'intitule La Grande traversée. Il s'agit du vingt-deuxième album de la série. Alors qu'Astérix et Obélix vont pêcher du poisson pour Panoramix, une tempête les fait traverser la Grande étendue d'eau salée et ils y rencontrent des Indiens (du nord). Des Vikings les ramèneront finalement chez eux.
En 1994, un film d'animation adapte La Grande traversée, un album du asterix et les indiens.jpgfilm (une novélisation) sobrement intitulé Astérix et les Indiens paraît alors. je partage l'avis de Grand Sachem la brocante sur le niveau de l'album. Notons aussi que le prétexte initial n'est plus le même que dans l'album original: c'est Jules César qui fait enlever Panoramix pour l'emmener jusqu'au bout du monde et de le catapulter hors de la Terre, et ainsi supprimer la production de potion magique qui rend les Gaulois invincibles.

 

 

21:46 Publié dans BD | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, bande dessinée, asterix, obelix | | | Digg! Digg

28.10.2009

Philippe Delepierre, L'Aztèque du Charro laid

La collection Le Poulpe, créée par JB Pouy aux éditions Baleine en 1995 compte à ce jour 175 titres. Tous les titres reposent sur un jeu de mot. JB Pouy a ouvert le bal avec La Petite Ecuyère a cafté. On trouve un Un Nain seul n'a pas de proches, ou un Certains l'aiment clos...
Dans les romans, qui ont tous la même structure, le héros Gabriel Lecouvreur, un enquêteur indépendant qui ne rechigne pas à utiliser toutes les méthodes... même légales, témoigne de notre époque à travers faits divers et maladies du monde.

Parmi les titres, on retiendra L'Aztèque du Charro laid, premier roman de Philippe Delepierre qui vit justement au Mexique.

"L'Aztèque est saignant , mais pas très tendre. Le Poulpe, lui, arrive à point. Ses fredaines mexicaines d'antan l'appellent à Guadalajara. La belle Rosana est dans tous ses états, car ce sont des fillettes qu'on assassine. La cantina du Charro Feo abrite de bien vilains cocos, locos de chair fraîche et de crimes video. L'horreur est humaine dans ce Mexique décidément pas très catholique, et le diable rôde sous le bénitier."

 

delepierre l'aztèque du charro laid.jpg

Philippe Delepierre, L'Aztèque du Charro laid,
Le Poulpe n°136, Editions Baleine, 1999

22:35 Publié dans Roman policier | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, le poulpe, aztèque, mexique | | | Digg! Digg

27.10.2009

Musique, Utopie et Science-Fiction

Une petite video consacrée à la musique de science-fiction:

08:13 Publié dans Musique, Science-fiction | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, musique, science-fiction, utopie, sf | | | Digg! Digg

26.10.2009

Histoires de voyages dans le temps (swap Explorateurs du temps 2)

Stephen Hawking a suggéré que l’absence de
touristes venant du futur constitue
un argument solide contre l’existence du
voyage temporel dans le sens rétrograde.

(wikipédia)


Le voyage dans le temps est l’un des thèmes de la science-fiction que j’affectionne particulièrement. J’ai donc participé avec beaucoup de plaisir swap proposé par Lhisbei.

A tort sans doute, j’aime la science-fiction d’idées plutôt que la hard SF, tout comme je préfère de loin la SF ancienne désormais un peu naïve du point de vue scientifique. Je n’insisterai pas sur mon plaisir à lire des récits dans lesquels de courageux explorateurs découvrent des mondes perdus et des civilisations cachées (et n’ont pas de problème pour expliquer leur souci d’ascenseur), surtout quand apparaissent des Aztèques, Incas et autres Mayas.

Parmi les ouvrages envoyés par Isil se trouvait Histoires de voyages dans le temps de la collection La Grande anthologie de la science fiction (sans trait d’union et c’est important).

 

histoires de voyages dans le temps.jpg

 

Je possédais déjà cet ouvrage (stocké quelque part avec ses congénères de cette collection au fond d’un carton), cependant je l’ai relu avec intérêt. Les 19 nouvelles qui composent le recueil sont de qualité et permettent d’explorer nombre de paradoxes temporels. Je ne vais pas résumer chacune des nouvelles mais me contenter de donner un avis (qui paraîtra franchouillard) qui dépasse ce seul volume.

Un constat me contrarie à chaque fois que j’ouvre ces anthologies tout comme quand je lis l’histoire de la science-fiction qui ouvre les cinq volumes d’une anthologie parue chez Librio (je pourrais donner des tas d’autres références qui m’énervent par moment mais bon on s’éloignerait du sujet).

robida jadis chez aujourd'hui.jpgDans l’introduction, les anthologistes indiquent "cette anthologie a […] été établie méthodiquement dans l’intention de donner un aperçu aussi varié que possible de la science fiction anglo-saxonne de la fin des années 30 au début des années 60" et apportent cette justification à ce choix : "C’est aux Etats-Unis, accessoirement en Angleterre […] que se joue le deuxième acte de la constitution de la science fiction après l’ère, souvent européenne, des fondateurs". Certes. Mais alors que l’un des objectifs est de "construire une histoire dialectique du thème en ordonnant ses variations" pourquoi avoir totalement écarté des textes qui ne sont pas inconnus des anthologistes? Jacques Goimard note de nombreuses œuvres francophones qui relèvent du thème (et qui en sont même à la base !) : L’an 2440 de Sébastien Mercier (1770), Hurlubleu de Charles Nodier (1833), Le Club des Hachichins de Théophile Gautier (1846), Jadis chez aujourd’hui de Robida (1890), Le Règne du bonheur d’Alexandre Arnoux (1922), La Belle Valence de Théo Varlet et André Blandin (1923),… près de la moitié des références indiquées dans l’introduction sont de cet acabit. Il est bien dommage que les anthologistes n’aient pas cru bon de reprendre au moins un texte en guise de témoignage littéraire des inspirations anglo-saxons.

Il est toujours regrettable de faire croire que la SF n’est qu’une littérature spécifiquement (ou presque) américaine et de voir les mêmes souvent s’étonner ensuite du peu d’auteurs européens qui s’y livrent.

Il n’empêche que le niveau des nouvelles est excellent, que les styles sont variés tout comme le traitement du thème : du sérieux à l’humour, du voyage dans le passé à celui vers le futur, du voyageur du futur arrivant dans notre temps à celui de notre époque (au moins celle du milieu des années 1950) qui parcourt le temps. Les paradoxes sont souvent éclairants et sources de réflexion pour le lecteur (lisez "Comment fut découvert Morniel Mathaway" (1) de William Tenn et vous comprendrez pourquoi Frédéric Beigbeder n’a aucune chance de passer à la postérité).

 

 

 

 

(1) J'ai relu ce texte en juin dernier dans le recueil Trésors et pièges du temps, Marginal, n° 2, Opta, 1974 sous le titre "La Soudaine gloire de Morniel Mathaway" et avec une autre traduction.

 

25.10.2009

Un message des Editions Nilsane

Philippe Guilbert, fondateur des Editions Nilsane qui se donnent pour but de faire découvrir au public francophone le meilleur de la science-fiction de langue allemande, ancienne ou moderne, m'a envoyé cette présentation fort alléchante des nouveautés .

"J'ai créé ma petite maison d'édition en 2007 dans le but de proposer au public francophone des textes d'anticipation qui ont marqué l'histoire du genre dans les pays de langue allemande. C'est la collection "Arche de Noé" des éditions Nilsane qui rassemble aujourd'hui les traductions inédites de ces textes pour les sauver de l'oubli.

La collection "Arche de Noé" propose pour l'instant deux volumes :

l'évolution du militarisme.jpg1) Paul SCHEERBART, "L'évolution du militarisme aérien et la dissolution des infanteries, forteresses, flottes européennes", éditions Nilsane, coll. "Arche de Noé, 2008, 86 p.

L'écrivain allemand Paul Scheerbart (1863-1915) développe dans ce texte satirique et antimilitariste une réflexion personnelle sur l'évolution de la guerre conventionnelle et les nouveaux défis que représente l'aéronautique militaire à cette époque. L'auteur y décrit les conséquences possibles d'une guerre aérienne totale sur la civilisation occidentale et plaide pour une union militaire européenne à la veille de la Première Guerre mondiale.

Proposé pour la première fois en traduction française, ce texte daté de 1909 est accompagné :

- de notes explicatives ;

- d'un article sur son contexte historique et littéraire ;

- des actes officiels des conférences de la paix de 1899 et 1907 auxquels Paul Scheerbart se réfère;

- de quelques repères biographiques et bibliographiques;

- et du premier chapitre d'un roman populaire allemand du début du XXe siècle, inspiré par Jules Verne, qui illustre l'imaginaire de toute puissance suscité par les développements de l'aéronautique : "Le pirate de l'air et son aéronef dirigeable".

utopolis.jpg2) Werner ILLING, "Utopolis", éditions Nilsane, coll. "Arche de Noé", 2009, 277 p.

Karl et Heinz, deux marins de Hambourg, échouent sur les côtes de la Communauté libre des travailleurs d'Utopie. Ils y découvrent une civilisation sans classes sociales entièrement tournée vers le progrès technique.

Mais les derniers capitalistes qui vivent encore dans le quartier d'U-Privée trament un sombre complot qui pourrait bien signer la fin de ce monde idyllique. Karl et Heinz auront pour mission d'aider les Utopiens à défendre leur État idéal...

"Utopolis" paraît aux éditions Der Bücherkreis en 1930, une maison d'édition affiliée au SPD. D'après le célèbre critique Franz Rottensteiner, Werner Illing signe alors l'un des meilleurs romans d'anticipation technique et sociale de la République de Weimar.

Le texte est accompagné d'un dossier composé :

- de notes explicatives ;

- d'un article du spécialiste Wolfgang Both : "Werner Illing, Weimar et le mouvement ouvrier";

- d'un article de Joachim Ruf, ayant droit de Werner Illing, sur la genèse de l'œuvre : "Tout ce qui a été s'ordonne en un sens nouveau";

- d'une notice biographique;

- et de quelques repères bibliographiques.

Bonne lecture à tous,

Philippe Guilbert"

http://www.editions -nilsane. fr/

 

XXX, La fée des mines

Le blog Les Peuples du Soleil vous propose un nouveau tarzanide. Le phénomène des tarzanides est du genre important : près d’une cinquantaine a été publiée rien que dans les petits formats français et l’on ne compte pas les romans, fascicules, films relevant de ce genre.

L’intrépide Agar se retrouve comme par magie propulsé vers les sommets sauvages de la cordillère de la Costa en Bolivie (dans l’épisode précédent, il était Indonésie : un grand voyageur donc que ce sous-Tarzan sensé vivre en Afrique).

Dans le désert d’Atacama, Tinga (la Jane de notre Tarzan), Agar et la panthère Kan cheminent, malheureusement Tinga chute et se fait une entorse. Au même moment des Indiens Cholos guettent un convoi qui transporte Dolorès, la fée des mines, atteinte de la fièvre du désert. Les Cholos préviennent leur chef Le Grand Condor de l’arrivée du convoi.

L’escorte du chariot rencontre Kan et tente de l’abattre mais Agar l’en empêche. Les chevaux tirant le chariot s’emballe, il est arrêté grâce à l’intervention d’Agar. Les Cholos sont en embuscade. Pour se motiver, ils lancent quelques incantations dont nous retiendrons : "Gloire aux mânes d’Acupanazac ! Gloire aux anciens ! " et encore "Ils seront immolés dans les tombeaux d’or pur des anciens" (p. 131).

L’oncle de Dolorès explique qu’il est à la recherche de gisements d’antimoine et que la fée des mines lui sert de secrétaire.

Les Cholos passent à l’attaque ! L’escorte est vite débordée. Tinga est enlevée tandis qu’Agar entraîne Dolorès vers les flancs de la montagne.

Ailleurs, les prisonniers des Cholos sont conduits dans d’antiques cachots incas.

kalar 219_0001.jpg

Le Grand Condor est furieux de constater que la fée des mines n’y est pas. Il rencontre l’oncle José dans un ancien temple inca souterrain: ce dernier le reconnaît. Le Grand Condor est un aventurier félon qui avait dépossédé José de plans de gisements d’antimoine et de wolfran (vous ne savez pas ce que c’est ? moi non plus, manifestement ça n’existe pas). Le Grand Condor souhaite épouser Dolorès (c’est classique) selon les rites de ses alliés Cholos, descendants des Incas.

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Les Cholos retrouvent Dolorès. Notons ici une incohérence, problème, inattention… que sais-je ? la vignette représente bien la brune Dolorès qui assiste épouvantée au combat entre Agar et un aigle mais il est fautivement indiqué Tinga alors qu’elle croupit dans un cachot.

Le Grand Condor s’apprête à faire sacrifier son ennemi José, Tinga, et Garta, le fidèle Indien avant de s’unir à Dolorès.

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C’est alors que José projette de la poussière d’antimoine dans la pièce pour faire apparaître la lumière du soleil dans le temple obscur. L’effet est immédiat : les superstitieux Cholos déguerpissent. Le Grand Condor tente de les rattraper, glisse, chute et se tue.

L’histoire s’arrête là.

Ces bandes dessinées présentent des particularités éditoriales parfois surprenantes, témoins de la faible importance qu’on leur accordait. Ainsi le passage d’un épisode à l’autre est brutal car il manque une page de présentation (présente dans l’édition originale) sans doute pour des raisons de calibrage éditorial. De plus, les textes ont été remaniés (d’où l’incohérence signalée plus haut) entre l’édition originale (1949) et cette réédition. Enfin, le nom du personnage principal a été modifié : lors de la création de la série par Georges d’Estève (Stev’son) et Robert Bagage (sous le pseudonyme de Robba, avec deux B, à ne pas confondre avec Roba le père de Boulet et Bill) dessinateur et fondateur des éditions Impéria, notre héros s’appelait Targa. Pourquoi avoir modifié son nom ? peut-être pour faire croire à l’originalité de cette nouvelle série. Plusieurs dessinateurs ont participé à la série et j'ignore qui est celui qui nous intéresse dasn le cas présent.

kalar 219.jpg

XXX, La fée des mines, Kalar n° 219,
Editions Impéria et Co, 1982, p. 123-150

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24.10.2009

Les réseaux sociaux pour recommander un livre?

facebook vs twitter.jpgPeut-on faire confiance aux réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour la recommandation de livres ?
La réponse est catégorique, c'est à lire ICI.

 

 

Merci à Michèle Kahn d'avoir signalé ce billet.

09:22 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, facebook, twitter | | | Digg! Digg

Gaston Leroux, L'Epouse du Soleil (50ème )

Le Blog Les Peuples du Soleil vous propose aujourd’hui le cinquantième et dernier épisode du grand roman de Gaston Leroux L’Epouse du Soleil.

ÉPILOGUE

Il faut à cette histoire un épilogue, à cause que nous n’avons pas eu l’occasion de reparler, dans le dernier chapitre, d’Oviedo Huaynac Runtu, ex-commis à la banque franco-belge de Lima, dernier roi des Incas.

Après mille aventures mystérieuses dans les Andes, que nous raconterons peut-être un jour et où la police du bon Natividad le traqua, lui et tous les Indiens qui avaient soutenu la révolte de Garcia, Oviedo Runtu demanda à traiter.

Il eut la vie sauve, à condition qu’il incitât les derniers rebelles à faire leur soumission. Condamné par un tribunal militaire à l’exil perpétuel, l’astuce de Natividad lui valut la grâce et ce fut encore l’ancien commissaire de Callao qui lui procura une place à Punho, dans une succursale de la banque franco-belge.

Là, Natividad put surveiller tous ses gestes à loisir et constater qu’il ne faisait plus rien pour ressusciter le merveilleux Raymi. Oviedo Runtu mourut fort bourgeoisement après avoir épousé une dame de Lima qui avait fait le voyage du lac Titicaca pour voir le dernier roi des Incas. Ils se marièrent et les voyageurs qui passaient par Punho et auxquels on montrait le couple royal souriaient quand on leur disait que le roi gagnait, derrière le grillage de son administration, cent cinquante soles par mois.

Un jour que l’on s’amusait du petit train de maison de la veuve du roi, que l’on nommait par dérision la Coya, celle-ci raconta que, s’ils avaient voulu, ils auraient été les époux les plus riches de la terre, mais les trésors des Incas, disait-elle, appartiennent aux morts et aux dieux et il est défendu d’y toucher. Alors on lui demanda si elle les avait vus, ces trésors.

Elle répondit que son mari les lui avait montrés et elle raconta des histoires fabuleuses sur les richesses du Temple de la Mort que personne, naturellement, ne crut (voir note de bas de page : 1).

Ainsi personne ne croyait les soldats de Pizarre quand ils racontaient qu’au Pérou ils ferraient leur cavalerie avec des fers d’argent !

 

 

(1) L’auteur anonyme des Antiy y monumentos del Peru, M. S., nous dit textuellement :

« C’est une assertion très avérée et généralement admise qu’il existe une salle secrète dans la forteresse de Cuzco où se trouve caché un immense trésor, composé des statues en or de tous les Incas. Une dame qui a visité cette salle, Dona Maria de Esquivel, femme du dernier Inca, vit encore, et je l’ai entendue raconter comment elle y fut conduite.

« Don Carlos, mari de cette dame, ne vivait pas convenablement à son rang. Dona Maria lui faisait quelquefois des reproches, déclarant qu’elle avait été trompée en épousant un pauvre Indien sous le titre pompeux de seigneur ou d’Inca. Elle le disait si souvent que Don Carlos s’écria une nuit : « Madame, voulez-vous savoir si je suis riche ou pauvre ? Vous verrez qu’aucun seigneur et aucun roi du monde ne possède un plus grand trésor que moi. » Lui couvrant alors les yeux d’un mouchoir, il la fit tourner deux ou trois fois, et, la prenant par la main, il la conduisit à une petite distance avant de retirer le bandeau.

« En ouvrant les yeux, quelle fut sa surprise ! Elle avait fait à peu près deux cents pas, et descendu un étage assez court et elle se trouvait dans une grande salle quadrangulaire où elle vit, rangées sur des bancs autour du mur, les statues des Incas, chacune de la taille d’un enfant de douze ans, toutes en or massif !

« Elle vit aussi beaucoup de vases d’or et d’argent. En effet, dit-elle, c’était un des plus magnifiques trésors du monde entier ! »

FIN

 

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